GAMERA (1965)


L'histoire

Dans l'arctique, un aéronef inconnu est abattu par l’armée américaine, déclenchant l’explosion d’une bombe nucléaire. Cette déflagration réveille Gamera, une créature géante endormie sous la glace depuis des millénaires, avant de disparaître, le monstre détruit un navire de chercheurs japonais venus l'étudier.

Gamera réapparaît ensuite au Japon, où il provoque des destructions tout en manifestant un comportement inattendu, notamment en sauvant un jeune garçon nommé Toshio. Attiré par des sources d’énergie thermique, le monstre attaque plusieurs installations et sème la destruction...


L'AVIS DE SF-STORY***

POINTS POSITIFS ET NEGATIFS

+ Une approche originale du kaijū avec Gamera, une créature à la fois destructrice et protectrice des enfants.

- Les effets spéciaux et le costume, limités par le budget, peuvent paraître un peu datés !

Gamera, l'amie des enfants

 

Sorti en 1965 et réalisé par Noriaki Yuasa, Gamera, le monstre géant s’inscrit dans la grande tradition du kaijū eiga tout en tentant d’en déplacer subtilement les codes. Dès ses premières minutes, le film convoque une imagerie typiquement science-fictionnelle : celle d’une créature liée à une civilisation disparue, ici l’Atlantide transposée dans les glaces de l’Arctique, dont l’origine demeure volontairement floue. Cette ambiguïté nourrit un mystère autour de la nature Gamera, relique mythologique réveillée par la folie humaine.

Le contexte de la guerre froide plane sur l’ensemble du récit. L’Arctique, territoire stratégique disputé entre grandes puissances, devient le théâtre d’un incident nucléaire déclencheur : un avion transportant une bombe atomique s’écrase sur la banquise, libérant Gamera, prisonnière des glaces depuis des millénaires. Comme dans Godzilla, l’ombre de la bombe atomique hante le film, reflet d’un traumatisme encore vif dans le Japon des années 60. Yuasa ne s’en cache pas : la catastrophe n’est pas naturelle, elle est le fruit direct des tensions humaines. Face à cela, le film oppose deux réponses : la force militaire, rapidement inefficace, et finalement une solution scientifique, le fameux "Plan Z", qui scelle le destin du monstre dans une mise en orbite extra-terrestre. 

Visuellement, le film assume ses moyens limités tout en déployant un imaginaire généreux : les maquettes de Tokyo, pulvérisées avec une efficacité honnête, côtoient des images d’archives de catastrophes naturelles (séismes, éruptions) qui ancrent le spectacle dans une réalité tangible. Mais c’est surtout l’étrangeté de Gamera qui marque : "les tortues retournées n’ont pas la capacité à se redresser", rappelle-t-on à l’écran… sauf que celle-ci défie toute logique en se transformant en véritable soucoupe volante, tournoyant dans les airs et se laissant photographier au-dessus des grandes capitales comme Paris ou New York. Derrière le costume (un homme sous une carapace), la créature acquiert une dimension plus tragique, à la manière du monstre de Frankenstein : destructrice, certes, mais capable d’empathie, notamment envers les enfants qu’elle protège. 

Car Gamera est aussi et surtout un film pensé pour un jeune public. Le choix de placer un enfant, passionné de tortues, au cœur du récit, une première dans le genre, traduit la volonté du studio Daiei de créer une nouvelle icône, plus accessible et attachante que ses prédécesseurs. Ce positionnement se ressent dans le ton, plus naïf, mais aussi plus émotionnel. Dernier kaijū eiga tourné dans un magnifique noir et blanc en Daieiscope au format 2.35, le film conserve un charme rétro indéniable, renforcé par ses effets artisanaux.

 

Gamera, le monstre géant oscille entre fable nucléaire, conte pour enfants et pur spectacle de science-fiction. Un objet hybride, imparfait mais fascinant, qui annonce déjà une autre manière de concevoir le monstre japonais : moins symbole de destruction… que possible protecteur.

HORS-CHAMP*

Gamera, les origines

 

Gamera est un monstre imaginaire apparu pour la première fois en 1965 dans ce film, produit par la société Daiei : acronyme de Dai Nihon Eiga Seisaku Kabushiki Kaisha soit la Société anonyme cinématographique du Grand Japon, devenue aujourd’hui Kadokawa. Ce premier succès a donné naissance à de nombreuses suites, formant ce que l’on appelle aujourd’hui la "série Gamera", où ce personnage fictif s’inscrit dans la grande tradition des films de monstres japonais (kaijū), aux côtés des créatures comme Godzilla, popularisées par la société de production concurrente Toho.

Dans cet univers, Gamera est une tortue géante issue des légendes de l’Atlantide, réveillée après un long sommeil sous la glace arctique. Elle se nourrit d’énergie thermique, peut cracher des flammes et se propulser dans les airs en rétractant ses membres pour tourner sur elle-même. Malgré son apparence et sa puissance destructrice, elle se distingue par un comportement protecteur envers les enfants, ce qui en fait un monstre à la fois redoutable et étonnamment attachant.  

Figure de la pop culture nippone

 

L’origine de Gamera reste floue et fait encore débat entre plusieurs créateurs liés au projet, comme le réalisateur Noriaki Yuasa, ou les scénaristes Fumi Takahashi ou Yonejiro Saito. Certains attribuent l’idée à Takahashi, d’autres au producteur Masakazu Nagata, voire à des anecdotes plus insolites. L’une d’elles raconte que Nagata aurait imaginé une tortue volante en observant des nuages depuis un avion. À l’origine, le studio Daiei ne prévoyait d’ailleurs pas de créer Gamera, mais travaillait sur d’autres projets de monstres (des rats géants), avant que le concept n’évolue progressivement vers celui d’une tortue géante.

D’autres histoires, plus folkloriques, évoquent une mystérieuse tortue aperçue près des studios ou dans la région de Nagasaki, qui aurait inspiré le personnage. Quant à son nom, "Gamera" aurait été choisi par Masakazu Nagata pour rivaliser avec Godzilla, malgré des réticences en interne dues à sa ressemblance avec ce dernier.

Gamera deviendra une figure emblématique de la pop culture japonaise, influençant aussi bien le cinéma que d’autres domaines comme la science, la culture ou même la toponymie. Son succès a contribué à soutenir financièrement son studio d’origine et à inspirer d’autres productions. Cependant, malgré cet héritage important, la franchise a connu un déclin progressif, en grande partie lié à des difficultés économiques et à un manque de renouvellement, ce qui a réduit son impact auprès du grand public.

Gamera n'aime pas les phares

Les effets spéciaux de Gamera

 

Le design de Gamera a été imaginé par Masao Yagi et Akira Inoue, ce dernier réalisant de nombreux croquis inspirés de tortues avant d’opter pour une maquette en argile validée par la production. Le réalisateur Noriaki Yuasa a ensuite insisté sur un aspect plus animal et massif pour différencier la créature de Godzilla, en fixant notamment sa taille à 60 mètres (le double de la taille maximale des immeubles de Tokyo à l'époque) et en privilégiant des mouvements simples.

La fabrication du costume, une première pour le studio Daiei, a été réalisée de manière artisanale dans des conditions parfois improvisées. Avec l’aide de techniciens liés à la Toho, la combinaison en latex renforcé intégrait des mécanismes pour animer la bouche et projeter des flammes spectaculaires mais dangereuses. Pesant presque 60 kilos, le costume, difficile à porter, limitait fortement les mouvements, obligeant l’équipe à adapter la mise en scène et à recourir à des miniatures.

Pour représenter les capacités fantastiques de Gamera, notamment son vol en rotation, plusieurs techniques ont été combinées : maquettes, animation et modèles réduits, malgré de nombreux problèmes techniques. Le rôle a été interprété par plusieurs acteurs se relayant à cause de la difficulté physique, témoignant des contraintes importantes du tournage : l'attaque du phare (en photo ci-dessus) dut être filmée en tirant l'acteur costumé sur un chariot. 

Le déclin de Daiei

 

Dans les années 50, les productions Daiei sont dirigées par le très influent Masakazu Nagata. Le studio est un acteur majeur du paysage cinématographique japonais et mise fortement sur la science-fiction notamment Le satellite mystérieux/Des extraterrestres apparaissent à Tokyo (1956), considéré comme le premier film japonais de SF à effets spéciaux, mais aussi sur les films de monstres : Le Dieu Baleine/Kujiragami, disponible chez Roboto Films, sortira trois ans plus tôt que Gamera en 1962, dont une grande partie de la technologie des effets spéciaux utilisée dans ce film sera utilisée dans des films à effets spéciaux Daiei ultérieurs, y compris la série Gamera.

Ces films destinés à séduire un large public, ont été largement exportées à l’international, contribuant ainsi au "boom" des kaijū.

Pourtant, malgré cette orientation vers des récits spectaculaires mêlant extraterrestres, créatures géantes et effets spéciaux, Daiei se trouvait déjà en grande difficulté financière dans les années 1960, fragilisé par la concurrence de la télévision et des choix économiques risqués. 

Le satellite mystérieux (1956) et Le Dieu Baleine 1962)

Ces contraintes ont fortement marqué la production des films de science-fiction du studio. Par exemple, Gamera, le monstre géant, pourtant centré sur une créature fantastique et des thèmes typiques du genre, a dû être tourné en noir et blanc pour réduire les coûts, ce sera d'ailleurs le seul de la série. Ces budgets limités ont freiné le développement d’idées ambitieuses : moins de destruction urbaine, moins de combats spectaculaires, et une réduction du nombre de nouveaux monstres. Même les effets spéciaux, pourtant essentiels au genre, ont été restreints, ce qui a pesé sur la créativité des équipes.

Finalement, malgré le succès initial de Gamera dans le domaine de la science-fiction, la situation de Daiei n’a cessé de se dégrader jusqu’à sa faillite en 1971, après Gamera contre Zigra. Cette chute a interrompu la série, provoqué la perte de savoir-faire technique notamment les costumes et effets spéciaux, en partie détruits par les employés furieux après la liquidation de Diaei, et désorganisé durablement la production de films de monstres. Gamera illustre à la fois l’ambition et les limites de la science-fiction japonaise de l’époque, prise entre créativité et contraintes économiques.

La série de l'ère Showa

 

Daiei produit sans discontinuer un film par an entre 1965 et 1971,  voici les trois premiers films Gamera de l'Ère Showa présents sur le coffret sorti par Roboto Films : 

  • Gamera (Daikaijū Gamera), de Noriaki Yuasa (1965), exporté aux Etat-Unis sous le titre Gammera The Invicible (1966). Pour cette version US, plus longue de 3 minutes, les scènes à effets spéciaux furent conservées, des scènes supplémentaires seront tournées avec Brian Donlevy , Albert Dekker et Alan Oppenheimer : une scène dans le QG militaire en Alaska, ainsi que dans le studio TV de New-York...
  • Gamera contre Barugon/Les monstres attaquent (Daikaijū kessen: Gamera tai Barugon), de Shigeo Tanaka (1966)
  • Gamera contre Gyaos (Daikaijū Kuchu Kessan: Gamera tai Giyaosu), de Noriaki Yuasa (1967)

Les trois premiers Gamera : Gamera (1965), Gamera contre Barugon/Les monstres attaquent (1966) et Gamera contre Gyaos (1967).

Suivront : 

  • Gamera contre Viras (Gamera tai Uchu Kaijū Bairasu), de Noriaki Yuasa (1968), 
  • Gamera contre Guiron (Gamera tai Daiakaijū Giron), de Noriaki Yuasa (1969)
  • Gamera contre Jiger (Gamera tai Daimajū Jaigā), de Noriaki Yuasa (1970)
  • Gamera contre Zigra (Gamera tai Shinkai Kaijū Jigura), de Noriaki Yuasa (1971)

Après la faillite de Daiei en 1971, quatre mois après la sortie de Gamera contre Zigra, la franchise Gamera connu de nombreux problèmes de production, avec des projets souvent annulés ou interrompus. Malgré le succès critique majeur de la trilogie originale Heisei, considérée comme un sommet des effets spéciaux japonais, plusieurs idées ambitieuses comme un crossover avec Godzilla ou un projet précurseur du MonsterVerse — n’ont jamais abouti. Ces difficultés affaiblirent la popularité de la série. L’intérêt du public a diminuant, Gamera est devenu moins connu, et la franchise a souffert d’une image injustifiée de copie de Godzilla.

  • et le plus tardif Gamerak/Gameka et les 3 super women (Uchu Kaijū Gamera), de Noriaki Yuasa (1980) aux nombreux titres alternatifs : Space Monster Gamera, Gamerak, Phoenix Dominator : Mission invasion Terre, Gamera, le monstre de l'espace... qui réutilise de nombreux extraits des films précédents !

Gamera contre Viras (1968), Gamera contre Guiron (1969), Gamera contre Jiger (1970)

Gamera contre Zigra (1971) et Gamerak/Gameka et les 3 super women (1980).

"Si j'avais sur que Gamera reviendrait dans 6 autres films !"

BANDE-ANNONCES

PHOTOS

© Daiei Studios. Tous droits réservés.

PHOTOS DE TOURNAGE

AFFICHES


GENERIQUE

Gamera (id.), 1965, Noriaki Yuasa, Japon.

Autres titres : 

Son : Mono. Format d'image : 2.35. Noir et Blanc. Filmé en Daieiscope (anamorphique)

Réalisateur : Noriaki Yuasa. Durée : 1h18 (version japonaise), 1h21 (version US)

Productions : Daiei Studios.

Distribution France : NC.

Producteurs : Sandy Frank (pour la version américaine), Hidemasa Nagata, Yonejirô Saitô.

Producteur exécutif : Masaichi Nagata.

Scénario : Niisan Takahashi.

Directeur de la photographie : Nobuo Munekawa.

Direction artistique : Yonejirô Saitô.

Chef décorateur : NC.

Décorateur plateau : NC.

Effets visuels Keizô Murase (Créateur du costume de Gamea), Takayama Ryôsaku (Design de la créature), Tôru Suzuki (Assistants EFX), Yonesaburô Tsukiji (Directeur EFX). 

Montage : Tatsuji Nakashizu.

Musique : Tadashi Yamauchi.

Casting : NC.

Costumes : NC.

Maquillage : NC.

Interprètes : Eiji Funakoshi (Dr. Hidaka), Harumi Kiritachi (Kyoko Yamamoto), Junichiro Yamashita (Aoyagi), Yoshiro Uchida (Toshio Sakurai), Michiko Sugata (Nobuyo Sakurai), Yoshirô Kitahara (Mr. Sakurai), Jun Hamamura (Professeur Murase), Kenji Ôyama (le Ministre de la Défense), Munehiko Takada (Le représentant soviétique), Yoshio Yoshida (Le chef esquimau), Jun Osanai (Le capitaine Chidori Maru), Daihachi Kita (Le navigateur), Kazuo Mori (L'homme à la radio), Kôji Fujiyama (le commandant US de la base arctique)...

Date de sortie japonaise : 27 Novembre 1965.

 



PLUS SUR GAMERA

BOUTIQUE SF-STORY en PARTENARIAT AVEC

TEST BLU-RAY

 © Roboto Films. Tous droits réservés. 

Le Coffret Collector Gamera de l'ère Showa, première partie

 

Roboto Films a sorti le 16 Décembre 2025 un coffret des 3 premiers Gamera de l'ère Showa en 📀 édition Blu-Ray (3 disques BD-50) et 📀 édition Blu-Ray 4K HD (3 UHD-66) dans un superbe étui rigide avec 3 Digipacks, au design réalisé par l'artiste américain Kevin West.

Le film Gamera a bénéficié d'une restauration 4K en 2025, produite par le désormais studios Kadokawa et réalisée par la société japonaise Imagica Entertainement Media Services sous la supervision de Shinji Higuchi et Shunichi Ogura.

L'image est en 4K HEVC tirée de la pellicule 35mm, en Dolby Vision, HDR10 au format respecté 16/9 / ration 2.35 en noir et blanc (pour le film Gamera) et en couleurs pour les deux suivants : Couleurs & Noir et Blanc.

Pour Gamera, l'image en noir et blanc est exempte de scories, l'ambiance sombre du film parfaitement restituée, avec des contrastes suffisants. Le travail de restauration sur les scènes sombres est parfait.

🎙️Côté son, on a une piste audio japonaise en DTS-HD Master Audio 2.0 Mono et des sous-titres français (trop contemporains par moments et pas exempts de grossièretés!).

Extraits des menus © Roboto Films. Tous droits réservés. 

Le coffret contient :

- le 4K Ultra HD du film «Gamera » (« Daikaiju Gamera », 1965, Dolby Vision et HDR10, N&B, 78’52”), 

- le 4K Ultra HD du film « Gamera contre Barugon » (« Daikaiju ketto: Gamera tai Barugon », 1966, Dolby Vision et HDR10, couleurs, 100’39”), 

- le 4K Ultra HD du film « Gamera contre Gyaos » (« Daikaiju kuchusen: Gamera tai Gyaosu », 1967, Dolby Vision et HDR10, couleurs, 86’42”), 

- le livret Gamera de 64 pages : création du concurrent idéal par Jordan Guichaux avec photos des tournages, 

- 10 cartes postales (14 x17 cm), 

- 1 poster (51 x 41,9 cm).

Extraits des bonus © Roboto Films. Tous droits réservés. 

Les bonus sur les 3 disques : 

Daikaiju Gamera :

- Présentation du film par Fabien Mauro (2025, Roboto Films, 21’47”) : l'auteur de Kaiju, Envahisseurs & Apocalypse: L'âge d'or de la science-fiction japonaise chez Aardvark éditions

(désormais quasiment introuvable) et de Ishiro Honda: Humanisme monstre chez Rouge Profond, dévoile la genèse du film, les emprunts au film Le Monstre des temps perdus (1953), du réalisateur français d'origine russe Eugène Lourié, dont Gamera reprend en grandes lignes le canevas scénaristique, film qui avait diffusé par la Daiei au Japon, un mois après la sortie de Godzilla. L'auteur évoque aussi l'accueil du film à sa sortie dans les salles.

- Interview de Shinji Higuchi et Shunichi Ogura, les superviseurs japonais de la version restaurée (8’04”, VOST) expliquent les difficultés rencontrées et leur travail sur le contraste et la lumière notamment dans les scènes nocturnes tournées en plein jour.
- Bande-annonce originale (1’56”, VO)
- et des bandes annonces des sorties Roboto Films : Zatoichi, les années Daiei Partie 1 (2'29"), Lady Battle Cop ( 1'38") et Kamen Rider ZO/J (1'53"). 

Bonus de Gamera contre Barugon :

- Présentation du film par Fabien Mauro (2025, Roboto Films, 10’29”)

- Interview de Shinji Higuchi et Shunichi Ogura (8’23”, VOST)

- Bandes-annonces Roboto Films

Gamera contre Gyaos :

- Présentation du film par Fabien Mauro (2025, Roboto Films, 19’21”)

- Interview de Shinji Higuchi et Shunichi Ogura (8’23”, VOST)

- Bandes-annonces Roboto Films

 

En résumé, un coffret collector d'un très bon niveau pour fêter les 60 ans de Gamera! Vivement les 6 prochains Gamera !


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