La chute du maléfique Empire Galactique a précipité la dispersion des seigneurs de guerre impériaux à travers la galaxie… Pour protéger tout ce pour quoi la Rébellion s’est battue, la jeune Nouvelle République décide de faire appel au légendaire chasseur de primes mandalorien Din Djarin et son jeune apprenti Grogu…
POINTS POSITIFS ET NEGATIFS
+ Un épisode géant très divertissant de la série Disney+, porté par Jon Favreau, fidèle à son esprit de western spatial, mais son manque d'ambition narrative et d'ampleur cinématographique l'empêche de dépasser le stade d'une sympathique aventure de série B nourrie de fan service.
Un très bon épisode de série… projeté au cinéma
Après plusieurs saisons couronnées de succès sur Disney+, The Mandalorian and Grogu marque le retour de Star Wars sur grand écran en suivant une formule simple : prolonger les aventures de Din Djarin et de son inséparable protégé Grogu. Le résultat est un film agréable, généreux en action et en références, mais qui assume tellement son héritage télévisuel qu'il ressemble davantage à un épisode géant de la série qu'à une véritable œuvre pensée pour le cinéma.
Dès les premières minutes, Jon Favreau rassure les fans. On retrouve immédiatement les ingrédients qui ont fait le succès de The Mandalorian : un western futuriste, des missions successives, des créatures exotiques, des mercenaires, des poursuites spatiales et, bien sûr, la relation touchante entre Din Djarin et Grogu. Le film reste fidèle à l'esprit de la série et constitue avant tout une aventure très divertissante, menée avec efficacité et un réel savoir-faire narratif.
Mais cette fidélité constitue aussi sa principale limite. Le long-métrage ressemble souvent à un épisode de deux heures, avec le même rythme, la même structure et la même mise en scène que la série. On enchaîne les missions, les étapes intermédiaires, les retours à la base (Sigourney Weaver y est dispensable) et les affrontements successifs selon une logique qui évoque parfois la progression d'un jeu vidéo : accepter une quête, accomplir un objectif, débloquer une nouvelle mission, puis affronter un boss final. L'ensemble fonctionne parfaitement sur le plan du divertissement, mais manque d'une véritable ampleur cinématographique.
L'histoire demeure relativement contenue. Contrairement aux grandes sagas galactiques qui ont marqué l'univers Star Wars, les enjeux restent modestes et ne bouleversent jamais réellement l'équilibre de la galaxie. Le film ne cherche pas à réinventer la mythologie ni à ouvrir de nouvelles perspectives. Il préfère raconter une aventure autonome, plaisante mais sans grande ambition, ce qui lui confère parfois l'allure d'une parenthèse dans la chronologie de la franchise.
Jon Favreau assume également un goût prononcé pour le fan service : l'apparition des descendants de Jabba le Hutt rappelle directement l'héritage criminel de Tatooine, tandis que la spectaculaire scène d'ouverture mettant en scène des marcheurs impériaux constitue un hommage évident à la bataille de Hoth dans L'Empire contre-attaque. Le réalisateur surfe avec plaisir sur l'imaginaire de la première trilogie et renoue avec l'esprit des grands films d'aventure populaires des années 1980.
Cette approche confère au film une saveur particulière. The Mandalorian and Grogu s'apprécie avant tout au premier degré, comme un grand "popcorn movie" familial, sans prétention excessive. Dans cette optique, il remplit parfaitement sa mission. Les séquences d'action sont lisibles, les décors variés, les créatures nombreuses et l'humour suffisamment discret pour ne jamais casser le ton général.
Grogu demeure évidemment l'une des grandes réussites du film. Toujours aussi expressif malgré son absence quasi totale de dialogue, il bénéficie d'un remarquable travail d'animation qui combine effets numériques, marionnettes animatroniques et techniques traditionnelles. L'ensemble conserve cette texture artisanale qui fait le charme de la série depuis ses débuts. La complicité entre Grogu et Din Djarin reste intacte et continue d'assurer la dimension émotionnelle du récit, même si la psychologie des personnages demeure relativement simple, restant souvent au ras des sables de Tatooine.
Visuellement, le film est solide sans chercher l'escalade spectaculaire. Favreau privilégie la proximité avec les personnages et l'aventure plutôt que les démonstrations d'effets spéciaux grandioses. Cette retenue participe au charme de l'ensemble mais contribue aussi à l'impression de regarder un épisode premium plutôt qu'un événement cinématographique majeur.
The Mandalorian and Grogu est une sympathique série B de luxe, bien menée, efficace et attachante. Le film ne fait pas véritablement avancer la saga Star Wars et n'apporte ni révolution narrative ni révélation majeure à l'univers créé par George Lucas.
Sous ses allures de simple épisode prolongé, le film retrouve cette dimension de légende populaire qui convient si bien à Star Wars. Une aventure modeste, chaleureuse et spectaculaire juste ce qu'il faut, portée par un duo toujours aussi attachant et par un regard sincère sur un imaginaire qui continue, quarante ans plus tard, à faire rêver.
Le Mandalorian (et Grogu) sur grand écran
The Mandalorian & Grogu est réalisé par Jon Favreau et co-écrit avec Dave Filoni, prolongement de la série Disney + The Mandalorian, cette aventure cinématographique entraîne les personnages charismatiques de Din Djarin (Pedro Pascal) et de Bébé Yoda (Grogu) dans les salles de cinéma, poursuivant leur voyage. la série The Mandalorian avait apporté un vent de renouveau sur la saga Star Wars qui avait été largement critiquée dans les deux précédentes trilogies cinématographiques.
Sigourney Weaver (Alien, Avatar pour ne citer que ceux-là) rejoint le casting dans le rôle du Colonel Ward, un officier de la Nouvelle République qui a combattu dans la rébellion, permettant de donner de l'expansion à l'univers Star Wars.
Sept ans plus tard...
Premier film Star Wars entièrement tourné en Californie : la production a bénéficié d'un crédit d'impôt de 21,8 millions de dollars, l'un des plus importants jamais accordés par l'État pour un budget estimé entre 160 et 166 M$.
Le tournage principal s'est terminé en décembre 2024, mais avant la première bande-annonce officielle, des trailers de fans ont déjà vu le jour sur le net, montrant souvent des montages des images de la série ainsi que de la série Ashoka et des Derniers Jedi. Lors de la soirée Star Wars Celebration qui a eu lieu à Tokyo, la première bande-annonce officielle a été présentée au public.
Une saga familliale
The Mandalorian and Grogu s’inscrit dans la tradition des grandes aventures de la saga, avec un récit classique opposant le bien au mal, tout en recentrant l’histoire sur un parcours initiatique. Comme l’explique Jon Favreau : "Si vous regardez l'histoire du point de vue de Grogu, vous verrez qu'il s'affirme […] Il commence à prendre davantage de responsabilités et son père lui fait davantage confiance." Le film prolonge ainsi l’esprit de la série en mettant l’accent sur la relation entre Grogu et Din Djarin, devenue le cœur émotionnel du récit.
Jon Favreau : "Star Wars a toujours été […] une histoire d'êtres humains […] et le thème central serait la parentalité.
L'histoire d'un père et de son fils."
Le réalisateur insiste d’ailleurs sur cette dimension familiale : "Star Wars a toujours été […] une histoire d'êtres humains […] et le thème central serait la parentalité. L'histoire d'un père et de son fils." Dans cette nouvelle aventure, Grogu n’est plus seulement un être à protéger, mais un apprenti en formation : " Désormais, il ne se contente plus de protéger l'enfant, il l'instruit […] pour l'avenir et la transmission du flambeau.» Favreau voit aussi ce film comme une responsabilité envers le public : "Nous voulons offrir une expérience qui permette à chacun de tomber sous le charme de Star Wars, sans être déjà un fan inconditionnel."
Sigourney et les AT-AT
Le teaser a montré les célèbres marcheurs AT-AT, que l'on avait découvert dans L'Empire Contre Attaque. puis Le Mandalorien dans un combat et apparaît ensuite Sigourney Weaver, dans une scène à l'intérieur d'un bar intergalactique en compagnie de Grogu. Enfin, on voit un combat dans une arène avec Rotta The Hutt… Le scénario explore aussi le lien entre Din Djarin et Grogu, dans le contexte d'une galaxie confrontée à de nouvelles menaces et alliances !
Premier film Star Wars depuis 7 ans, avec la sortie de Star Wars : L'Ascension de Skywalker (2019), une éternité pour les fans, The Mandalorian & Grogu tente de raviver l'héritage cinématographique de la franchise et nous permettra à nouveau d'explorer la galaxie lointaine, très lointaine... sur grand écran !
2025 Lucasfilm Ltd™ © Walt Disney Pictures. Tous droits réservés.
The Mandalorian & Grogu (2026) (id.), Jon Favreau, 2026, Etats-Unis.
Son : Dolby Atmos, IMAX 6-Track, 12-Track Digital Sound, Auro 11.1, Dolby Surround 7.1, Dolby Digital, DTS:X. Format d'image : 2.39.
Réalisateur : Jon Favreau. Assistant réalisateur : Kim Richards. Durée : 2h12.
Productions : Golem Creations, Ian Bryce Productions, Lucasfilm.
Distribution France : Walt Disney Studios Motion Pictures.
Producteurs : Ian Bryce, Jon Favreau, Karen Gilchrist,
Kathleen Kennedy.
Producteurs exécutifs : John Bartnicki, Dave Filoni.
Productrice co-exécutive : Karen Gilchrist.
Producteurs associés : NC.
Scénario : Jon Favreau, Dave Filoni, d'après les personnages de George Lucas.
Effets spéciaux (sociétés) : Big Flick Rentals, Industrial Light & Magic (ILM), Legacy Effects.
Directeur de la photographie : David Klein.
Montage : Dylan Firshein, Rachel Goodlett Katz.
Musique : Ludwig Göransson.
Chef décorateur : Doug Chiang, Andrew L. Jones.
Direction artistique : Jason T. Clark, Colin Kirkpatrick, Ji Young Lee, Madeleine Maloy, Rachel Rockstroh, Aja Kai Rowley (superviseur).
Décorateur plateau : Steve Salazar, Amanda Moss Serino.
Costumes : Mary Zophres.
Casting : NC.
Interprètes : Pedro Pascal (The Mandalorian), Jeremy Allen White (voix de Rotta the Hutt), Sigourney Weaver (Coloner Ward), Jonny Coyne (Imperial Warlord), Martin Scorsese (voix de Ardennian Fry Cook), Steve Blum (Zeb Orrelios), Hemky Madera (Imperial Warlord)...
Date de sortie française : 20 Mai 2026.
Date de sortie US : 22 Mai 2026.
Budget estimé : NC
*Le hors-champ est la partie de la scène qui n'apparaît pas dans un plan d'un film parce qu'elle n'est pas interceptée par le champ de l'optique de la caméra que ce champ soit invariable (plan fixe), ou variable (plan où la caméra effectue un mouvement (panoramique et/ou travelling) et/ou un zoom).
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