Depuis toujours, l’humanité contemple les étoiles à la recherche de réponses… mais cette fois, c’est l’univers qui a décidé de répondre !
Elio, un garçon de 11 ans rêveur et passionné d’astronomie, peine à trouver sa place sur Terre. Tout change le jour où il est soudainement transporté dans le Communiverse — une vaste organisation intergalactique réunissant des représentants aussi étranges que fascinants venus des confins de la galaxie. Pris par erreur pour l’ambassadeur officiel de la Terre, Elio se retrouve embarqué dans une mission à la fois périlleuse et extraordinaire. Heureusement, il pourra compter sur Glordon, un extraterrestre aussi farfelu qu’attachant, et sur sa tante Olga, qui veille sur lui depuis la Terre.
Au fil de cette aventure cosmique, Elio devra prouver qu’il mérite de représenter l’humanité… tout en découvrant qui il est vraiment et où se trouve sa véritable place dans l’univers.
POINTS POSITIFS ET NEGATIFS
+ Une production originale, loin des suites convenues avec un univers spatial coloré et inventif, les aliens du film sont une vraie réussite.
- Un personnage édulcoré par le producteur, un réalisateur et deux réalisatrices sur un même film…même si le résultat final ne le montre pas.
Avec Elio, Pixar signe un retour aussi tendre qu’ambitieux vers la science-fiction humaniste. Sous la direction du trio Madeline Sharafian, Domee Shi et Adrian Molina (crédité dans le générique final), le studio nous livre une œuvre à la croisée du conte initiatique et du space opera, un voyage qui préfère l’émotion à la démonstration.
Le jeune Elio, enfant rêveur et solitaire, est projeté par erreur au cœur du Communiverse, une assemblée intergalactique où il devient l’ambassadeur de la Terre. Ce point de départ, à la fois absurde et poétique, permet aux cinéastes d’explorer avec subtilité le droit à la différence, la quête d’identité et la communication entre mondes. Le film déploie une réflexion bienvenue sur l’idée que l’exploration spatiale n’est plus une conquête, mais une recherche de fraternité et de tolérance — un écho évident au disque d’or de Voyager, symbole d’un message universel adressé à l’inconnu.
Visuellement, Elio est une pure réussite visuelle: chaque créature, chaque planète témoigne d’un sens du détail et d’une imagination foisonnante. La galerie d’aliens, tour à tour drôles, étranges ou touchants, incarne cette volonté d’inclure toutes les formes de vie — à l’image de Glordon, dont le refus d’obéir à un père tyrannique illustre magnifiquement la liberté d’être soi.
Le film trouve sa force dans cette poésie de l’altérité, même si son intrigue reste un peu convenue et s’aventure rarement hors des sentiers familiers du studio. Pourtant, il regorge de moments de grâce, notamment la scène du cheveu, d’une délicatesse humoristique rare, où Pixar démontre une fois encore sa capacité à condenser son meilleur dans une simple scène.
L’émotion naît aussi souvent de ce qui manque : Elio nous rappelle que ce qui nous relie aux autres s’éprouve dans l’absence, dans le vide que comble la rencontre. Cette idée traverse tout le film, jusque dans sa conclusion apaisée, qui préfère la douceur du lien à l’éclat de la victoire.
Porté par une animation somptueuse et une bande originale de Rob Simonsen aussi subtile qu’envoûtante, Elio ne cherche pas à bouleverser les codes, mais à réaffirmer la puissance de l’empathie comme moteur de la science-fiction. Moins une conquête de l’espace qu’une exploration du cœur humain, Elio s’impose comme une fable lumineuse sur la différence, la tolérance et le besoin d’être compris.
Un Pixar spatial mélancolique
Elio, produit par le studio Pixar, signe un space trip initiatique aussi déjanté que touchant. Sous la triple réalisation de Madeline Sharafian, Domee Shi et Adrian Molina, le studio explore un nouveau territoire : la science-fiction existentielle. Le jeune Elio Solís se retrouve propulsé dans le Communiverse, où il devient — par erreur — l’ambassadeur officiel de la Terre. Entre diplomatie intergalactique, guerre des planètes et solitude d’enfant, Pixar jongle avec humour et émotion. C'est le troisième film de science-fiction des studios d'animation Pixar, les deux premiers étant WALL·E (2008) et Buzz l'Éclair (2022) .
Conçu comme un miroir de l’enfance d’Adrian Molina (le premier réalisateur ayant œuvré sur le film), Elio parle d’identité, de différence et du besoin d’appartenance.
Le design spatial, fruit du mystérieux “Projet Collège”, offre un spectacle visuel assez percutant. Ajoutez à cela la musique planante de Rob Simonsen, et vous obtenez un space opera aussi doux qu’étrange. Sorti en juin 2025, le film a enchanté la critique mais moins le box-office : un Pixar mélancolique, poétique et souvant audacieux, à voir le cœur grand ouvert.
Trois réalisateurs pour un seul film
Le réalisateur et les deux co-réalisatrices sont des artistes expérimentés de chez Pixar et se connaissaient déjà : Madeline Sharafian a été la productrice associée et l'artiste du storyboard du court métrage oscarisé Bao (2018) de Domee Shi. Elle participe ensuite au développement visuel et narratif de En avant/Onward (2020), qui subit un relatif échec commercial (943 000 spectateurs en France), du fait de sa sortie au moment du Covid - le film sort le 4/3/2020, quinze jours avant le premier confinement. Madeline Sharafian a ensuite collaboré à la création de l’histoire et au développement des personnages d'Alerte Rouge (Turning Red), sorti en 2022 sur Disney +. Elio est son premier long métrage en tant que coréalisatrice principale.
Domee Shi était la réalisatrice et scénariste de Bao (2018), de Pixar primé à l’Oscar du meilleur court métrage d’animation et
réalisatrice et coscénariste de Alerte Rouge (2022), le 25ème film Pixar mais seulement le premier long métrage du studio réalisé en solo par une femme. Précédemment, elle avait travaillé sur Vice-Versa (2015) et Les Indestructibles 2 (2018) comme artiste storyboard.
Quant à Adrian Molina, il était le coscénariste et coréalisateur
de Coco (2017), film oscarisé pour sa richesse visuelle et émotionnelle. Elio était censé être son second long métrage en tant que réalisateur principal, avant qu’il ne quitte le projet pour développer Coco 2, dont la sortie est prévue pour 2029.
Un film autobiographique
À l’origine, Elio devait être un projet très personnel d'Adrian Molina, inspiré de son enfance solitaire et la façon dont il a surmonté cette solitude lorsqu'il a intégré l'école d'animation de CalArts. Le film s’annonçait comme l’un des Pixar les plus autobiographiques de la décennie. Une première bande-annonce, diffusée en juin 2023, laissait entrevoir cette version intimiste. Mais un changement de cap opéré par Pete Docter, directeur artistique du studio, a tout bouleversé : Pixar voulait désormais des récits plus universels que personnels. Elio a donc été profondément remanié, et Molina a quitté la réalisation pour rejoindre Coco 2. Le projet a alors été confié à Domee Shi et Madeline Sharafian. Molina reste toutefois crédité comme coréalisateur, une grande partie de son empreinte – notamment la conception des personnages – ayant survécu à la refonte.
Clins d'oeils SF
Au-dessus du lit d’Elio trône une affiche affichant le nombre 42, clin d’œil évident à l’univers de Douglas Adams. Cette référence renvoie au roman culte Le Guide du voyageur galactique (et à sa série télévisée de 1981, ainsi qu’au film H2G2 de 2005), où « 42 » est présenté comme "la réponse à la grande question sur la vie, l’univers et le reste".
En feuilletant le Manuel universel de négociation, Elio tombe sur une question existentielle : veut-il encourager la paix et la connexion entre les êtres ? Sur la brochure, un symbole familier fait aussitôt sourire les amateurs de SF : le Salut vulcain. Créé par Leonard Nimoy dans la série Star Trek (1966), ce geste légendaire accompagné du mantra "Vivez longtemps et prospérez" est ici détourné avec humour — une façon malicieuse de rappeler que, même au fin fond du cosmos, la pop culture reste un langage universel.
Des voix de la SF
Le casting en V.O. d’Elio regorge de visages familiers pour les fans de science-fiction. Kate Mulgrew, voix de la narratrice de l’exposition, n’est autre que la légendaire capitaine Janeway de la série Star Trek: Voyager (1995) et de la série animée Star Trek: Prodigy (2021). Zoe Saldaña, qui prête sa voix à Olga Solís, cumule les franchises cultes : elle incarne Nyota Uhura dans le Star Trek de J.J. Abrams et la guerrière Nav'i Neytiri dans Avatar. Enfin, Jameela Jamil (Questa) prolonge la tradition trekkie : elle joue la redoutable Ascencia dans Star Trek: Prodigy (2021). Une belle constellation de stars venues tout droit des galaxies les plus mythiques de la SF.
Dans la version française du film, on retrouve Jamy Gourmaud, le célèbre vulgarisateur scientifique révélé par l’émission C’est pas sorcier. Après quelques apparitions au cinéma et à la télévision — notamment dans Protéger & Servir d’Éric Lavaine —, il prête ici sa voix pour la première fois, signant ainsi ses débuts dans l’art du doublage.
Cosmos
Quand le public découvre M. Melmac dans son garage, un détail attire l’œil : son t-shirt arbore l’équation de Drake, célèbre formule destinée à estimer le nombre de civilisations extraterrestres actives dans la galaxie. Cette équation, popularisée par la série documentaire Cosmos (1980) de Carl Sagan tirée de son livre, n’est pas anodine : la pensée de Sagan plane sur tout le film, comme une présence scientifique et poétique à la fois, rappelant que la quête des étoiles est aussi une quête de sens.
Un autre ester egg caché se trouve sur le sac à dos d'Elio : il s'agit d'un écusson portant l'inscription "Zone 113", clin d'œil à la Zone 51 et à la base supposée héberger des extraterrestres.
Friand de chats
Le nom M. Melmac est un clin d’œil évident à la série culte Alf (1986), où Melmac désignait la planète d’origine du célèbre extraterrestre amateur de sarcasmes... et de chats. Un clin d’œil d’autant plus savoureux que M. Melmac, dans Elio, cherche lui aussi une "Alien Life Form" en V.O. — littéralement ce que signifie ALF. Et pour parfaire la référence, son économiseur d’écran (visible à 1h15' dans le film) affiche… des chats ! Un gag subtil rappelant le mets préféré – et la blague récurrente – du plus gourmand des personnages aliens télévisés.
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Elio (Elio), 2025, Adrian Molina, Madeline
Sharafian, Domee Shi, États-Unis.
Son : Dolby Digital, Dolby Atmos, Auro 11.1, D-Cinema 96kHz 7.1, Dolby Surround 7.1, 12-Track Digital Sound, Sonics-DDP, D-Cinema 96kHz Dolby Surround 7.1. Format d'image : 2.39.
Réalisateur : Adrian Molina, Madeline Sharafian, Domee Shi. Durée : 1h38.
Productions : Walt Disney Pictures (présente), Pixar Animation Studios.
Distribution France : Walt Disney Company France.
Productrice : Mary Alice Drumm.
Productrice associée : Alice Clendenen.
Producteurs exécutifs : Lindsey Collins, Pete Docter.
Producteur exécutif associé : Aphton Corbin.
Scénario : Julia Cho, Mark Hammer, Mike Jones d'après une histoire de Adrian Molina, Madeline Sharafian, Domee Shi, Julia Cho et des contributions additionnelles de Jesse Andrews et Hannah Friedman.
Directeur de la photographie : Jordan Rempel, Derek Williams.
Direction artistique : Kyle Jones (graphismes), Maria Lee (couleurs et ombrages), Ernesto Nemesio (lumières), Matt Nolte (personnages), Kristian Norelius (environnement).
Chef décorateur : Harley Jessup.
Décorateur plateau : NC.
Effets spéciaux (sociétés) : NC.
Montage : Steve Bloom, Anna Wolitzky.
Casting : Kate Hansen-Birnbaum, Natalie Lyon, Kevin Reher.
Musique : Rob Simonsen.
Costumes : NC.
Interprètes (voix dans la VO/VF) : Yonas Kibreab/Nathan Dupont (Elio), Zoe Saldaña/Zita Hanrot (Olga Solís), Remy Edgerly/Noé Richard (Glordon), Brandon Moon/Michel Voletti (L'ambassadeur Helix), Brad Garrett/Emmanuel Jacomy (Le seigneur Grigon),
Jameela Jamil/Caroline Victoria (L'ambassadeur Questa), Young Dylan/Esteban Hernandez Sanchez (Bryce), Jake Getman/Oscar Douieb (Caleb), Matthias Schweighöfer/Alban Lenoir (L'ambassadeur Tegmen), Ana de la Reguera/Caroline Espargilière (L'Ambassadrice Turais), Atsuko Okatsuka/Aude Saintier (L'ambassadrice Naos), Shirley Henderson/Faustine Legrand (Ooooo), Naomi Watanabe/Jessica Monceau (L'ambassadrice Auva), Brendan Hunt/Jamy Gourmaud (Gunther Melmac), Anissa Borrego/Clara Quilichini (L'ambassadrice Mira), Shelby Young (Diplo Ship), Bob Peterson/Denis Laustriat (le mode d'emploi universel), Kate Mulgrew/Annie Le Youdec (la narratrice du musée), Tamara Tunie/Antonella Colapietro (Colonel Markwell)…
Date de sortie française : 18 Juin 2025.
Date de sortie US : 20 Juin 2025.
Budget estimé : 150$
Recettes mondiales : 154M$
Menus du Blu-Ray / © Disney Enterprises, Inc. Tous droits réservés.
Walt Disney propose 4 éditions du film Elio le 22 Octobre 2025 :
📀 L'édition 4K Ultra HD + Blu-ray - Édition SteelBook limitée, deux disques, avec les bonus identiques à la version présentée,
📀 L'édition 4K Ultra HD + Blu-ray (que nous avons testé) contenant 2 disques dans un boîtier avec fourreau, contenant :
- 1 disque Blu-ray 4K UHD du film
- 1 disque Blu-ray du film (contenant les bonus)
📀 L'édition Blu-Ray (BD-50) 1 disque
📀 L'édition DVD (DVD-9 Keep Case) 1 disque
Au lancement du Blu-Ray, le menu du choix des langues est un passage obligé : Anglais 7.1
DDP, Français 7.1 Dolby Digital, Néerlandais 5.1, ou Flamand 5.1.
Le menu animé du Blu-Ray testé est une magnifique présentation de l'univers du film, permettant d'accéder au film, bonus, la sélection de chapitres (28 proposés !), la configuration (langues, sous-titres…).
A partir du menu Configuration : Langues, 5 pistes sonores sont donc disponibles : Anglais 7.1 DTS-HD Master Audio, Anglais 5.1 DTS-HD Haute Résolution, Anglais 2.0 Dolby Digital, Français 7.1 Dolby Digital Plus, Néerlandais 5.1 Dolby Digital, Flamand 5.1 Dolby Digital.
ainsi qu'un petit didacticiel "Optimiser votre home cinéma" permettant de tester votre configuration pour une expérience optimale de visionnage.
Coté sous-titres, sont disponibles : Anglais, Anglais pour malentendants, Français et Néerlandais.
Comme pour les derniers blu-ray testés de chez Disney, un rendu d'image optimal !
Le très beau ratio cinémascope 2.39 couplé avec l’usage d’optiques anamorphiques virtuelles donne beaucoup d'ampleur au film. Parachevant cet aspect cinéma, une fine texture de grain 35 mm a été appliquée en post-production. Le transfert à partir de la source numérique 6.5K est sans défauts, magnifié dans les scènes spatiales où les paysages riches en couleurs changeantes sont sublimés. Une petite merveille !
Menus du Blu-Ray © Disney Enterprises, Inc.Tous droits réservés.
Dans les nombreux bonus disponibles (plus de 51 minutes supplémentaires) :
- À l’intérieur du communivers : Le monde et les personnages d’Elio (9'53 / VOST) : Les coulisses du film avec des interviews de l'équipe du film, des voix du doublage en VO : Yonas Kibreab (Elio), Zoe Saldaña (Olga Solís)... ainsi que des réalisatrices Madeline Sharafian et Domee Shi, entrecoupés d'extraits du film et du story-board. La conception de Ooooo, Helix, l'ambassadrice Questa, Tegmen... est détaillée dans ce documentaire.
- Dans les étoiles : Question réponse intersidérale /Out of this World : (10'01" / VOST) : les jeunes Yonas Kibreab (Elio) et Remy Edgerly (Gordon) rencontrent Kjell Lindgren, un véritable astronaute au centre spatial de Houston. Explications sur le programme SETI et sur les missions qui ont été confiées à l'astronaute.
- Cours d’art astronomique : Ooooo et Glordon (5'07" / VOST): Tutoriel dessin avec Nicolle Castro, artiste principale du storyboard pour dessiner ces deux personnages alien du film.
Extrait des bonus © Disney Enterprises, Inc. Tous droits réservés.
- Clins d’œil extraterrestres et anecdotes (4'02") : toutes les références cinématographiques du film sont dévoilées dans ce documentaire, visiblement les deux co-réalisatrices se sont délectées de cacher bon nombre de clins d'œil issus de l'univers Pixar.
- Bêtisier (2'47" / VOST) : essentiellement une comparaison entre la voix des acteurs et le personnage du film,
- Scènes coupées (VOST) - 5 scènes, dont certaines non finalisées ou juste storyboardées, visionnables en continuité ou séparément, chaque scène est présentée par les deux co-réalisatrices, loin des scènes supprimées habituellement vues sur d'autre bonus, celles ci ont un vrai intérêt et auraient pu permettre une version plus longue du film : Poursuite à vélo (1'43"), Garden-Party (4'17"), La légende de Carver (2'48"), Le second test de Questa (6'40"), Visite à la maison (3'43").
*Le hors-champ est la partie de la scène qui n'apparaît pas dans un plan d'un film parce qu'elle n'est pas interceptée par le champ de l'optique de la caméra que ce champ soit invariable (plan fixe), ou variable (plan où la caméra effectue un mouvement (panoramique et/ou travelling) et/ou un zoom).
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