Alors que des soldats s'entrainent pour rejoindre le corps d'élite de l'armée des Rangers, ils se retrouvent face à une menace aussi inconnue qu’inattendue : une gigantesque machine de guerre futuriste.
POINTS POSITIFS ET NEGATIFS
+ Même si le postulat semble un croisement de films déjà connus, on est prêts à embarquer pour ce duel musclé entre soldats d’élite et machine de guerre.
- Un timing de sortie pas forcément judicieux avec l'actualité internationale...
Dès les premières images, Machine War installe un climat martial assumé. Une vue sur les étoiles, puis la caméra descend brutalement sur un convoi de blindés dans les paysages ocres de l’Afghanistan. Au cœur de l’unité, deux frères soldats échangent plaisanteries et bravades, tatouages et serments de soldats : "ne jamais foutre le camp". Cette camaraderie virile bascule rapidement lorsque l’ennemi frappe : l’attaque est brutale, les corps déchiquetés car le film ne ménage pas ses effets gore !
Deux ans plus tard, l’un des survivants, incarné par Alan Ritchson, connu pour la série Reacher, tente de se reconstruire. Toujours hanté par la mort de son frère, il rejoint un camp d’entraînement destiné à sélectionner les futurs Rangers. Numérotées, disciplinées, les recrues traversent une préparation impitoyable qui évoque à la fois l’esprit de Full Metal Jacket et celui de récits d’endurance comme le récent Marche ou crève. Au loin, les télévisions évoquent une étrange menace venue de la galaxie d’Andromède, tandis que les instructeurs, parmi lesquels un Dennis Quaid solide en vétéran aux mâchoires serrées, martèlent les valeurs de sacrifice et de devoir : ils ne sont pas là pour faire du tricot !
La dernière épreuve de sélection prend la forme d’une véritable marche de la mort à travers des paysages montagneux austères. C’est là que l’inimaginable surgit : une machine de guerre, rapidement identifiée comme extraterrestre, bipède et visuellement impressionnante, interrompt l’exercice et transforme l’épreuve militaire en lutte pour la survie. Ce qui devait être un rite de passage devient une traque meurtrière. Les morts commencent à tomber, parfois de façon très graphique avec démembrements et décapitations compris.
Produit par Netflix dans sa volonté de renforcer son catalogue de films d’action spectaculaires, Machine War est mis en scène par Patrick Hughes, réalisateur australien déjà rompu au cinéma musclé avec The Expendables 3 (2014) et Hitman & Bodyguard (2017). Initialement pensé pour le grand écran, le projet a finalement été récupéré par la plateforme pour devenir l’un de ses titres d’action phares du début de l'année 2026.
La première moitié du film fonctionne plutôt bien grâce à son mélange d’entraînement militaire, de camaraderie virile et de tension psychologique. Le rythme est soutenu, sans véritable temps mort, et la mise en scène exploite efficacement les grands espaces naturels. Lorsque la machine extraterrestre entre en jeu, le spectacle prend une tournure plus ouvertement science-fictionnelle, proche par moments de World Invasion: Battle Los Angeles ou d'un Predator, notamment quand la machine active son mode scanner. La créature mécanique, massive et menaçante, constitue d’ailleurs l’une des réussites visuelles du film.
Cependant, cette montée en puissance finit par atteindre ses limites. L’intrigue révèle assez rapidement les origines de la menace, ce qui amoindrit le mystère, et l’affrontement final adopte une structure plus convenue comme un big boss de fin de niveau dans un jeu vidéo. Les prémices d’un conflit plus vaste ne seront finalement pas développés... afin de réserver une éventuelle suite.
Sorti quasiment moins d'une semaine après l'entrée en guerre des Etats-Unis en Iran, le film rappelle aussi paradoxalement ce que la guerre produit de plus inhumain : une machinerie froide qui réduit les corps à de simple chair à canon, quel que soit le camp. Dans le contexte d’une Amérique en guerre, le film ne fait pas dans la nuance et semble aussi servir de vecteur patriotique, rendant un hommage appuyé à l’armée américaine, en exaltant l’esprit de corps, la maîtrise tactique, le courage sous le feu et la détermination dans l’action, où Goliath deviendrait David!
Machine War reste pourtant un divertissement efficace, porté par l’engagement physique d’Alan Ritchson et par quelques scènes d’action bien menées. Sans révolutionner le film de guerre futuriste, il offre un solide film de science-fiction martiale, suffisamment rythmé pour maintenir l’attention, même si l’on aurait aimé voir une histoire plus nuancée à la Starship Troopers avec un patriotisme moins exacerbé.
Militaires contre Transformers ?
Imaginez le stage final des U.S. Army Rangers : de la boue, de la sueur, des nerfs à vif. Maintenant, ajoutez un robot géant ultra hostile venu d’on ne sait où. Voilà le pitch de War Machine, le nouveau film d’action SF produit pour Netflix, qui transforme un simple exercice militaire en partie de chasse version high-tech. Et cette fois, ce ne sont pas les humains qui tiennent le fusil.
À la barre, on retrouve Patrick Hughes, spécialiste de l’action musclée (Hitman & Bodyguard, Expendables 3). Ici, il mélange testostérone militaire et science-fiction mécanique avec une promesse simple : survivre à une machine qui ne fatigue pas, ne doute pas… et ne rate jamais sa cible. Bon dis comme ça, on sent le film plutôt bourrin et on a peur de retrouver l'échec Netflix de l'an passé : The Electric State. Espérons que quelques twists scénaristiques pimentent le film !
Un robot implacable
En leader de l’escouade, Alan Ritchson (oui, le Reacher bodybuildé que rien n’arrête sur Prime Video) incarne un Ranger surnommé “81”, c'est très tendance depuis Mickey 17 ! Autour de lui, ça ne plaisante pas : Dennis Quaid, Jai Courtney, Stephan James, Esai Morales… Bref, une équipe taillée pour encaisser les explosions.
Le robot antagoniste, véritable star d’acier, semble tout droit sorti d’un croisement entre Transformers et Terminator et un mécha du jeu vidéo Metal Gear. Dans la bande-annonce, il est silencieux, massif, implacable. Le genre d’ennemi qui transforme une forêt tranquille en terrain d’exécution.
Tournage en nature hostile
Le film a été tourné de septembre à décembre 2024, avec une première phase en Australie (dans létat de Victoria) et une seconde partie en Nouvelle-Zélande vers la fin de l’année dans les régions du Queenstown et autour de la ville de Wanaka, connues pour leurs paysages naturels parfaits pour installer une ambiance de traque : montagnes brumeuses, forêts épaisses, bases isolées…
De quoi donner au film un vrai souffle de Survival brutal. Pas de ville futuriste ici : la technologie débarque en pleine nature, comme dans le Predator originel. Il est vrai qu'à l'origine, le scénario était prévu pour être un reboot d'un film de la saga Predator, mais il a finalement été remanié.
Visuellement, War Machine joue la carte du contraste : chair contre métal, instinct contre algorithme, tactique humaine contre logique froide de la machine, avec visiblement quelques scènes sanglantes : il sera classé "R" pour sa sortie, signifiant que les mineurs (17 ans et moins aux USA) doivent être accompagnés d'un adulte lors de la vision du film.
Sur Netflix
Le film sortira en salles en Australie le 12 février 2026, avant sa diffusion mondiale en streaming le 6 mars sur Netflix, les droits ayant été acquis par la plateforme en septembre 2024 alors que le titre était initialement produit par Lionsgate.
© 2026 Netflix, Inc. Tous droits réservés
War Machine (id.), Patrick Hughes, 2026, Royaume-Uni/Australie/Nouvelle-Zélande/États-Unis.
Son : NC. Format d'image : 2.39.
Réalisateur : Patrick Hughes. Durée : 1h46.
Productions : Emu Creek Pictures, Ground Control, Hidden Pictures, Huge Films, Lionsgate, Range Media Partners en association avcec Screen Australia, VicScreen.
Distribution France : Netflix.
Producteurs : Patrick Hughes, Todd Lieberman, Alexander Young.
Co-producteur : Nick Satriano
Producteurs exécutifs : Valerie Bleth Sharp, Rich Cook, Kelli Konop, Greg McLean.
Coproductrice / productrice déléguée : Naomi Cleaver, Melanie Turner.
Scénario : James Beaufort, Patrick Hughes.
Effets spéciaux (sociétés) :
Directeur de la photographie : Dmitri Golovko.
Montage : Andy Canny.
Musique : Dmitri Golovko.
Chef décorateur : Enzo Iacono.
Direction artistique : Tony Drew, Adrian Dalton, Kate Saunders (superviseur), Michael Rumpf.
Décorateur plateau : Emma Rudkin.
Costumes : Cappi Ireland.
Casting : Deanna Brigidi, Andrea Bunker, Amanda Mitchell.
Interprètes : Alan Ritchson (81), Dennis Quaid, Jai Courtney, Daniel Webber (57), Esai Morales, Keiynan Lonsdale, Jack Patten (109), Stephan James, James Beaufort (23), David Tomlinson, Jake Ryan, Christopher Kirby (Cadre Bravo), Blake Richardson (15), Alex King (44), Joey Vieira, Victory Ndukwe (135), Matt Testro (38), Jacob Hohua (72), Heather Burridge (122), Jeremiah Louis (Ranger 87), Will Curtin (Soldat 42)...
Date de sortie : 6 Mars 2026 (Netflix).
Budget estimé : NC. Recettes mondiales : NC.
*Le hors-champ est la partie de la scène qui n'apparaît pas dans un plan d'un film parce qu'elle n'est pas interceptée par le champ de l'optique de la caméra que ce champ soit invariable (plan fixe), ou variable (plan où la caméra effectue un mouvement (panoramique et/ou travelling) et/ou un zoom).
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