Bugonia (2025)
> 2025 :
Les Séries TV de l'année :
Le problème à 3 corps – Saison 2 (Netflix)
Fondation – Saison 3 (Apple TV+)
Silo – Saison 2 (Apple TV+)
The Last of Us – Saison 2 (HBO)
Black Mirror – Saison 7 (Netflix)
Doctor Who – Saison 15 (BBC / Disney+)
Fallout – Saison 2 (Amazon Prime Video)
Star Wars: The Acolyte (Disney +)
Avatar : De feu et de cendres / Bugonia. Tous droits réservés
En 2025, le cinéma de science-fiction nous a offert un panorama éclectique, partagé entre superproductions internationales et propositions plus audacieuses issues du cinéma d’auteur. Parmi les titres les plus marquants figurent Avatar : De feu et de cendres, sorti en fin d'année avec déjà 5 056 772 entrées après 3 semaines d'exploitation, le troisième épisode très attendu de la saga de James Cameron a tenu ses promesses même si la recette commence un peu à sentir le réchauffé, atteignant déjà les 2 millions d'entrées en deux semaines, mais aussi Predator: Badlands, qui poursuit sa revitalisation brutale et primitive de la célèbre franchise. Autre locomotive, les dinosaures de Jurassic World : Renaissance de Gareth Edwards ont déplacé plus de 3 millions de spectateurs dans les salles, preuve que les tyrannosaures ne sont pas encore morts !
Avec des entrées pourtant en demi-teintes en France, c'est un film de SF qui est en-tête : le Lilo et Stitch (même si la SF n'est ici qu'une toile de fond ! ) avec seulement un peu plus de 5 millions de spectateurs, comme Elio, autre dessin animé, un peu éclipsé, porteur d'un beau message de tolérance sur la différence
La SF française n’est pas en reste avec L’Homme qui rétrécit de Jan Kounen, remake ambitieux d’un classique des années 1950 mais échec public (265 381 entrées seulement), ainsi que Chien 51 de Cédric Jimenez, dystopie urbaine glaçante (1 384 230 entrées). À leurs côtés, des projets comme le dessin animé Arco, le dernier et magistral Frankenstein signé Guillermo Del Toro, 28 ans plus tard de Danny Boyle, Mickey 17 de Bong Joon Ho ou le surprenant Bugonia de Yórgos Lánthimos témoignent d’un retour marqué des thématiques existentielles, du complotisme exacerbé ou de la peur d’un progrès mal maîtrisé.
Les super-héros que l'on croyaient finissant ne s'en sortent pas si mal en plaçant Les 4 Fantastiques, premiers pas (1 633 452 entrées), le Superman (2025) de James Gunn (1 586 116), le mineur Captain America: Brave New World (1 566 526) et le très réussi Thunderbolts* (1 112 514), dans le Top 25 de l'année!
Toute cette production foisonnante s’inscrit dans un contexte mondial troublé, où crises climatiques, conflits géopolitiques et avancées rapides de l’intelligence artificielle nourrissent un imaginaire SF plus anxieux, mais aussi plus politique et réflexif.
Et voici le classement dans l'ordre critique du staff SF Story. Les films cités sont sortis au cinéma ou directement en DVD/Blu-Ray, VOD, ou plateforme de téléchargement.
Bugonia (id.), 2025, Yorgos Lanthimos, Irlande/Canada/Corée du Sud/États-Unis/Royaume-Uni. [CINEMA]
L'histoire : Deux jeunes hommes obsédés par la conspiration kidnappent la PDG d'une grande entreprise, convaincus qu'elle est un extraterrestre qui a l'intention de détruire la planète Terre.…
L'avis de SF STORY : Avec Bugonia, Yorgos Lanthimos livre un film à la fois maîtrisé et dérangeant, mêlant paranoïa, fantastique et satire politique dans la lignée de The Lobster et Mise à mort du cerf sacré. Remake libre de Save the Green Planet!, le film transforme son postulat en un huis clos oppressant où vérité et folie se confondent. Jesse Plemons et Aidan Delbis incarnent deux marginaux convaincus d’une invasion extraterrestre, dont l’obsession les mène à kidnapper une puissante PDG interprétée par Emma Stone. Dans une maison isolée, les rapports de force s’inversent et la tension devient suffocante. Porté par des performances intenses, Bugonia interroge croyances, pouvoir et fin du monde avec une efficacité redoutable.
28 Ans Plus Tard (28 Years Later), 2025, Danny Boyle, Royaume-Uni / États-Unis. [CINEMA]
L'histoire : Depuis presque trois décennies que le virus de la rage s'est échappé d'un laboratoire d'armes biologiques. Certains survivants ont trouvé le moyen de survivre parmi les infectés. L'un de ces groupes vit sur une petite île reliée au continent par une seule chaussée fortement défendue. Lorsque l'un des membres du groupe quitte l'île pour une mission dans le coeur sombre du continent, il découvre des secrets, des merveilles et des horreurs qui ont muté non seulement les infectés mais aussi d'autres survivants.
L'avis de SF STORY : Vingt-huit ans après le virus de la rage, Danny Boyle relance la saga avec 28 ans plus tard, un film viscéral et profondément politique écrit par Alex Garland. À travers une Angleterre toujours infectée, le récit établit un parallèle troublant avec l’isolement national post-Brexit et explore la survie comme choix idéologique. Filmé avec une caméra fébrile et une énergie brute, le long-métrage mêle horreur intense, critique sociale et émotion à fleur de peau. Porté par des performances marquantes d’Aaron Taylor-Johnson, Jude Collie, Jodie Comer et Ralph Fiennes, le film s’impose comme un sommet contemporain du cinéma post-apocalyptique.
Avatar: De feu et de cendres (2025) (Avatar: Fire and Ash), 2025, James Cameron, Etats-Unis. [CINEMA]
L'histoire : Après la mort de Neteyam, plongeant Jake et Neytiri dans le deuil et la colère. Les Sully découvrent de nouveaux clans, dont les Marchands du Vent, pacifiques et nomades, et les redoutés Peuple des Cendres, menés par Varang, hostiles à Eywa…
L'avis de SF STORY : De feu et de cendres prolonge la fresque de James Cameron avec une ambition toujours démesurée, en explorant un nouveau pan plus sombre et volcanique de Pandora. Visuellement, le film reste une prouesse absolue, repoussant encore les limites des effets spéciaux et de l’immersion sensorielle. Le récit gagne en gravité, abordant la colère, la radicalisation et le cycle de la violence, au prix parfois d’une narration plus lourde et démonstrative. Les nouveaux clans et antagonistes enrichissent l’univers, même si certains arcs restent prévisibles. Moins émerveillé mais plus tragique, cet épisode confirme Avatar comme un grand spectacle écologique et mythologique, fascinant bien qu'inégal.
Frankenstein (id.), 2019, Anna Boden et Ryan Fleck, Etats-Unis. [NETFLIX]
L'histoire : En 1857, un navire danois pris au piège dans la banquise du pôle Nord recueille un homme mourant : Victor Frankenstein. Rapidement, une créature surhumaine attaque le bâtiment en exigeant qu’on lui livre son créateur. Après avoir repoussé le monstre, Victor révèle au capitaine qu’il en est l’auteur et entreprend de raconter l’origine de cette création maudite.
L'avis de SFSTORY : Avec Frankenstein, Guillermo del Toro livre son film de monstres le plus abouti, une adaptation à la fois fidèle à Mary Shelley et profondément personnelle. Somptueux visuellement, porté par des décors gothiques, des costumes sublimes et la musique d’Alexandre Desplat, le film déploie un récit scindé entre le créateur et sa créature. Jacob Elordi bouleverse en monstre tragique, tandis qu’Oscar Isaac, Mia Goth et Christoph Waltz incarnent une humanité faillible. Un opéra romantique où del Toro, une fois encore, transforme les monstres en miroirs de notre propre humanité.
L'homme qui rétrécit (Id.), 2025, Jan Kounen, France. [CINEMA]
L'histoire : Le parcours d'un homme ordinaire partageant sa vie entre son entreprise de construction navale et sa famille. Confronté à un étrange phénomène météorologique inexpliqué à l'occasion d'une sortie en mer, il se met à rétrécir inexorablement, sans que la science ne puisse l'expliquer. Soudain prisonnier de sa propre cave, alors qu'il ne mesure plus que quelques centimètres, il va devoir se battre pour survivre dans cet environnement banal devenu hostile.
L'avis de SF STORY : Remake audacieux du classique de 1957, L’Homme qui rétrécit version 2025 voit Jan Kounen s’attaquer à une SF rétro rare dans le cinéma français, portée avec intensité par Jean Dujardin, également producteur. Fidèle au récit original, le film transforme le rétrécissement progressif du héros en métaphore de la perte, de la maladie et de la finitude, tout en installant un drame intime au sein du couple. Visuellement, Kounen signe plusieurs réussites grâce à des effets spéciaux inventifs mêlant techniques modernes et astuces artisanales, avec des scènes marquantes face au chat ou aux araignées. Malgré son ambition et son atmosphère singulière, le film laisse un sentiment d’inabouti, trop respectueux du modèle de 1957 et pas assez radical dans l’exploration de l’infiniment petit. Malgré cela et pour valider l'audace de cette réinterprétation française, le film entre dans le Top5 de l'année.
Autres films de 2025 :
😊 Ils n'étaient pas loin du Top 5 !
Predator: Badlands (id.), 2025, Dan Trachtenberg, États-Unis. [CINEMA]
L'histoire : Dans un futur lointain, sur une planète sauvage, un jeune Predator banni de son clan s’allie à Thia, une alliée aussi inattendue que redoutable. Ensemble, ils s’engagent dans une traversée périlleuse en territoire ennemi, déterminés à affronter l’adversaire ultime.
Avis : la saga Predator retrouve une vigueur en déplaçant son mythe dans un décor âpre et brutal, parfaitement exploité par une mise en scène tendue et lisible. Le film privilégie la traque, la survie et la physicalité, renouant avec l’esprit primal de la franchise tout en l’actualisant. Sans révolutionner le concept, Badlands s’impose comme un retour solide et réjouissant pour les fans du chasseur extraterrestre.
The Gorge (id.), 2025, Scott Derrickson, Royaume-Uni/États-Unis. [APPLE TV]
L'histoire : Un duo de spécialistes en sécurité qui ont pour mission de monter la garde dans des tours situées de part et d’autre d’une immense gorge ultra-secrète, afin de protéger le monde d’un mal mystérieux et inconnu qui se cache à l’intérieur.
Avis : Le duo formé par Anya Taylor-Joy et Miles Teller fonctionne parfaitement, porté par une romance SF efficace qui apporte une vraie fraîcheur dans un paysage de productions de plateformes souvent formatées. Scott Derrickson installe une atmosphère soignée, nourrie de décors lovecraftiens et d’un bestiaire polymorphe visuellement marquant. Malgré des partis pris esthétiques parfois discutables, l’univers déploie des influences assumées de The Thing ou Annihilation. Une belle surprise, portée par une bande-son inspirée et une alchimie évidente entre action, science-fiction et émotion.
😌 Ils nous ont plu !
Elio (id.), 2025, Adrian Molina, Madeline Sharafian, Domee Shi, États-Unis. [CINEMA]
L'histoire : Elio, un garçon de 11 ans passionné par les étoiles, est propulsé par erreur au sein d’une assemblée intergalactique et pris pour l’ambassadeur de la Terre. Au cœur de cette aventure cosmique, il va devoir représenter l’humanité tout en apprenant à trouver sa place et à s’accepter.
Avis : Elio des studios Pixar renoue avec une science-fiction sensible et humaniste, racontant le parcours d’un enfant solitaire propulsé malgré lui ambassadeur de la Terre au sein d’une communauté intergalactique. Porté par une animation somptueuse, le film privilégie l’émotion, la différence et la quête d’identité, offrant une fable douce et lumineuse sur la communication et l’empathie.
En boucle (id.), 2025, Adrian Molina, Madeline Sharafian, Domee Shi, États-Unis. [CINEMA]
L'histoire : Dans une auberge japonaise isolée, employés et clients découvrent qu’ils sont prisonniers d’une boucle temporelle de deux minutes. Face à cette répétition infinie, chacun réagit différemment, entre panique, résignation et curiosité. Tous tentent de comprendre ce phénomène qui bouleverse leur quotidien.
Avis : En Boucle charme par son concept audacieux de boucle temporelle de deux minutes filmée en faux plan-séquence, sublimée par le cadre d’un ryokan près de Kyoto. Entre comédie, romance et émotion, le film offre une parenthèse douce et inventive, portée par une belle énergie collective et l’interprétation lumineuse de Riko Fujitani.
Jurassic World Renaissance (Jurrassic Word Rebirth), Gareth Edwards, 2025, Etats-Unis.
L'histoire : Des dinosaures survivants, réfugiés dans des zones équatoriales isolées, deviennent la clé d’une mission visant à extraire leur ADN pour une avancée médicale majeure.
Avis : Jurassic World : Renaissance relance la saga avec un retour aux fondamentaux, porté par la mise en scène spectaculaire de Gareth Edwards. Visuellement impressionnant et efficace dans ses scènes de tension, le film souffre toutefois d’un manque de surprise. Solide mais trop sage, ce nouvel opus redonne du lustre à la franchise sans parvenir à la faire rugir pleinement.
😞 Ils nous ont déçu !
Elevation (id.), 2024, George Nolfi, Etats-Unis.
L'histoire : Dans un monde postapocalyptique, Will lutte pour sauver son fils malade en affrontant des créatures sorties des profondeurs de la Terre. Aidé par une scientifique, il découvrira comment détruire ces monstres pour offrir une lueur d'espoir de survie à l'humanité.
Avis : Elevation suit un père prêt à braver une zone mortelle peuplée de créatures pour sauver son fils, dans un monde post-apocalyptique où seule l’altitude protège les survivants. Malgré une tension efficace et des monstres réussis, le film reste un divertissement rythmé mais trop classique pour vraiment se démarquer.
Dalloway (id.), 2025, Yann Gozlan, France/Belgique.
L'histoire: Clarissa, écrivaine en panne d’inspiration, intègre une résidence d’artistes ultra-technologique où son assistante virtuelle, Dalloway, l’aide à écrire et devient sa confidente. Peu à peu, l’IA se fait envahissante et, entre soupçons et paranoïa, Clarissa enquête pour savoir si la menace est réelle ou le fruit de son imagination.
Avis : Avec Dalloway, Yann Gozlan explore le huis clos SF autour d’une IA intrusive, porté par Cécile de France et la voix troublante de Mylène Farmer, dans un dispositif aussi séduisant qu’inquiétant. Élégant et pertinent sur nos dépendances technologiques, le film installe une tension réelle mais reste trop sage, laissant l’impression d’un thriller prometteur qui n’ose jamais basculer.
Captain America: Brave New World (id.), 2025, Julius Onah, Etats-Unis. [CINEMA]
L'histoire : Après l'élection de Thaddeus Ross à la présidence des États-Unis , Sam Wilson, le nouveau Captain America, se retrouve au centre d'un incident international et doit œuvrer pour arrêter les véritables cerveaux qui se cachent derrière celui-ci.
Avis : Captain America: Brave New World marque un net virage vers un Marvel plus sombre et ancré dans le réel, abandonnant enfin le multivers au profit d’un thriller politique aux accents conspirationnistes. Malgré une mise en scène inégale et peu inspirée, des effets spéciaux perfectibles, un film mineur avec un propos plus mature, esquissant un prémisse de renouveau du MCU.
The Electric State (id.), 2025, Anthony Russo et Joe Russo, États-Unis. [NETFLIX]
L'histoire : Une adolescente orpheline traverse l'Ouest américain avec un robot doux mais mystérieux et un vagabond excentrique à la recherche de son jeune frère.
Avis : Malgré un univers visuel spectaculaire, The Electric State échoue à restituer l’âme et la profondeur de l’œuvre de Simon Stålenhag, se contentant d’en reprendre quelques images emblématiques. La profusion d’effets spéciaux et de robots réussis ne compense ni un scénario prévisible ni un manichéisme simpliste, vite lisible. Même Millie Bobby Brown et Chris Pratt ne parviennent pas à sauver ce road movie SF, qui se révèle surtout formaté pour un public familial.
Companion (id.), 2025, Drew Hancock Etats-Unis. [CINEMA]
L'histoire : Vous êtes cordialement invités à découvrir une nouvelle sorte d’histoire d’amour.
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