Alors qu’une étrange brume descend sur une petite ville du Maine, David Drayton et son fils Billy se retrouvent coincés dans un supermarché en compagnie d’habitants paniqués. Très vite, David comprend que le brouillard dissimule des créatures terrifiantes, surgies de nulle part…
Pour espérer survivre, tous doivent rester soudés. Mais l’unité est-elle seulement possible quand la peur s’insinue dans les esprits ? Tandis que certains perdent pied, David s’interroge : ce qui menace le plus leur existence, est-ce vraiment les monstres tapis dans la brume… ou les êtres humains enfermés avec lui ?
POINTS POSITIFS ET NEGATIFS
+ Une série B assumée avec un ambiance oppressante, où la menace extérieure n’est jamais totalement visible. Frank Darabont ose une fin d’un nihilisme rare dans le cinéma américain, une conclusion qui donne au film une résonance émotionnelle durable!
La brume, les monstres et l’abîme humain
Avec The Mist, Frank Darabont signe sans doute son film de genre le plus abouti, et l’un des rares à capter avec autant de justesse l’essence d’un imaginaire lovecraftien sans jamais l’évoquer explicitement. La brume qui envahit la petite ville du Maine agit comme un écran poreux entre deux mondes, laissant filtrer une faune impossible, étrangère à toute classification terrestre. Le réalisateur orchestre ici un spectacle de monstres d’une richesse iconographique rare : tentacules garnis de crochets venimeux, insectes volants aux carapaces translucides, arachnides cracheuses d’acide… Un bestiaire déployé avec une maîtrise qui le place aux côtés des grandes références du genre, d’Alien à The Thing, dont Darabont cite ouvertement l’affiche dans sa séquence d’ouverture.
Mais la force de The Mist tient surtout à sa dramaturgie. Darabont filme le supermarché comme un laboratoire humain, révélant comment la peur fracture une communauté en quelques heures à peine. En deux jours de confinement forcé, le vernis social s’effrite, les alliances se recomposent, et un prosélytisme religieux saisissant — d’autant plus d'actualité à l’ère trumpiste nourrie aux fake news — s’impose comme un contre récit délirant face à la rationalité vacillante. L’horreur n’est plus seulement à l’extérieur ; elle se diffuse dans les regards, les silences, le rassemblement des masses autour de figure messianique.
Visuellement, le film revendique un héritage des séries B des années 50, que Darabont prolonge dans la version noir et blanc qu’il considérait comme la photographie idéale (en hommage à Them! Les monstres attaquent la ville ? En tout cas à voir absolument). Privées de couleur, les créatures y gagnent en étrangeté, et la brume s’impose comme un véritable acteur de la mise en scène, renforçant l’impression de monde en déliquescence.
Et puis vient le dénouement, d’une noirceur abyssale, véritable chute à la manière de La Quatrième Dimension. Un final brutal qui recontextualise tout ce qui précède et parachève la dimension tragique du film. On en sort convaincu d’avoir assisté à l’une des propositions les plus audacieuses du cinéma fantastique américain des années 2000.
The Mist n’est pas seulement un film de monstres : c’est une fable sur la peur, sur la fragilité des certitudes humaines, et sur ce que le désespoir peut produire de pire. Darabont, en artisan passionné du genre, y trouve une forme d’apothéose.
Quatrième adaptation du King
On ne présente plus Frank Darabont au moment de la sortie du film en 2007, mais peu savent qu'il est né en France le 28 janvier 1959 à Montbéliard dans un camp de réfugiés politiques hongrois fuyant la révolution de 1956, d'où sa prédilection du thème de l'enfermement dans ces films ?
A Hollywood, il deviendra un artisan exigeant du cinéma de genre et un spécialiste des adaptations de Stephen King à l'écran ! Avant The Mist, il a réalisé un court-métrage (The Woman in the room), déjà une adaptation de Chambre 31, une des premières nouvelles de King - publiée dans Danse Macabre, suivront trois films...
Le premier, Les évadés (The Shawshank Redemption) en 1994, autre adaptation du romancier à succès, devenu depuis un classique du cinéma : le film raconte l’amitié entre deux prisonniers cherchant à survivre dans un système carcéral brutal. Darabont y déploie un art tout en humanité, où l’espoir persiste face à l’injustice, porté par un duo magistral Tim Robbins et Morgan Freeman.
Suit La Ligne Verte (The Green Mile) en 1999, avec Tom Hanks et Michael Clarke Duncan : encore une adaptation de King, dotée d'un solide budget et un succès au box-office avec 286,8 M$. Le film, centré sur un gardien de prison confronté à un détenu doté de pouvoirs surnaturels, mêle émotion, fantastique et critique sociale avec une ampleur presque mythologique, soutenue par un casting remarquable et une mise en scène profondément empathique.
Mais avec The Majestic (2001) avec Jim Carrey, le réalisateur peine à trouver son public et c'est l’un de ses films les plus discutés, le seul non tiré d'un livre de King.
Pour The Mist, il adapte pour la troisième fois l'auteur, avec en transformant la fable moralisatrice en un cauchemar social filmé au ras du réalisme.
La genèse du film
Darabont caressait le projet du film depuis des années et n’a accepté d’aller de l’avant qu’avec la garantie d’un contrôle artistique réel en obtenant le montage final. Il commanda même une affiche au grand illustrateur Drew Struzan, affiche (visible dans les affiches sur cette page) que le studio refusa d’utiliser mais que Darabont paya de sa poche. Dès le début du film, on aperçoit l'atelier de David Drayton (Thomas Jane) dans sa maison, outre les affiches de The Thing (1982) de John Carpenter et du Labyrinthe de Pan (2006) de Guillermo del Toro, dessinées par Drew Struzan, trois autres affiches font clairement référence à d'autres livres de Stephen King.
Darabont garde le contrôle
Tourné à Shreveport, Louisiane, principalement autour du Supermarché Tom’s Grocery, qui a été démoli depuis, le film a mis à contribution une armée de figurants locaux (près d’une centaine) et une équipe technique soudée pour fabriquer, dans un décor banal, l’irréel d’un brouillard mortel. Contraint avec un budget serré du fait que plusieurs producteurs refusent le projet, Darabont fait un choix pour respecter un tournage limité à 6 semaines, il fait appel à l’équipe technique de la série The Shield (2002) alors en pause entre deux saisons. Habituée au rythme intense des tournages télévisés, elle a pu travailler avec une grande efficacité. De plus, l'’utilisation simultanée d’une équipe A et d’une équipe B a en outre permis de raccourcir notablement la durée du tournage.
Pour le choix esthétique : Darabont a préféré la pellicule 35 mm (Fuji Eterna 500T et Eterna 400T) pour leur texture granuleuse, idéale pour texturer son brouillard. Et pour la conclusion du film Darabont modifie profondément la fin du texte original de King et livre un final abrupt, nihiliste, qui a hérissé nombre de spectateurs (et que nous ne divulgâcherons pas ici), pourtant, Stephen King lui-même a dit apprécier ce changement, allant jusqu’à confesser qu’il aimerait pouvoir réécrire sa nouvelle pour y intégrer la variante cinématographique tant il jugeait l’impact dramatique réussi. Cette audace scénaristique a valu au film d’être longuement débattu à même choqué certains et fasciné d’autres , marquant durablement la réputation de Darabont comme metteur en scène prêt à trancher pour l’effet émotionnel maximal.
Sur le plan financier, The Mist fut un succès mesuré : réalisé pour un budget estimé à 18 millions de dollars, il en rapporta environ 57 dans le monde — suffisamment pour rembourser la mise et assurer une belle longévité en vidéo et diffusion, sans pour autant catapulter Darabont au rang des producteurs bankables.
Bestiaire hybride
Côté bestiaire, Darabont tenait absolument à éviter les "monstres génériques" : il voulait une écologie complète, une véritable faune extraterrestre surgissant d’un autre plan d’existence, cohérente dans son fonctionnement et dans son apparence. Pour donner vie à cet univers, il réunit une équipe d’artistes parmi les plus respectés du fantastique : Jordu Schell, connu pour son travail organique et biomorphique (notamment sur Avatar et Hellboy), élabore des silhouettes inquiétantes, inspirées autant de l’entomologie que de la faune abyssale ; Bernie Wrightson, illustrateur légendaire et collaborateur proche de Stephen King, apporte une dimension plus gothique et grotesque, ancrée dans le style body horror qu’il affectionnait.
À la tête de la conception des créatures sur le plateau, Greg Nicotero, futur maître d’œuvre des effets spéciaux de The Walking Dead avec un mélange animatroniques, prothèses, membres mécaniques et marionnettes grandeur nature pour donner un maximum de matière réelle aux acteurs. Cette approche permeettait de capter des réactions authentiques, car l’équipe voulait éviter les performances sur fond vert qui auraient atténué la tension et la crédibilité.
Un dessin de Bernie Wrightson © Tous droits réservés
Pas de monstres déjà vus
Les créateurs de The Mist tenaient à ce que les créatures ne soient pas de simples monstres, mais les membres d’un véritable écosystème venu d’une autre dimension. Comme l’explique Greg Nicotero : "Nous avons décidé que ces créatures n’étaient pas des monstres, mais des espèces animales venues d’une autre dimension, chacune avec sa propre forme et sa propre fonction. Leur comportement n’était donc pas meurtrier, mais instinctif : "Lorsqu’une créature tentaculaire attrapait un personnage, il s’agissait d’un acte exploratoire", précise-t-il, ajoutant que s’ils dévoraient quelqu’un, "c’était presque une méprise, comme une attaque de requin".
Cette vision s’accordait avec l’esprit du roman de Stephen King, où "ce n’étaient pas des horreurs lovecraftiennes, […] mais de simples êtres organiques avec leurs propres faiblesses". Frank Darabont a d’ailleurs travaillé en étroite collaboration avec King, lui envoyant croquis et photos pour valider la cohérence des designs.
Les tentacules en animatronique © Tous droits réservés
L’un des défis majeurs était de créer des créatures vraiment inédites. Darabont raconte : "De temps en temps, il y avait un croquis vraiment génial et je le lui envoyais en lui disant : Regarde ça. Voilà un aperçu de ce à quoi on pense.” » Le mot d’ordre était clair : éviter toute ressemblance avec des monstres déjà vus au cinéma. "Dès qu’un design ressemblait un peu trop à un monstre d’un autre film, on savait qu’il fallait s’en éloigner", explique le réalisateur. Grâce à la connaissance encyclopédique de Greg Nicotero en matière de cinéma de genre, l’équipe a pu explorer des directions véritablement originales.
Les tentacules en action / Extrait du film © Tous droits réservés
Pour renforcer l’ensemble, Darabont fait appel aux spécialistes du studio CaféFX, recommandés par Guillermo del Toro, qui avaient déjà travaillé sur Le Labyrinthe de Pan ou Sin City. Leur mission : intégrer des créatures numériques ultra détaillées tout en respectant la logique des effets pratiques, afin que digital et réel se fondent sans rupture de ton. Ils créent notamment les titans colossaux brumeux, les araignées lanceuses de filaments acides, les insectes lanternes et les tentacules géants qui attaquent le supermarché.
A l'écran, un bestiaire hybride, à la fois visible et insaisissable, où la brume devient un révélateur d’horreurs en mouvement. Cette alliance d’effets concrets et numériques donne aux créatures une présence physique troublante, renforçant la panique collective et le sentiment d’un monde surnaturel qui déborde sur le quotidien.
L'influence de Lovecraft
Si The Mist est avant tout un récit de Stephen King, Frank Darabont en propose une lecture où affleure une influence majeure : H. P. Lovecraft, maître de l’horreur cosmique. Le film se situe à la croisée de deux traditions : l’horreur américaine contemporaine, fondée sur la dynamique sociale et les mécanismes psychologiques, et l’angoisse métaphysique lovecraftienne, où l’humanité découvre qu’elle n’est qu’un élément insignifiant dans un univers dont elle ignore les lois.
Darabont ne cite jamais Lovecraft frontalement, mais son adaptation en porte profondément la marque, tant dans son bestiaire que dans sa structure narrative, sa philosophie de l’inconnu et la place centrale de la folie.
L'après The Mist
Après The Mist, Frank Darabont n’a plus réalisé de films de cinéma mais il a dirigé — et parfois écrit — plusieurs épisodes marquants de séries télévisées comme pour The Walking Dead (2010), où il réalise le premier épisode (“Days Gone Bye/Passé décomposé”), souvent considéré comme l’un des meilleurs pilotes de série de la décennie. Dans ce cadre quasi post-apocalyptique, sa mise en scène mélange réalisme, tension et solitude, avec une atmosphère proche de la SF horrifique.
Il y convoquera d'ailleurs plusieurs acteurs et actrices de The Mist comme Laurie Holden (Amanda Dunfrey dans The Mist
et Andrea — personnage régulier des saisons 1–3 de The Walking Dead), Melissa McBride, la mère de famille qui a ses enfants chez elle deviendra Carol Peletier, une figure emblématique de la série, Jeffrey DeMunn, un des habitants au supermarché deviendra Dale Horvath, un membre central du groupe dans les premières saisons de The Walking Dead.
Puis Mob City (2013) pour 2 épisodes : une série noire située dans le Los Angeles des années 1940, sur fond de mafia et de corruption policière. Darabont y retrouvera une esthétique classique du film noir, entre ombres tranchées, dialogues ciselés et ambiance rétro.
Laurie Holden , Melissa McBride, et Jeffrey DeMunn dans The Walking Dead (2010) dont Frank Darabont a réalisé le 1er épisode.
Voici trois moments emblématiques du film The Mist (attention spoilers) :
© Tous droits réservés
L'affiche refusée de l'illustrateur Drew Struzan
Ollie Weeks (Toby Jones) :
"Notre espèce est fondamentalement folle. Deux d'entre nous dans une pièce, finiront toujours par s'entretuer. On a créé la politique et la religion pour ça !"
Irène Reppler (Frances Sternhagen) :
"On pourrait croire que l'éducation des enfants serait une priorité dans ce pays, mais on se tromperait. Les gouvernements ont mieux à faire de notre argent, comme subventionner les entreprises ou fabriquer des bombes."
The Mist (id.), Frank Darabont, 2007,
Etats-Unis.
Son : Dolby Digital, SDDS, DTS. Format d'image : 1.85
Réalisateur : Frank Darabont. Durée : 2h06.
Productions : Dimension Films (présente), Darkwoods Productions, The Weinstein Company.
Distribution France : Twentieth Century Fox.
Producteurs : Frank Darabont, Liz Glotzer.
Co-producteur : Anna Garduno, Denise M. Huth, Randi Richmond
Producteurs exécutifs : Richard Saperstein, Bob Weinstein, Harvey Weinstein.
Producteur associé : Natalie Leech Rançosa.
Scénario : Frank Darabont d'après le roman de Stephen King.
Effets spéciaux (sociétés) : CafeFX (effets visuels), RotoFactory
(effets visuels additionnels), KNB EFX Group (design des créatures, effets spéciaux maquillage), Digital Dream (effets visuels additionnels), HimAnI Productions, Look Effects.
Directeur de la photographie : Rohn Schmidt.
Montage : Hunter M. Via.
Chef décorateur : Gregory S. Melton.
Direction artistique : Alex Hajdu.
Décorateur plateau : Raymond Pumilia.
Musique : Mark Isham.
Costumes : Giovanna Ottobre-Melton.
Maquillages : NC.
Casting : Deborah Aquila, Jennifer L. Smith, Tricia Wood.
Interprètes : Thomas Jane (David Drayton), Marcia Gay Harden (Mme Carmody), Laurie Holden (Amanda Dunfrey), Andre Braugher (Brent Norton), Toby Jones (Ollie Weeks), William Sadler (Jim), Jeffrey DeMunn (Dan Miller), Frances Sternhagen (Irene Reppler), Nathan Gamble (Billy Drayton), Alexa Davalos (Sally), Chris Owen (Norm), Sam Witwer (Private Jessup), Robert C. Treveiler (Bud Brown), David Jensen (Myron), Melissa McBride (La femme avec les enfants à la maison), Andy Stahl (Mike Hatlen), Buck Taylor (Ambrose Cornell), Brandon O'Dell (Bobby Eagleton), Jackson Hurst (Joe Eagleton), Brian Libby (Le biker), Susan Malerstein-Watkins (Hattie), Mathew Greer (Silas),
Juan Gabriel Pareja (Morales), Walter Fauntleroy (Donaldson), Amin Joseph (M.P.), Kelly Collins Lintz (Steff Drayton)…
Date de sortie française : 27 Février 2008.
Date de sortie USA : 21 Novembre 2007.
Date de l'édition Blu-Ray/DVD : 2 Décembre 2025.
Budget estimé : 18M$
Recettes mondiales : 57M$
Le visuel du contenu de l'édition Prestige et spéciale FNAC 4 Blu-Ray
L'Atelier d'Images proposait le 2 Décembre 2025, la réédition du film The Mist, rarement diffusé à la télévision en 3 éditions :
📀 Édition Prestige - Exclusivité FNAC - 2 4K Ultra HD + 2 Blu-ray - Versions couleurs et N&B - dans un boîtier métal SteelCase limité à 450 exemplaires contenant : le 4K Ultra HD du film en version couleurs (Dolby Vision et HDR10), le 4K Ultra HD du film en version N&B (Dolby Vision et HDR10), le Blu-ray du film en version couleurs, le Blu-ray du film en version N&B. Un must !
📀 Edition 2 4K Ultra HD + 2 Blu-ray - Versions couleurs et N&B.
📀 Edition DVD simple.
Le 4 Mai 2025, l'Atelier d'Images sort à nouveau le film dans une 📀édition Prestige 4K UHD
2 4K Ultra HD + 2 Blu-ray - Versions couleurs et N&B limitée à 1500 exemplaires et reprenant de l'édition spéciale FNAC à un prix attractif.
L'occasion de redécouvrir ce magnifique film fantastique et SF baignant dans les brumes d'un univers lovecraftien, dont la dernière édition, en DVD uniquement, remontait en 2009. L'image du film est tirée de la pellicule 35mm transférée en 4K HEVC - Dolby Vision, HDR10 au format d'origine 1.85 respecté.
🎙️Côté audio, les versions disponibles : version française en 5.1, version originale 5.1 sous-titrée, une piste dédiée au commentaire audio du réalisateur Frank Darabont et de Denise Huth (productrice) mais non sous-titré (dommage).
A partir du menu fixe avec bruitages en V.O. du film : accès au film (2h01'01"), versions et suppléments.
Menus du DVD / du menu des bonus du Blu-Ray 4K / et extrait du film © L'Atelier d'Images - Tous droits réservés
Une vraie mine d'informations dans les suppléments présents sur le DVD et le Blu-Ray (soit plus de 2h48 de bonus sur ce support)
- 😊 Concilier film d'auteur et série B par Julien Dupuy (42'30" / 2025 / VF / L'Atelier d'Images) : Julien Dupuy est journaliste cinéma depuis vingt ans, auteur et réalisateur de documentaires pour Arte, le groupe Canal et France TV, il a aussi travaillé sur les effets spéciaux au cinéma et signe une rubrique hebdomadaire pour le magazine Trois Couleurs dédiée à l'actualité des I.A. dans l’art. Le journaliste revient sur la genèse de The Mist pour Stephen King, avec des extraits du film. Vous aurez aussi des informations sur la version en noir et blanc du film qui était le premier choix de Darabont, une vraie version retravaillée en post-production et pas seulement une version couleur désaturée. Un contenu passionnant et inédit produit pour cette nouvelle édition 2025 du film par l'Atelier d'Images.
- 😊 Quand viennent les ténèbres - Making of (When Darkness Came - The Making of The Mist / 35'56" / VOST / 2007) : Frank Darabont (revient sur ses précédents projets et sur The Mist avec de larges extraits du tournage (on découvre le décor du supermarché), des effets spéciaux utilisés (les monstres du film dévoilés), le tout entrecoupé d'interviews de toute l'équipe du film et d'extraits du film. Un vrai making-of instructif et complet!
- Conversation entre Stephen King et Frank Darabont (11'47" / VOST) : à l'occasion de la sortie du film en 2007, l'auteur et le réalisateur évoquent les influences de The Mist, comme la série Panique (Panic!), une anthologie de mystère américaine en 31 épisodes de 30 minutes, créée par Al Simon et diffusée du 5 mars 1957 au 7 septembre 1958 sur le réseau NBC, restée malheureusement inédite dans les pays francophones. Les deux amis partagent aussi leurs souvenirs de l'adaptation de Carrie au bal du diable (1974), premier roman de King.
- Bandes-annonces (6'58" / VOST) : trois bandes annonces du film enchaînées.
Extrait du bonus avec Julien Dupuy / Extrait du making of © L'Atelier d'Images - Tous droits réservés
Les bonus uniquement présents sur le Blu-Ray de l'édition Prestige et Spéciale FNAC :
- Scènes supprimées avec commentaire audio optionnel de Frank Darabont (14’47")
- Apprivoiser la bête : Making of de la scène 35 (12’10") : 6 jours de tournage pour une scène emblématique de 10 minutes, l'attaque des créatures ici disséquée.
- Appréciation d’un artiste : Commentaires de Drew Struzan (7’31"), le créateur des affiches mythiques d'Harry Potter, Indiana Jones, E.T. et de plusieurs épisodes de Star Wars, explique le travail créatif sur l'affiche de La Tour Sombre visible dans le film. Guillermo Del Toro témoigne aussi du talent de l'artiste.
- Les Monstres sont parmi nous / Monster Among Us : Les effets spéciaux et les créatures (12’44") : Le réalisateur explique le travail de création des créatures de Greg Nicotero (KNB), réalisateur de seconde équipe et créateur des effets spéciaux et des marionnettes animatroniques, et Bernie Wrightson, artiste designer des créatures, l'illustrateur de la Créature du Marais/Swamp Thing et qui concevra ensuite de nombreux décors et créatures pour le septième art (Ghostbusters par exemple), illustré des chefs-d'œuvre de l'épouvante tel Frankenstein, sans pour autant abandonner ceux qui ont construit sa légende, les comics comme la série Batman-Aliens.
Extrait du bonus L'horreur en grand © L'Atelier d'Images - Tous droits réservés
- L’Horreur en grand : Les effets visuels / The horror of it all, the viual FX of The Mist (16’02") : Les EFX de CafeFX, qui avaient réalisés les effets spéciaux du Labyrinthe de Pan (2006) de Guillermo Del Toro, sont expliqués en détail.
Extrait du bonus Webisodes L© L'Atelier d'Images - Tous droits réservés
- 😊 Webisodes (10’16") : 3 courts métrages enchaînés sur le plateau de tournage du supermarché de Shreveport, Frank Darabont explique les scènes qui vont être filmées. On y découvre Eric Powell, le créateur de The Goon (Dark Horse) embauché comme secoueur de rayons du supermarché afin de simuler un tremblement de terre, puis la scène de l'homme enflammé et l'affrontement de l'actrice Frances Sternhagen avec l'araignée de la pharmacie sont montrées en tournage.
- Bandes annonces et promos
L'Atelier d'Images nous propose une édition ultra complète du film The Mist. Les bonus démontrent que Frank Darabont a su s'entourer d'une équipe d'artistes qui ont indéniablement participé à la réussite du film.
*Le hors-champ est la partie de la scène qui n'apparaît pas dans un plan d'un film parce qu'elle n'est pas interceptée par le champ de l'optique de la caméra que ce champ soit invariable (plan fixe), ou variable (plan où la caméra effectue un mouvement (panoramique et/ou travelling) et/ou un zoom).
Rechercher sur SFStory :
Chers visiteurs, chères visiteuses de la planète Terre*, nous avons créé ce site avec passion pour vous offrir des informations sur les films de 🛸 science-fiction et de 🤖 fantastique.
Pour nous aider à faire vivre SFStory, tous vos achats par l'intermédiaire des liens images ci-dessous, nous permettrons de mettre du carburant écologique dans notre vaisseau spatial 🚀 mais nous permettrons surtout de développer le site pour continuer à répondre à vos attentes. D'avance, un grand merci pour votre soutien !
* 🌍Terre : troisième planète du Système Solaire du Nuage d’Oort dans le bras d'Orion de La Voie Lactée, du Superamas de la Vierge , dans le Superamas de Laniakea de l'univers connu.
SFSTORY - Le meilleur de la science-fiction
Toutes les photographies et jaquettes de ce site web sont protégées par les lois sur le copyright. Tous documents visuels de ce site sauf mentions particulières sont la propriété des auteurs ou des studios de cinéma respectifs. Vous n'êtes autorisés à télécharger et à imprimer tous les documents visuels que pour une utilisation dans le cadre privé. Pour les jaquettes (covers), uniquement dans le cadre d'un remplacement d'un original perdu ou détérioré. L'éditeur de ce site ainsi que son hébergeur ne sauraient être tenus pour responsable d'une utilisation autre que celle prévue dans cette mise en garde.
Les textes du site sauf mentions particulières du nom de l'auteur de certains articles ou critiques sont la propriété du sitemestre.
Les liens externes pour des sociétés ou des sites à caractères commerciaux ne sont là que pour vous informer de la possibilité de visionner les livres, films ou séries TV nommés. SF-Story ne peut être tenu responsable des transactions effectuées à partir de ces liens. Vous devez accepter ces conditions pour accéder au site.
SF Story n'a qu'un seul but : vous faire apprécier le cinéma de science-fiction!