PLANETES (2025)


L'histoire

Quatre graines de pissenlit rescapées d’explosions nucléaires qui détruisent la Terre, se trouvent projetées dans le cosmos.

Après s’être échouées sur une planète inconnue, elles partent à la quête d’un sol propice à la survie de leur espèce.


L'AVIS DE SF-STORY

POINTS POSITIFS ET NEGATIFS

+ Le film condense deux ans et demi d’observation du vivant en une expérience sensorielle , grâce au respect des rythmes naturels, plantes et animaux deviennent les véritables protagonistes d’un récit qui révèle l’invisible et transforme la nature en actrice centrale. 

HORS-CHAMP*

Une odyssée microscopique

 

Dendelion, Baraban, Léonto et Taraxa, quatre graines de pissenlit

rescapées d’explosions nucléaires qui détruisent la Terre, se trouvent projetées dans le cosmos. Après s’être échouées sur une planète inconnue, elles partent à la quête d’un sol propice à la survie de leur espèce. Mais les éléments, la faune, la flore, le climat, sont autant d’embûches qu’elles devront surmonter.

Une odyssée dans un monde microscopique et imaginaire,

riche en émotions, pour évoquer les enjeux des migrations

environnementales. Un récit sur la difficulté à trouver son chez-soi, un territoire où s’installer.

Détournement de l'imagerie scienctifique

 

Élevée entre le Japon et la France, la réalisatrice Momoko Seto a grandi dans un constant entre-deux culturel, scolarisée dans un lycée français à Tokyo tout en étant profondément imprégnée des traditions japonaises. Cette double appartenance, vécue comme une identité fragmentée, a très tôt nourri chez elle une réflexion intime sur le déracinement, l’errance et la recherche d’un ancrage. Son arrivée en France à l’âge de 19 ans marque un tournant : c’est à ce moment-là qu’émerge le désir de transformer cette expérience personnelle en matière artistique, en s’appuyant sur la métaphore végétale des "racines", centrale dans la langue japonaise, pour interroger l’idée d’enracinement à la fois physique et psychologique.

Dans son travail cinématographique, et plus particulièrement dans le long métrage Planètes, Momoko Seto prolonge cette quête à travers une exploration sensorielle du monde du vivant. En utilisant des techniques comme le time-lapse, la macro ou le ralenti extrême, elle détourne l’imagerie scientifique pour créer des paysages monumentaux à partir d’éléments minuscules, brouillant volontairement les frontières entre réel et imaginaire. Le film se déploie alors comme une épopée écologique et poétique, retraçant symboliquement l’évolution de la Terre et posant une question essentielle et contemporaine : où et comment vivre sur une planète abîmée, dont les fondations mêmes — le sol et les racines — ne peuvent plus être considérées comme acquises.

Tournage hors norme

 

Le tournage s’est déployé sur une durée et un territoire hors normes : trois semaines en Islande, douze semaines au Japon, trois semaines à Roscoff, puis pas moins de trente-cinq semaines en Bourgogne. Des glaciers et icebergs menacés par la crise climatique aux rives d’une rivière de pierres volcaniques, d’une grotte gelée islandaise à une île subtropicale du Pacifique, d’une baie où les calamars lucioles s’échouent après la ponte à une station marine du XIXᵉ siècle, sans oublier un château orné de pivoines, le film s’est nourri de paysages d’une diversité saisissante.

À la frontière entre robotique et nature sensible, le projet a réuni une équipe aussi atypique que passionnée : botaniste, décorateur, ingénieurs, naturalistes, chercheurs, apiculteurs, pépiniéristes, menuisiers et techniciens du cinéma ont travaillé de concert. Tout au long du tournage, les décors étaient filmés vides, les personnages étant imaginés pour être intégrés plus tard en post-production, laissant place à une construction patiente et émotionnelle du récit. Le film s’est ainsi élaboré dans le temps, image après image, comme un tirage argentique sur papier baryté révélant lentement sa forme dans le bain, chaque plan devenant la superposition délicate de lieux, d’instants et de fragments captés avec une infinie patience.

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PHOTOS

Miyu Productions, Ecce Films / Gebeka Films © 2025  - Tous droits réservés.

AFFICHES


GENERIQUE

Planètes (id.), 2025, Momoko Seto, France/Belgique.

Autres titres : Dandelion's Odyssey.

Son : NC. Format d'image : Couleurs.

Réalisateur :  Momoko Seto. Durée : 1h16.

Productions : Ecce Films, Miyu Productions en co-production avec Arte France Cinéma, Umedia, et le support de la Fondation GAN pour le Cinéma.

Distribution France : Gébéka Films.

Producteurs : Pierre Baussaron, Emmanuel Chaumet, Emmanuel-Alain Raynal, Bastien Sirodot.

Co-producteur : Cédric Iland.

Assistante co-producteur : Juliette Matrige.

Producteurs associés : 

Producteur co-exécutif : Nora Chabert.

Scénario : Alain Layrac, Momoko Seto en collaboration avec : Mariette Désert.

Directeur de la photographie : Elie Levé.

Direction artistique

Chef décorateur : 

Décorateur plateau : Alexandre Delauw-Rivière, Nils Dupré, Raffaella Tringali, Surya David White.

Effets spéciaux (sociétés) : Reepost Prod., WAOOH! (animation).

Effets spéciaux (techniciens) : Anissa Boutelaa (VFX Production Manager), Emma Carmona (Artiste éclairage), Julie Hugonnard-Cotton (composition numérique), Dexter Alexandru Manea (Artiste FX), Johann Roche (supervision des effets spéciaux).

MontageCatherine Aladenise, Michel Klochendler.

Musique : Nicolas Becker, Quentin Sirjacq.

 

Date de sortie française : 11 Mars 2026.

Budget estimé : NC.



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*Le hors-champ est la partie de la scène qui n'apparaît pas dans un plan d'un film parce qu'elle n'est pas interceptée par le champ de l'optique de la caméra que ce champ soit invariable (plan fixe), ou variable (plan où la caméra effectue un mouvement (panoramique et/ou travelling) et/ou un zoom).