Un homme barbu et vêtu dans une tenue bizarre débarque dans un restaurant de Los Angeles en affirmant venir du futur pour une raison urgente : arrêter une intelligence artificielle qui a plongé l’humanité dans le chaos...
Il annonce à l’assemblée médusée qu’il a déjà tenté 117 fois de former la bonne équipe pour sauver le monde, mais sans succès ; cette 118ᵉ tentative pourrait être la bonne. Il persuade alors les clients du diner, des individus ordinaires et désabusés, de le rejoindre dans sa mission.
POINTS POSITIFS ET NEGATIFS
+ Un mélange entre le voyage temporel, la satire sur l’IA et humour absurde qui offre plusieurs séquences inventives et un Sam Rockwell habité!
- Un trop plein d'idées ?
Mission : Sauver le futur !
Un homme entre dans un restaurant de Los Angeles. Ce qui ressemble d'abord à un braquage se révèle rapidement être une mission bien plus étrange : l'homme, se disant venu du futur, doit recruter parmi les clients présents la combinaison parfaite de personnes pour une mission nocturne visant à sauver le monde d'une intelligence artificielle. C'est sa 117e tentative, toutes les précédentes ont échoué, mais avec un peu de persuasion et la douce menace de faire sauter le restaurant suffisent à convaincre les volontaires. Cette équipe hétéroclite se lance alors dans une aventure dystopique...
Sur le fond, Good Luck, Have Fun, Don’t Die se situe à la croisée de plusieurs influences, de L'Armée des 12 singes à Un Jour Sans Fin, mêlant voyage temporel, satire technologique et comédie absurde, tout en interrogeant notre dépendance aux écrans et aux IA.
Retour vers le Futur selon Verbinski
Après près d’une décennie d’absence derrière la caméra, le fougueux réalisateur Gore Verbinski, connu pour des blockbusters comme le réussi Pirates des Caraïbes : La Malédiction du Black Pearl (2003), il s'est fait peu à peu un nom en jonglant avec les genres : l'horreur avec le remake de The Ring (2002), le film Rango (2011) pour lequel il remporte l'Oscar du meilleur film d'animation. Ses films suivants : The Lone Ranger (2013) et A Cure for Life (2016) sont plus fraichement par la critique et le public. Ce nouveau film est une étape particulière dans sa carrière : son premier projet indépendant, avec un budget relativement modeste estimé à 23 millions de dollars.
Il revient donc avec une science-fiction décalée qui secoue les clichés du genre : Good Luck, Have Fun, Don’t Die est un mélange de comédie, d’action et de satire dystopique, surfant sur nos peurs actuelles, en particulier celles liées à l’IA et à la dépendance numérique.
Dopé par la montée de l'IA
À l’origine, le scénariste Matthew Robinson avait imaginé un pilote de série télé intitulé "Don’t Trust Anyone Under 30", centré sur un étudiant en littérature cherchant à créer des liens à travers les livres. Mais jugeant le concept trop limité pour tenir sur la durée, il revoit sa copie : l’histoire se recentre sur un homme venu du futur, enrichie de nouvelles situations plus ambitieuses. Développé un temps chez 3 Arts Entertainment, le projet évolue progressivement vers un long métrage.
Avec la montée en puissance très rapide de l’intelligence artificielle dans le monde réel, les producteurs décident d’accélérer la mise en production, conscients que le sujet pourrait vite perdre de son actualité s’il tardait trop.
En février 2024, Gore Verbinski est officiellement annoncé à la réalisation, entouré d’un casting comprenant Sam Rockwell, Haley Lu Richardson, Michael Peña, Zazie Beetz et Juno Temple. Le producteur Erwin Stoff, après plusieurs désistements, soumet le scénario à Verbinski, qui répond avec un enthousiasme immédiat. L’arrivée de la productrice Denise Chamian, collaboratrice régulière du cinéaste, permet de consolider l’équipe artistique. L’engagement de Sam Rockwell finit de convaincre Constantin Film de financer entièrement le film, pour un budget estimé à 20 millions de dollars.
Déjà liés
Plusieurs connexions amusantes, Sam Rockwell et Zazie Beetz avaient déjà partagé l’affiche vocale des films d’animation Les Bad Guys (2022) et Les Bad Guys 2 (2025). Trois des acteurs principaux ont un pied dans l’univers Marvel : Sam Rockwell incarnait Justin Hammer dans Iron Man 2, Michael Peña jouait Luis dans Ant-Man et sa suite, tandis que Zazie Beetz interprétait Domino dans Deadpool 2, un film qui, hasard intéressant, mettait lui aussi en scène un voyageur temporel décidé à infléchir le futur !
© Briarcliff Entertainment. Tous droits réservés.
Good Luck, Have Fun, Don't Die (id.), Gore Verbinski, 2025, Allemagne/Etats-Unis.
Son : NC.. Format d'image : 2.39.
Réalisateur : Gore Verbinski. Durée : 2h14.
Productions : 3 Arts Entertainment, Blind Wink Productions, Constantin Film, Robert Kulzer Productions, WAM Films.
Distribution France : NC.
Producteurs : Oliver Berben, Denise Chamian, Ronnie Exley, Warren Goz, Samuel Hall, Robert Kulzer, Oliver Obst, Erwin Stoff.
Producteurs exécutifs : George Parra, Matthew Robinson, Jeremy Ross, Michael Rothstein, Richard S. Wright.
Producteurs associés : Yaeji Cha.
Producteurs délégués : Megan Korzynski (Afrique du Sud).
Scénario : Matthew Robinson.
Effets spéciaux (sociétés) : Digital Storm Pictures, Ingenuity Studios (effets visuels).
Directeur de la photographie : James Whitaker.
Montage : Craig Wood.
Musique : Geoff Zanelli.
Chef décorateur : David Brisbin.
Direction artistique : Cecelia van Straaten.
Décorateur plateau : Renate Schulz.
Costumes : Neil McClean.
Maquillages : Cailin Nicolson.
Casting : Francesca Bradley, Denise Chamian, Liz Ludwitzke, Orla Maxwell.
Interprètes : Sam Rockwell (L'homme du futur), Juno Temple (Susan), Haley Lu Richardson (Ingrid), Michael Peña (Mark),
Zazie Beetz (Janet), Asim Chaudhry (Scott), Tom Taylor (Tim), Georgia Goodman (Marie), Daniel Barnett (Bob), Artie Wilkinson-Hunt (Garçon AI), Riccardo Drayton (Darren), Dominique Maher (Samantha), David Sturzaker (Henry)...
Date de sortie française : 15 Avril 2026.
Date de sortie US : 13 Février 2026.
Budget estimé : 20M$.
Recettes mondiales : NC.
*Le hors-champ est la partie de la scène qui n'apparaît pas dans un plan d'un film parce qu'elle n'est pas interceptée par le champ de l'optique de la caméra que ce champ soit invariable (plan fixe), ou variable (plan où la caméra effectue un mouvement (panoramique et/ou travelling) et/ou un zoom).
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