MINORITY REPORT (2002)


L'histoire

 

En 2054, la section Pre-Crime de la police du district de Columbia est capable de prévoir les crimes à venir, grâce aux visions conjointes de trois "Pre-Cogs" (ou précognitifs) récupérées sur écrans de verre. Depuis son quartier général, cette unité menée par le détective John Anderton s'affaire à analyser les indices laissés par les médiums pour empêcher les meurtres...

 


L'AVIS DE SF-STORY*****

POINTS POSITIFS ET NEGATIFS

+ Equilibre remarquable entre spectacle et réflexion, Minority Report conjugue des scènes d’action virtuoses avec une véritable interrogation philosophique sur le libre arbitre, la responsabilité et les dérives sécuritaires.

- Quelques facilités dans le scénario. 

 

En 2002, à peine un an après la sortie de A.I. Intelligence ArtificielleSteven Spielberg signe un autre film science-fiction d’une grande maturité. Dès les premières images, le ton diffère radicalement du film précédent : ici, l’action jaillit sans attendre : courses poursuites haletantes, affrontements musclés, tension permanente. Mais réduire Minority Report à une simple succession de séquences spectaculaires serait une erreur grossière, Spielberg réussit un mariage rare entre le souffle de l’action et la profondeur de la réflexion, un équilibre devenu presque impossible dans la production de science-fiction du début du XXIᵉ siècle, souvent noyée sous les démonstrations numériques.

Le film regorge d’inventions visuelles saisissantes sans jamais se laisser dominer par ses effets spéciaux. La scène où John Anderton (Tom Cruise) manipule les visions de crimes à l’aide de gants optiques, faisant défiler les images sur un écran translucide, est emblématique : sous la direction d’un cinéaste moins inspiré, elle aurait pu sombrer dans la froideur démonstrative. Spielberg, lui, la transforme en ballet cinétique, sublimé par les accents du Lac des cygnes de Tchaïkovski. Les effets spéciaux, toujours au service du récit, accompagnent l’action sans jamais l’écraser.

On ne peut s’empêcher de constater que Spielberg triomphe là où d’autres se perdent. La lisibilité des poursuites — notamment le vertigineux ballet aux jet packs ou la fuite sur les autoroutes verticales — impressionne par sa fluidité. L’intelligence du scénario culmine dans la séquence du centre commercial, lorsque Anderton, guidé par les visions d’Agatha (Samantha Morton), déjoue ses poursuivants. Certes, quelques invraisemblances subsistent, comment un système de surveillance total n’a-t-il pas immédiatement bloqué ses accès ? mais ces failles restent mineures face à la solidité d’ensemble. 

Au-delà du spectacle, Spielberg interroge les dérives d’une société obsédée par la sécurité. Dans ce monde de 2054, chaque individu est reconnu, tracé, dirigé par des systèmes centralisés : que devient alors l’intimité ? La scène des araignées-robots, traquant un suspect dans un immeuble, illustre magistralement cette intrusion technologique. Entre grotesque et tragique — un couple interrompant sa dispute, des enfants terrorisés, un homme imperturbable sur ses toilettes — le réalisateur capte une humanité exposée, disséquée, vulnérable.

Mais Minority Report ne se limite pas à une critique de la société sécuritaire : il questionne aussi le libre arbitre. Si l’on peut prédire un crime avant qu’il ne soit commis, s’agit-il encore d’un crime ? Peut-on échapper à un avenir annoncé ? D’abord convaincu de l’infaillibilité des Pré-Cogs, Anderton voit peu à peu ses certitudes vaciller. À travers lui, Spielberg explore les tensions entre déterminisme et responsabilité individuelle.

Œuvre dense et ambitieuse, Minority Report demeure l’un des films les plus complexes de son auteur. Il conjugue spectacle et pensée avec une rare élégance, offrant une définition lumineuse de la science-fiction : un miroir tendu à notre présent, révélant comment une technologie nouvelle pourrait bouleverser en profondeur nos rapports humains et notre conception même de la liberté.

HORS-CHAMP*

Les précognitifs

 

En 2054, la section Pre-Crime de la police du district de Columbia est capable de prévoir les crimes à venir, grâce aux visions conjointes de trois "Pre-Cogs" (ou précognitifs) récupérées sur écrans de verre. Depuis son quartier général, cette unité menée par le détective John Anderton (Tom Cruise) s'affaire à analyser les indices laissés par les médiums pour empêcher les meurtres.

En six années d'expérience dans la capitale du pays, les Pre-Cogs n'ont jamais commis d'erreur et aucun crime n'y a été enregistré. Aussi son directeur, Lamar Burgess (Max Von Sydow), s'apprête-t-il à proposer ce système infaillible à la nation, avec le soutien indéfectible d'Anderton, toujours hanté par l'enlèvement de son fils Sean, six ans plus tôt. 

La Pre-Crime attire donc toute l'attention sur elle et particulièrement celle du Département de la Justice et d'un agent fédéral, Danny Witwer (Colin Farrell), à la recherche d'une faille. Celle-ci ne tarde pas à se présenter lorsque John Anderton est désigné comme étant le coupable du meurtre d'un certain Leo Crow qu'il commettra dans moins de 36 heures... un homme qu'il ne connaît pourtant pas.

Anderton est forcé de fuir et d'échapper à un monde ultra surveillé, où vos yeux trahissent votre identité et votre localisation. Si, comme il l'espère, la prédiction s'avère erronée, sa confiance aveugle dans ce système est remise en question, et sa quête de vérité le conduira à de stupéfiantes révélations.

Explications sur le titre

 

Dans cette société futuriste, tous les verdicts sont prononcés par trois juges. La décision de deux d'entre eux prévalant sur celle (contraire) du troisième, qui se trouve donc en minorité. Dans le cas de désaccord entre les deux parties opposées, le troisième juge établit un rapport "minoritaire", apportant des preuves irréfutables afin d'établir un nouveau procès. C'est ce rapport que l'officier Anderton va rechercher durant le film.

De la nouvelle de Philip K. Dick au thriller futuriste : la réinvention de Minority Report

 

Le titre "The Minority Report" vient d'une nouvelle éponyme de Philip K. Dick écrite en 1954 et parue en 1956 dans le magazine américain "Fantastic Universe". De la nouvelle originale de trente pages, les scénaristes, Scott Franck et John Cohen, n'ont pas conservé les traits du personnage original, un sexagénaire pré-retraité chauve et bedonnant. De même pour les fameux Pré-cogs qui sont dans le livre des mutants à la tête démesuré et au corps difforme, véritables légumes asservis à leur seule tâche de prévisionnel du futur criminel. Scott Frank, le scénariste majeur, explique ses choix narratifs :"Je me suis dit : mais qui va croire cette histoire? Le concept présenté par Dick était fort, mais la notion d'être arrêté pour un crime que l'on n'a pas commis ne me suggérait pas une histoire suffisamment intéressante. J'ai pensé que l'histoire devait comporter d'autres personnages. J'ai réinventé le héros, l'homme brisé par le chagrin et le remords, provoqués par la mort de son fils."

Au sujet de l'auteur, John Underkoffler, professeur au M.I.T. (Massachussets Institute of Technology) et consultant sur Minority report note : "Philip K. Dick est une des rares personnes qui ait compris que la bonne science-fiction est en fait la science-fiction sociale. La technologie est un reflet ou un écho de ce qui se passe dans la société. Dick était intéressé par ses effets anthropologiques."

Spielberg, Cruise et Philip K. Dick

 

Lorsque les noms de Steven Spielberg et Tom Cruise apparaissent côte à côte au générique, le succès semble presque inévitable — surtout lorsqu’il s’agit d’un film de science-fiction puisant dans l’imaginaire visionnaire de Philip K. Dick. L’auteur, déjà porté à l’écran par Ridley Scott (Blade Runner) et Paul Verhoeven (Total Recall), a souvent inspiré un cinéma à la fois spectaculaire et métaphysique. Pourtant, à l’origine de Minority Report, on trouve d’abord l’enthousiasme de Tom Cruise. Durant le tournage de Eyes Wide Shut, l’acteur découvre la nouvelle de Dick et, séduit, propose immédiatement à Spielberg de l’adapter. Les deux hommes rêvaient de collaborer depuis leur rencontre en 1983 ; ce projet devient enfin le terrain idéal, même si sa mise en chantier est retardée de deux ans, chacun étant engagé sur Mission: Impossible 2 et A.I. Intelligence artificielle. 

Au-delà de son casting prestigieux, Minority Report s’impose comme une œuvre dense et ambitieuse. Spielberg y imagine Washington en 2054, où le département de la Precrime, dirigé par Lamar Burgess, a éradiqué les homicides grâce aux visions de trois Pré-Cogs capables d’anticiper les meurtres. John Anderton (Tom Cruise), enquêteur vedette du programme, incarne la foi absolue dans ce système présenté comme infaillible. Mais l’arrivée d’Ed Witwer (Colin Farrell), chargé d’évaluer la fiabilité du dispositif en vue de son extension nationale, installe un climat de doute et de tension politique.

Visuellement, le film marque par son esthétique froide et presque monochrome, conçue par le directeur de la photographie Janusz Kamiński. Déjà collaborateur de Spielberg sur Il faut sauver le soldat Ryan et A.I. et sur ses films à venir, il confère à l’ensemble une texture délavée, presque clinique, qui accentue l’impression d’un monde déshumanisé. Dans cette société sous contrôle permanent, la technologie imprègne chaque recoin du quotidien : reconnaissance rétinienne, publicités personnalisées, surveillance omniprésente. Spielberg transpose ainsi à l’écran l’angoisse dickienne d’un futur dominé par l’œil de Big Brother, où la sécurité absolue menace de dissoudre l’intimité et la liberté individuelle.

Spielberg : immersion dans l'univers de P.K.Dick

 

Trois ans aupravant, Spielberg s'est réuni avec une équipe de seize experts du futur dans un hôtel de Santa Monica pour un brainstorming sur ce que serait notre monde en l'année 2054 pour lui. Cette équipe était composée de Neil Gershenfeld du Media Lab-MIT (le créateur du concept du Fab Lab); Shaun Jones, directeur de recherche biomédicale du DARPA (Agence des Projets de défense avancés); William Mitchell, le doyen de l'école d'architecture -MIT; Peter Calthorpe, un évangéliste du nouvel urbanisme et Jaron Lanier, un des pionniers de la réalité virtuelle.

Steven Spielberg souhaitait que le public reconnaisse en Minority Report "une extension du monde actuel". Spielberg explique avoir voulu que "cet environnement, très touffu, très détaillé, soit perçu comme une évidence, qu'on finisse par l'oublier pour concentrer toute son attention sur le mystère.". John Underkoffler, professeur au M.I.T. (Massachussets Institute of Technology) et consultant sur le long métrage, déclare quant à lui que "le monde de Minority Report est plus réaliste, plus âpre, plus nuancé que celui que nous présentent si souvent les utopistes. Il constitue une toile de fond passionnante." 

Anecdotes sonores

 

L’une des séquences les plus marquantes du film reste celle où une nuée d’araignées mécaniques traque John Anderton. Pour donner une identité sonore crédible à ces créatures, une équipe de chercheurs de l’université de Cornell est parvenue à capter et restituer les sons, normalement imperceptibles pour l’oreille humaine, produits par de véritables arachnides. Gary Rydstrom, sound designer du film, précise qu’ils ont "réalisé de magnifiques enregistrements d’araignées en mouvement ou occupées à leurs divers rituels". Ces bruits authentiques possèdent, selon lui, "un caractère étrangement mécanique, qui évoque parfois le ronflement d’un petit moteur", preuve que la nature constitue "une fascinante et inépuisable sonothèque".

La partition de John Williams, d’une grande finesse, dialogue subtilement avec l’héritage sonore de la science-fiction, évoquant par instants l’atmosphère créée par Vangelis dans Blade Runner, notamment lors de l’ouverture, où des sons étouffés émergent d’un écran noir avant le fondu vers la première scène. Spielberg confiait à ce sujet : "C’est sa première partition en noir et blanc. Alors que toutes ses partitions antérieures étaient, selon moi, “en couleur”, celle-ci est plus expérimentale. On la ressent davantage qu’on ne l’entend."

Le film intègre également une chanson traditionnelle suédoise, interprétée par Greta van Eyck (Caroline Langerfelt) lors de la visite d’Anderton chez le Dr Solomon pour l’échange oculaire. 

Les visions Pré-Cogs

 

Dans les scènes où Anderton manipule les visions des Pré-Cogs, la bande-son fait entendre la Symphonie n°8 de Schubert, dite " Inachevée", renforçant l’idée d’un futur suspendu et incertain.

Le terme de "Pre-Cogs" abréviation de visions pré-cognitives a déjà été employé par de nombreux écrivains du roman policier : Dashiell Hammett (Le Faucon Maltais), Arthur Conan Doyle (Sherlock Holmes), et Agatha Christie (Le Meurtre dans l'Orient Express) avaient utilisé le terme auparavant.

Enfin, le design des accessoires ancre le film dans un futur plausible : les discrets téléphones auriculaires, souvent utilisés par Lamar Burgess (Max von Sydow), sont en réalité des écouteurs Bang & Olufsen débarrassés de leurs câbles, tandis que les supports de stockage de données ne sont qu’une version plastifiée des Pocket Zip d’Iomega — preuve que l’anticipation de Spielberg s’appuie souvent sur des technologies bien réelles, subtilement détournées.

Filiations obligées

 

Dans le film, de nombreuses références à trois films mythiques de la S-F, Blade Runner, 2001, l'odyssée de l'espace et Orange Mécanique, sont disséminées :

Deux films commencent par un gros plan sur un œil et le leitmotiv de l'œil est omniprésent ; le personnage de Rutger Hauer dans Blade Runner rend visite à l'ingénieur génétique qui a créé ses yeux artificiels, Tom Cruise (Anderton) va voir le toubib qui a remplacé ses yeux ; les deux films présentent deux détectives qui font une découverte principale grâce au reflet dans le miroir d'une femme présente à l'arrière-plan de la scène du crime qu'ils regardent.

Après leur rencontre, Cruise conduit Crowe en voiture et ils traversent un paysage verdoyant, il déclare "Nous allons dans un endroit sûr". Une scène identique est présente dans la scène finale de Blade Runner (première version cinéma de 1982).

Trois références également à Orange Mécanique : l'agent de la prison auquel Anderton rend visite acquiesce par un "Dac O' Dac" que les fans du chef d'oeuvre de Kubrick auront identifié. Lors de l'opération chirurgicale d'Anderton, ses yeux sont écartés avec un ustensile déjà utilisé Orange Mécanique. Le nom de Burgess interprété par Max von Sydow est également celui d'Anthony Burgess, qui a écrit une histoire semblable de contrôle du crime avec Orange Mécanique.

Anecdotes, caméos et bugs!

 

Cinq autres films de Tom Cruise l'ont fait apparaître avec un visage masqué ou déformé sur l'affiche américaine : Mission: Impossible (1996), Eyes Wide Shut (1999), Mission Impossible II (2000) et Vanilla Sky (2001)

Dans la dernière scène du film, la caméra se déplace peu à peu et la vision s'éloigne de la maison. Juste avant, on voit la cheminée à l'arrière-plan. Les flammes dans la cheminée forment les lettres A et I, de lettres, probablement une référence au film précédent de Spielberg : AI, Intelligence Artificielle (2001)!

Le film projeté sur le mur de l'appartement du Dr.Solomon qui montre un homme dans un baignoire japonaise est La Maison de Bambou de Samuel Fuller (1955).

La scène dans le métro où Anderton est reconnu sur la photo d'un journal est un hommage au film Le Fugitif (1993) dans lequel Dr. Kimble (Harrisson Ford) est reconnu dans la même manière. 

Caméos

 

Au détour de quelques scènes, plusieurs acteurs et actrices connus font une apparition notamment Cameron Diaz (à gauche sur la photo, alors âgée de 29 ans) est une femme bonde qui s'assied près de l'homme qui observe Anderton dans le train, Cameron Crowe, le réalisateur de Tom Cruise pour Vanilla Sky et Jerry Maguire, apparaît lui aussi dans le train, et reconnaît Anderton, en le regardant par dessus son journal. A noter que Spileberg avait fait le même coup pour Vanilla Sky, en y faisant une fugitive apparition surprise. Paul Thomas Anderson, qui a dirigé Tom Cruise dans Magnolia, apparaît également.

BANDE-ANNONCES

PHOTOS

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AFFICHES

CITATIONS

Lors de la scène entre John Anderton (Tom Cruise) et l'inspecteur Witwer (Colin Farrel), Anderton lance une boule de Pre-Crime sur la goulotte en verre de l'écran de vision des Pre-Crime. La boule va tomber mais Witwer la rattrape in extremis.

- "Pourquoi vous l'avez rattrapée ?" questionne Anderton.

- "Parce qu'elle allait tomber", répond Witwer.

- "Vous en êtes certain ?"

- "Oui"

- "Mais elle n'est pas tombée... Vous l'avez rattrapée. Le fait que vous empêchiez les choses d'arriver n'empêche pas le fait qu'elles devaient arriver." déclare Anderton.


Steven Spielberg, réalisateur :

"Philip K.Dick est un auteur, sombre, pessimiste, torturé... J'ai vraiment aimé m'attaquer à ce film, différent de tous ceux que j'ai pu faire jusqu'à présent. A ce stade de ma carrière, j'ai tout le loisir d'explorer des chemins que je n'avais sans doute pas eu le courage d'explorer auparavant."

 

"La prophétie de George Orwell finira par se réaliser au XXI è siècle. Big Brother percera toutes nos défenses, envahira nos foyers, violera les lambeaux de notre vie privée."

 

"Minority Report est un mystère, une énigme autour d'un crime futur, un film qui vous embarque dans une aventure humaine : l'histoire d'un personnage marqué par une tragédie et qui tente de retrouver son équilibre."


GENERIQUE

Minority Report (id.), 2002, Steven Spielberg, États-Unis.

Son : DTS / Dolby Digital / Dolby EX 6.1 . Format d'image : 2.39.

Réalisateur : Steven Spielberg. Durée : 2h25.

Productions : 20th Century Fox, Amblin Entertainment, Blue Tulip, Cruise-Wagner Productions, DreamWorks SKG.

Distribution France : 20th Century Fox Film Corporation, DreamWorks Distribution L.L.C.

Producteurs : Jan de Bont, Bonnie Curtis, Gerald R. Molen, Walter F. Parkes.

Producteur exécutifs : Ronald Shusett, Gary Goldman.

Producteurs associés : 

Scénario : Jon Cohen, Frank Darabont, Scott Frank, d'après une nouvelle de Philip K. Dick.

Directeur de la photographie : Janusz Kaminski.

Direction artistique : Alex McDowell.

Chef décorateur : NC.

Décorateur plateau : Anne Kuljian.

Effets spéciaux (sociétés) : Industrial Light & Magic (ILM).

Montage : Michael Kahn.

Musique : John Williams.

Casting : Denise Chamian.

Costumes : Deborah Lynn Scott.

Maquillage : NC.

Interprètes :  Tom Cruise (Chef John Anderton), Max von Sydow (Directeur Lamar Burgess), Steve Harris (Jad), Neal McDonough (Fletcher), Patrick Kilpatrick (Knott), Jessica Capshaw (Evanna), Colin Farrell (Danny Witwer), Richard Coca (Flic de Pre-Crime), Keith Campbell (Flic de Pre-Crime), Kirk B.R. Woller (Flic de Pre-Crime), Klea Scott (Flic de Pre-Crime), Frank Grillo (Flic de Pre-Crime), Anna Maria Horsford (Casey), Sarah Simmons (la secrétaire de Lamar Burgess), Eugene Osment (Technicien de Jad)...

Date de sortie française : 2 Octobre 2002.

Date de sortie US18 juin 2002.

Budget estimé : 102M$. Recettes mondiales : 358M$.



PLUS SUR MINORITY REPORT

BOUTIQUE SF-STORY en PARTENARIAT AVEC

L'édition collector limitée - 4K Ultra HD + Blu-ray - Boîtier SteelBook  2 disques

L'édition Blu-Ray 4K Ultra HD 2 disques.

TEST BLU-RAY/DVD

Extraits des menus © Amblin Entertainment / 20th Century Studios. Tous droits réservés.

Une nouvelle édition du film Minority Report est sortie le 14 Février 2026 chez 20th Century Studios en deux déclinaisons : 

📀L'édition collector limitée - 4K Ultra HD + Blu-ray - Boîtier SteelBook  2 disques,

📀L'édition Blu-Ray 4K Ultra HD 2 disques.

le contenu des disques est identique sur les deux éditions. Les bonus se trouvent uniquement sur le Blu-Ray, le 4K est réservé au film en résolution 4K, HDR avec large spectre de couleurs et audio immersif.

Le Blu-Ray démarre avec une courte bande-annonce pour l'Anthologie Alien en Blu-Ray(22"), puis des extraits de Fight Club, Rocky... en fait, un pub sur le support Blu-Ray (1'28"),  que l'on peut zapper. Le classieux menu animé en anglais apparaît alors offrant la possibilité d'accéder au film (2h25'09"), au Set Up (langues, sous-titres), à Search (Scènes : l'accès aux 24 chapitres et Bookmarks : la possibilité de conserver vos scènes clés du film ) et aux Extras (Plus de 3 heures de bonus que nous détaillerons ci-après). 

Extraits des menus © 20th Century Studios. Tous droits réservés.

😊L'image :

Le transfert UHD se montre remarquable avec une définition très élevée, offrant une précision impressionnante, particulièrement visible sur les visages et les petits détails de l’image. Le grain argentique, issu du tournage en 35 mm (avec des caméras Panavision Panaflex Millennium et Platinum), reste fin, régulier et parfaitement respecté dans ce master restauré en 4K (supervisé par Steven Spielberg ). 

L’apport du HDR10 se révèle particulièrement convaincant : les contrastes sont maîtrisés, les noirs profonds et les zones sombres conservent un bon niveau de détail. L’image adopte un étalonnage plutôt froid, avec une palette de couleurs discrète et naturaliste — dominée par des nuances de bleu prédominantes, de gris et brun. Ce rendu provient de la technique du traitement sans blanchiment (bleach bypass) et utilisée sur le négatif par le directeur de la photographie Janusz Kamiński, qui confère à l’ensemble des teintes légèrement désaturées mais riches et des blancs plus argentés. Enfin, la compression se montre irréprochable, sans artefacts visibles.

🎙️Côté audio : une version DTS-HD Master 5.1 anglais ample et dynamique restituants tous les effets sonores, le Dolby Digital 5.1 français et allemand, tchèque, hongrois, polonais, turque et une audiodescription en anglais.

Pour les sous-titres : anglais, français, allemand, néerlandais, tchèque, hongrois, polonais, portugais, roumain, serbe, turque.

Extraits de "À l’intérieur du monde du Précrime" © 20th Century Studios. Tous droits réservés.

Les bonus de l'édition en VO sous-titrées : 

😊"Le Futur selon Steven Spielberg : un guide interactif de Minority Report" : une interview interactive passionnante du réalisateur avec renvois vers modules complémentaires (HD, 34’ pour l'interview), accessible avec le bonusview. C'est complet et parfaitement réalisé, une manière intelligente pour entrer pleinement dans les bonus détaillés ci-dessous : 

- "À l’intérieur du monde du Précrime (Inside the world of Precrime" /HD, 10’08”) : une présentation explicative sous forme de reportage réaliste de l'agence Précrime avec des vues conceptuelles, de larges extraits du film. 

Extraits de "Philip K. Dick, Steven Spielberg et Minority Report" © 20th Century Studios. Tous droits réservés.

- "Philip K. Dick, Steven Spielberg et Minority Report" (HD, 14’15”) : Reportage sur Philip K. Dick avec des interviews de Isa Dick Hackett (fille de l'auteur), de Gregg Rickman (auteur d'une biographie) qui évoquent l'auteur et comparent la nouvelle originale parue en 1956 et son adaptation cinéma près de 50 ans plus tard.

- "Minority Report : Future Realized" (HD / 6'19") : John Underkoffler, le conseiller en sciences et technologies, montre le principe des gants manipulant les datas et utilisés dans le film.

- "Les Objets du futur (Minority Report Props of the future" / HD, 9’40”) : reportage sur les accessoires du film avec une interview du chef décorateur Alex McDowell.

- "Les Meilleurs moments sur le plateau / Highlights from Minority Report : From the set" (HD, VOST) : découverte des scènes sur le tournage, la séquence en overpack (6'03), la scène dans l'usine de voitures (2'54").

- "Minority Report : Commercial for the future" (3'52 ) : le court document revient sur les écrans commerciaux adaptés aux consommateurs qui apparaissent dans le film, le scénariste Scott Frank évoque la perte de la notion de vie privée qui en découle avec des extraits des publicités créées par 3 Ring Circus.

- "Hoverpack sequence Previz" (2'07") / "Mag Lev Escape Previz" (1'40") : la comparaison entre les séquences en prévisualisation numérique et le résultat final à l'écran.

Extraits des Production Concept Gallery © Amblin Entertainment / 20th Century Studios. Tous droits réservés.

- "2002 Featurettes", accessible avec le bonusview : ce sont les bonus qui étaient présents sur l'édition 2002 :

- "De l’histoire à l’écran" est un documentaire en deux parties : "L’histoire, le débat" (9’35”) et " Les joueurs" (9’25”), le premier est une introduction à la conception du film. Spielberg et Cruise évoquent leur envie de créer un film commun, puis les deux scénaristes Scott Frank et Jon Cohen approfondissent le dilemme des fameux rapports minoritaires. Dans le second documentaire, chaque interprète du film évoque son personnage. Bref, c'est un peu classique…

😊"Déconstruction de Minority Report " : le véritable morceau d'anthologie de l'édition 2002. Toute la conception de l'univers futuriste de MR, situé en 2054. L'équipe du film, du réalisateur aux techniciens, parlent de leurs diverses sources d'inspiration dans Le monde de Minority Report (une introduction) (9'20), y est notamment dévoilé le contenu de la réunion de plusieurs scientifiques visionnaires qui ont créé l'univers de MR. Dans Le Pré-Crime et les visions des Pré-Cogs (4'51) les terribles spyders décortiquées dans La séquence des araignées (5'23), ou les fameuses "magnétomobiles", Les véhicules du futur (5'10), n'auront plus de secret pour vous : les designers production et costumes expliquent tous les secrets des scènes-clés du film.

- " Les cascades de Minority Report " : ce documentaire dévoile la mise en scène de trois des séquences les plus impressionnantes du film : La fuite dans le Maglev (2'58); La poursuite en Hoverpack (3'00) et L'usine automobile (2'47). Le premier documentaire fait un peu promo pour Cruise mais les deux autres séquences laissent la part belle aux décors.

- "ILM et Minority Report" : Plus axé sur les effets spéciaux, la section ILM et Minority Report, laisse place à Scott Farrar, superviseur SFX. Spielberg dévoile dans Une introduction (4'31), quelques secrets de fabrication de l'usine à rêves de George Lucas puis cinq séquences complètent la démonstration : Les Hologrammes (3'08") décompose la séquence où Anderton visionne des films de son fils disparu et de sa femme; " Le hall de confinement " (3’08”) ; "Maglev" (3'11") (course poursuite entre les voitures circulant) ; "L’hovercraft et les hoverpacks" (3’07”) nous montre combien le travail d'ILM a été précieux dans la scène d'envol en hoverpacks ; " Le cyberparloir" (1’54”)

- Final report : Steven Spielberg et Tom Cruise (3'55").

Les Archives présentant :

- Production Concept Gallery : 14 galeries photos (de 10 à 40), tous les thèmes conceptuels du films (araignées-espions, cité, tribunal…),

Storyboard sequences : Mag-lev (2'10), Poursuite dans la ruelle (3'36), L'usine d'automobile (3'20)

- Trailers : 3 Bandes-annonces de durée différentes (1,19", 1'41, 1'56")

 

😊Encore une fois, cette édition Blu-Ray est un véritable prolongement du film. L'ensemble est d'une qualité exceptionnelle et complète superbement une œuvre importante de la S-F des années 2000... 


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COMMENTAIRES

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VOS AVIS (1)

Florent Houde*****

 

Juste un simple commentaire sur la remarque à propos de l'incohérence sur son accès au central des pré-cogs : on peut arguer du fait que ce scénario est tellement bien ficelé que l'on imaginer qu'aucun système de désactivation ne se soit déclencher car, en temps ordinaire, aucune situation ne le demande.

Une amie m'avait également fait part de la chose suivante : un seul homme pour garder des milliers de prisonniers ; c'est pas crédible. Au contraire. une foule de garde l'aurait été. En effet, cette société est désormais dépourvue de criminels. Ils sont tous arrêtés avant d'avoir commis leur crime. Contre qui doit-on alors se protéger ?


*Le hors-champ est la partie de la scène qui n'apparaît pas dans un plan d'un film parce qu'elle n'est pas interceptée par le champ de l'optique de la caméra que ce champ soit invariable (plan fixe), ou variable (plan où la caméra effectue un mouvement (panoramique et/ou travelling) et/ou un zoom).