SUPERGIRL (2026)


L'histoire

L'histoire de Kara Zor-El et de ses origines plus sombres avant qu'elle ne se rende sur Terre et ne devienne Supergirl.


L'AVIS DE SF-STORY

POINTS POSITIFS ET NEGATIFS

+ Une nouvelle Supergirl par Craig Gillespie, le réalisateur de (I, Tonya, Cruella) marqué par des films de personnages mal-aimés, une revisite décalée du personnage produit par James Gunn.

- Trop de super-héros et héroïnes à l'écran

 

HORS-CHAMP*

Avec Supergirl (2026), DC Studios proposeune nouvelle vision de l’un des symboles les plus emblématiques de la mythologie kryptonienne, cousine de Superman. Le film dirigé par Craig Gillespie (I, Tonya, Cruella) marque une étape clef dans la réorganisation du DC Universe menée par James Gunn et Peter Safran, après le renouveau amorcé avec Superman (2025) dans un univers DC nommé "Gods and Monsters" et qui succède au DC Extended Universe achevé en 2023 avec Aquaman et le Royaume perdu. 

Le scénario est signé Ana Nogueira, qui adapte pour la première fois au cinéma la mini-série de comics Supergirl: Woman of Tomorrow de Tom King et Bilquis Evely, tout en conservant l’esprit brut et introspectif de l’œuvre originale.

Cette nouvelle incarnation s’inspire directement de la mini-série Supergirl: Woman of Tomorrow, elle-même influencée par les classiques du western 100 Dollars pour un shérif (1969) et True Grit (2010), transposant leurs thèmes de vengeance, de transmission et de voyage initiatique dans un cadre cosmique.

Cette nouvelle version présente Kara Zor-El comme une héroïne plus tourmentée, plus rude et résolument moderne, avec une profondeur émotionnelle plus marquée et une quête de sens qui s’éloigne des canons classiques du super-héros. On avait entraperçu son fort caractère dans le Superman de James Gunn!

Une nouvelle Supergirl

 

Selon James Gunn, le film souligne le contraste fondamental entre Superman, envoyé sur Terre alors qu’il était bébé et élevé par des parents aimants, et Supergirl, qui a grandi sur un fragment de roche kryptonienne après la destruction de sa planète. Durant les quatorze premières années de sa vie, elle a assisté à la mort atroce de tous ceux qui l’entouraient. Gunn précise également que cette version de Supergirl est une survivante d’Argo City, et non une native directe de Krypton, fidèle à sa toute première apparition dans les comics en 1959.

Milly Alcock devient la cinquième actrice à incarner Kara Zor-El en prises de vues réelles, et la troisième sur grand écran après Helen Slater (Supergirl 1984) et Sasha Calle (The Flash). L’actrice australienne est également la deuxième interprète non américaine du personnage, après la Canadienne Laura Vandervoort, qui incarnait Supergirl dans la série Smallville (2001).

La fille d'acier en solo

 

Le film marque aussi la première apparition cinématographique en solo de la Fille d’Acier depuis Supergirl (1984), un retour longtemps attendu par les fans.

James Gunn confie avoir pensé très tôt à Milly Alcock pour le rôle, après l’avoir remarquée dans House of the Dragon (2022), et en avoir discuté avec Peter Safran dès 2023. Le cinéaste souhaitait introduire une version "plus audacieuse" de Supergirl, plus marquée par les épreuves et moins idéalisée.

 

L’audition de l’actrice a achevé de le convaincre. Gunn a déclaré que celle-ci l’avait littéralement "époustouflé", précisant : "Milly est une jeune actrice incroyablement talentueuse. J’ai été impressionné par la diversité de ses auditions et de ses essais pour Supergirl. Elle incarne véritablement Kara." 

Des dragons aux super-héroïnes

 

L'actrice Milly Alcock, découverte dans House of the Dragon, la série HBO spin-off de Game of Thrones, relève ici un défi de taille : donner vie à une Supergirl jeune, puissante, mais vulnérable, une guerrière en quête de vengeance autant que de rédemption. À ses côtés, Matthias Schoenaerts prête ses traits à Krem des Yellow Hills (voir plus bas). David Krumholtz et Emily Beecham complètent le casting, incarnant des Kryptoniens dont les liens familiaux et moraux pèsent lourd dans l’arc narratif.

Le film signe aussi le retour de Jason Momoa chez DC, après avoir incarné Arthur Curry / Aquaman dans l’ancien univers étendu DC, de Batman v Superman : L’aube de la justice (2016) à Aquaman et le Royaume perdu (2023). Depuis de nombreuses années, l’acteur exprimait son désir d’interpréter Lobo ; à ses débuts au sein de DC, il pensait d’ailleurs décrocher ce rôle, avant que le studio ne lui propose finalement celui d’Aquaman.

Krem des Collines Jaunes

 

Un photo de production montre l'actrice Milly Alcock (Kara Zor-El/Supergirl) lisant le comics Supergirl : Woman of Tomorrow (publié en 2022). Attention, le reste du texte révèle potentiellement des éléments de l'intrigue du film !

Dans ce comics, elle affronte le vilain Krem qui n’est volontairement ni un grand méchant charismatique ni une menace majeure. Il est plutôt pathétique, médiocre et insignifiant face à Supergirl : ce choix est pleinement assumé, car l’histoire n’est pas un récit de vengeance classique. Kara Zor-El n’est pas motivée par la haine ou la justice, mais par la protection de Ruthye, une jeune fille consumée par le désir de venger l’assassinat de son père par Krem. Supergirl accompagne Ruthye pour empêcher que cette quête ne la détruise, faisant de l’œuvre une fable anti vengeance, où le véritable danger réside dans l’obsession elle-même plutôt que dans l’ennemi poursuivi. 

Supergirl Woman of Tomorrow et Krem. © DC Comics. Tous droits réservés.

Une vengeance introspective

 

Le récit joue volontairement avec les attentes du public : la blessure mortelle de Krypto dès le début installe pourrait installer une tension émotionnelle incitant le spectateur à vouloir la mort de Krem, avant de déconstruire ce réflexe. L’introduction possible de Lobo ne viserait pas à remplacer Krem, mais à créer un contrepoint chaotique : chasseur de primes ambigu, il pourrait devenir un allié imprévisible plutôt qu’un antagoniste principal, tout en préservant l’arc narratif de Ruthye, notamment via un saut temporel clé dans la structure du récit.

Enfin, le film s’inscrit dans une adaptation fidèle de la BD de Tom King : Krem est un tueur narcissique issu d’une monde médiéval, ancien agent royal devenu pirate spatial et génocidaire, dont la petitesse morale contraste avec l’ampleur cosmique de ses crimes. Le casting de l'acteur belge Matthias Schoenaerts pour ce rôle, face à Milly Alcock en Supergirl laisse entrevoir un film de super-héros atypique, plus introspectif et tragique que spectaculaire, où la vraie bataille se joue sur le terrain moral plutôt que dans l’affrontement pur.

Tournage

 

Le tournage principal s’est déroulé de janvier à mai 2025, principalement aux Warner Bros. Studios de Leavesden (Royaume-Uni), avec des séquences filmées en Écosse et en Islande pour certaines scènes extérieures (et galactiques) qui laissent entrevoir une exploration plus vaste et cosmique que dans les productions DC habituelles. Derrière la caméra, Gillespie s’entoure d’une équipe technique d'expérience : Rob Hardy (Ex Machina, Mission: Impossible – Fallout, Civil War) assure la direction de la photographie, promettant un rendu visuel sophistiqué et immersif, tandis que la conception artistique de Neil Lamont et les costumes d’Anna B. Sheppard visent à donner une identité visuelle singulière à Supergirl, mêlant influences kryptoniennes, esthétique cosmique et une symbolique forte. La musique est confiée au compositeur irano-allemand Ramin Djawadi (Pacific Rim, Les Éternels), dont la partition devrait accompagner les séquences d’action et les instants introspectifs avec une ampleur épique.

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PHOTOS

© Warner Bros. Pictures. Tous droits réservés.

AFFICHES


GENERIQUE

Supergirl (id.), 2026, Craig Gillespie, Etats-Unis.

Son : Dolby Digital, Dolby Atmos, IMAX 6-Pistes. Format d'image : 2.39

Réalisateur : Craig Gillespie. Durée : 1h47.

Productions : DC Studios, The Safran Company, Troll Court Entertainment.

Distribution France : Warner Bros. France.

Producteurs : James Gunn, Peter Safran.

Producteurs exécutifs : Nigel Gostelow, Chantal Nong Vo, Lars P. Winther.

Producteurs délégués : NC.

Scénario : Ana Nogueira d'après le personnage créé par Otto Binder et Al Plastino, du comics créé par Bilquis Evely et Tom King.

Directeur de la photographie : Rob Hardy.

Direction artistique : Alastair Bullock (superviseur).

Chef décorateur : Neil Lamont.

Décorateur plateau : NC.

Effets spéciaux (sociétés)Digital Domain, Framestore, Industrial Light & Magic (ILM), Legacy Effects.

Effets spéciaux (techniciens)

Effets visuels (techniciens) : Brett Ellis, Jean-Baptiste Godin, Malcolm Humphreys (ILM), Bharath Mallik Regulla (Digital Domain).

Montage : Tatiana S. Riegel.

Musique originale : Ramin Djawadi.

CastingLucy Bevan, Bret Howe, Mary Vernieu.

Costumes : Anna B. Sheppard.

Maquillage : Georgia Hobbs.

Interprètes : Milly Alcock (Kara Zor-El/Supergirl), Eve Ridley (Ruthye Marye Knoll), Matthias Schoenaerts (Krem des Collines Jaunes), Emily Beecham (Alura In-Ze), Wil Coban (Brute), David Corenswet (Kal-El/Superman), Alice Hewkin (La voleuse Sklarian), Ferdinand Kingsley (Elias Knoll), David Krumholtz (Zor-El), Jason Momoa (Lobo)...

Date de sortie française : 1er Juillet 2026.

Date de sortie USA : 26 Juin 2026.

Budget estimé : 175M$.



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