28 ANS PLUS TARD (2025)

L'histoire

Depuis presque trois décennies que le virus de la rage s'est échappé d'un laboratoire d'armes biologiques.  Certains survivants ont trouvé le moyen de survivre parmi les infectés. L'un de ces groupes vit sur une petite île reliée au continent par une seule chaussée fortement défendue. Lorsque l'un des membres du groupe quitte l'île pour une mission dans le coeur sombre du continent, il découvre des secrets, des merveilles et des horreurs qui ont muté non seulement les infectés mais aussi d'autres survivants. 


L'AVIS DE SF-STORY****

POINTS POSITIFS ET NEGATIFS

+ Troisième film de la franchise "28 Jours plus tard"... tourné avec un iPhone 15 Pro Max !

 

28 ans plus tard: le retour viscéral et politique de Danny Boyle

 

Vingt‑huit ans après l’apparition du virus de la rage qui avait ravagé la Grande‑Bretagne, Danny Boyle signe avec 28 ans plus tard un troisième opus en forme de réinvention. Plus politique, plus rock, mais toujours viscéral et anxiogène, le film s’impose comme un sommet de la saga post‑apocalyptique imaginée avec son complice Alex Garland (Annihilation, Civil War...) au scénario.

Dès ses premières minutes, le film annonce la couleur : une séquence inaugurale d’une rare acuité où des enfants regardent les Teletubbies à la télévision pendant que les zombies assiègent leur maison, devenue leur dernier refuge avant l'enfer. Puis une alternance de discours totalitariste et de scènes de fuite qui dresse un parallèle saisissant entre l’isolement viral de la Grande‑Bretagne — où la maladie persiste — et le Brexit en filigrane, présenté comme une forme d’enfermement nationaliste. Le scénario d’Alex Garland brille par sa subtilité : la maladie a été éradiquée dans le reste de l’Europe, mais la Grande‑Bretagne, par choix (ou par obstination), reste une île infectée. 

On retrouve la patte de Danny Boyle, qui filme ici à hauteur d’homme avec une caméra fébrile (un Iphone 15), une énergie brute et une bande‑son rageuse. Ce traitement au plus près de la chair, hérité de 28 jours plus tard mais aussi des expérimentations sensoriellement oppressantes de Sunshine ou Trainspotting, donne à chaque séquence un réalisme et une intensité rare. 

 

La photographie sublime les paysages dévastés, avec des plans éblouissants de landes désertiques, de forêts noyées dans la brume ou de villes à moitié reconquises par la nature dans une Angleterre moribonde

 

Aaron Taylor‑Johnson livre une performance intense, tout en rage contenue, dans le rôle d’un père désabusé voulant offrir un rite initiatique trop précoce à son jeune fils. À ses côtés, le jeune Jude Collie, incroyable révélation, incarne un écorché vif avec une justesse bouleversante. Jodie Comer, déjà remarquée dans Killing Eve, impose sa présence magnétique dans un rôle de mère survivante ambiguë, et Ralph Fiennes (le docteur), glaçant de calme, prête son élégance à un médecin qui incarne la face froide et calculatrice de la survie.

Une critique sociale

 

Le scénario glisse aussi une critique sociale acerbe : les « zombies Alpha », implacables et avides, sont comparés à la froideur des tarders de Wall Street. Plusieurs séquences marquent durablement la rétine et les nerfs du spectateur : la traversée nocturne du gué sous la lune, où les héros sont pourchassés par un autre mâle Alpha est un morceau d’anthologie, tendu comme un fil. Boyle sait ménager ces moments d’horreur pure et d’action effrénée, sans jamais sacrifier la dimension émotionnelle.

Le film ne recule pas devant des thèmes délicats, notamment la promotion d’une euthanasie volontaire face à l’inéluctable, traitée ici avec une dignité tragique. En revanche, la fin ouverte — qui laisse planer l’idée d’une contamination hors de Grande‑Bretagne — a quelque chose d’un peu frustrant et précipité, comme si Boyle refusait de conclure vraiment son récit et protéger la suite à venir (une trilogie est prévue).

Avec 28 ans plus tard, Danny Boyle et Alex Garland livrent une suite plus politique et contemporaine, sans jamais trahir la fibre viscérale de la saga. Magnifiquement interprété par Aaron Taylor‑Johnson, Jude Collie, Jodie Comer et Ralph Fiennes, ce troisième chapitre est une fable rageuse, horrifique et profondément humaine, qui confirme que le cinéma de genre peut encore nous parler du monde d’aujourd’hui.

HORS-CHAMP*

Une trilogie

 

À l'origine, le titre de ce troisième film, de cette désormais trilogie, devait s'intituler 28 mois plus tard, dans la continuité du titre du film précédent 28 semaines plus tard (2007)... Cependant, après tant de temps écoulé depuis le précédent film, le réalisateur Danny Boyle et le scénariste Alex Garland ont jugé plus approprié de le nommer 28 ans plus tard.

Danny Boyle avait réalisé le premier film : 28 Jours plus tard (2001) où le public découvrait une pandémie mettant toute l'Angleterre en quarantaine. Le film est un succès critique et commercial, et une suite sera produite : 28 Semaines plus tard (2007) de Juan Carlos Fresnadillo dans laquelle Boyle réalisera uniquement la scène d'ouverture, mais assurera la production.

Alors que les deux premiers films se concentraient sur l'épidémie virale au Royaume-Uni. À la fin de 28 semaines plus tard, le virus de la rage avait atteint Paris. Dans ce troisième volet, l'histoire débute sur une ile isolée transformée en bunker.

Avec Alex Garland

 

A la suite de la sortie de 28 semaines plus tard (2007) , le producteur et scénariste Danny Boyle a déclaré qu'un troisième film de la série avait été planifié. Mais en 2010, le projet semblait mal parti, le scénariste et réalisateur Alex Garland ayant déclaré : "lorsque nous avons fait 28 jours plus tard, les droits étaient entre les mains d'un groupe de groupe de personnes qui ne se parlent plus... le film n'aura jamais lieu à moins que ces personnes ne recommencent à se parler. Il n'y a pas de scénario à ma connaissance." Après peu d'avancée au fil des années, Boyle et Garland ont finalement annoncé en 2019 qu'ils travaillaient tous deux à nouveau sur le projet, confirmant en 2023 qu'il était prêt à entrer en production. Le film a officiellement été lancé en 2024. Bien que Boyle ait donné le choix à Garland de réaliser le film, ce dernier a indiqué qu'il voulait se concentrer sur l'écriture après avoir réalisé le sulfureux thriller politique de science-fiction Civil War (2024).

Danny Boyle et la SF

 

En avril 2007, Danny Boyle réalisait son premier film et ambitieux film de science-fiction Sunshine avec Cillian Murphy, déjà en tête d'affiche de 28 Jours plus tard. Cette épopée suivait le périple d'une équipe d'astronautes internationale, envoyée vers le Soleil afin de savoir ce qu'il était advenu d'une précédente expédition chargée de "rallumer" l'astre solaire. Le film était visuellement une réussite mais a été considéré comme un échec commercial ne réunissant que 32 M$ de recettes mondiales et 366676 spectateurs en France.

BANDE-ANNONCES

PHOTOS

© Sony Pictures 2025. Tous droits réservés. Photos prises par Terry Blackburn.

AFFICHES


GENERIQUE

28 Ans Plus Tard (28 Years Later), 2025, Danny Boyle, Royaume-Uni / États-Unis.

Son : NCFormat d'image : 2.76. Couleurs.

Réalisateur : Danny BoyleDurée : NC.

Productions Columbia Pictures, en association avec le British Film Institute (BFI), Decibel Films, DNA Films.

Distribution France : Sony Pictures France.

Producteurs : Bernard Bellew, Danny Boyle, Alex Garland, Andrew MacDonald.

Producteur exécutifs : Cillian Murphy, Allon Reich.

Co-producteurs : Richard Styles.

Scénario : Danny Boyle, Alex Garland.

Directeur de la photographie : Anthony Dod Mantle.

Direction artistiqueDan Clay, Ewa Galak, Paul Ghirardani (superviseur), Nick Wilkinson.

Chef décorateur : Carson McColl, Gareth Pugh, Marc Tildesley (superviseur). 

Décorateur plateau : Naomi Moore.

Effets spéciaux : Sam Conway (superviseur).

Montage : Jon Harris.

CastingRébecca Farhall, Gail Stevens.

Musique : NC.

Costumes : Carson McColl, Gareth Pugh.

Interprètes : Aaron Taylor-Johnson (Jamie) , Jodie Comer (Isla, la mère malade), Ralph Fiennes (le docteur), Jack O'Connell, Erin Kellyman (Jimmy Ink), Edvin Ryding (E. Sundqvist), Alfie Williams, Chi Lewis-Parry, Angus Neill (Emacié infecté), Joe Blakemore (Dave). 

Date de sortie française : 18 Juin 2025.

Date de sortie Royaume-Uni / US : 20 Juin 2025.

Budget estimé : M€.



PLUS SUR 28 ANS PLUS TARD

BOUTIQUE SF STORY EN PARTENARIAT AVEC

TEST BLU-RAY/DVD

Visuel du Blu-Ray édition Steelbook

Sony Pictures décline le film en 4 éditions pour sa sortie le 22 Octobre 2022.

📀 4K Ultra HD + Blu-ray - Boîtier SteelBook limité, avec un visuel extérieur/intérieur particulièrement réussi (voir-ci-dessus),

📀 4K Ultra HD + Blu-ray (que nous avons testé ici),

et les traditionnelles éditions simples Blu-Ray et DVD.

L'édition contient : le 4K Ultra HD du film (4K HEVC - HDR10 - UHD66) et le Blu-ray du film (BD-50),

😊 A ce sujet, quelques infos sur les supports Blu-Ray et DVD. Le HDR10 est une norme utilisée pour l'affichage de contenus High Dynamic Range permettant de bénéficier d'une luminosité, de couleurs et d'un niveau de détails supérieurs aux sources "traditionnelles" SDR. Le standard HDR 10 définit un codage des couleurs sur 10 bits dans l'espace colorimétrique BT qui détermine la gamme de toutes les couleurs qu'un appareil (tel qu'un téléviseur ou un projecteur) peut afficher. UHD66 signifie que c'est un blu-ray double couches d'une capacité de 66 Go. Le BD-50 est un Blu-Ray d'une capacité de 50 Go.

Mais revenons à notre édition 4K Ultra HD + Blu-ray !  

© Sony Pictures Tous droits réservés.

A partir du menu fixe sonorisé, l'accès au film par le menu Envoi (!) (1h55'06"), aux langues, aux scènes (16 chapitres), et à l'interactivité (bien grand mot pour en fait les suppléments)

Pour l'audio, on retrouve en DTS-HD MA 5.1. la version originale (en anglais), la version française, allemande et espagnole, ainsi qu'une piste en audiodescription française. Les sous-titres disponibles sont en français, anglais, arabe, portugais, espagnol, et turque.

Le film est au format 16/9, avec un magnifique ratio 2.76 (une rareté et un régal pour les yeux!) à partir de la source numérique 4K. Pour rappel, le film a été tourné en majeure partie avec des iPhone 15 Pro et des iPhone Pro Max alliés avec des optiques cinéma professionnelles permettent des angles de prises de vue immersifs !

The Bone Temple - Extrait du supplément "De jour en année" © Sony Pictures Tous droits réservés.

Les suppléments en VO ST (exclusivement sur le Blu-Ray) soit 31'07" de bonus : 

- De jour en année (6'34") : zoom sur les magnifiques paysages de Northumbrie (au sud de l'Ecosse) et les décors du film créés par Gareth Pugh et Carson McColl, notamment sur le fameux Bone Temple qui a nécessité 6 mois de travail et compte 5500 cranes ! 

Extraits des suppléments "Capturer le chaos" et "Dans la peau des infectés" © Sony Pictures Tous droits réservés.

- 😊Capturer le chaos (5'26") : toutes les infos sur le tournage avec des Iphone couplés pour la première fois dans une production cinéma avec des objectifs anamorphiques ou sphériques et des drones, un doc passionnant,

- Les survivants (5'57") : la featurette explique le travail sur les costumes des personnages,

- Dans la peau d'un infecté (5'47") : les maquillages des infectés (certains nécessitait 8 heures de préparation) et le travail de Toby Sedgwick sur leur gestuelle dans le film,

- Dans les coulisses (7'26") : Danny Boyle revient sur le format 2.76 utilisé, ainsi que sur la technique de tournage avec des Iphone. Le directeur photo Anthony Dod Mantle passe en revue les différents process dont un arc de 20 Iphone couplés !

Autres éditions : 

📀 Edition Blu-Ray (BD-50) 1 disque dans un boîtier classique,

📀 Edition DVD (DVD-9) 1 disque boitier Keep Case.


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