LE BLOB (1988)

L'histoire

Un monstre étrange venu d'ailleurs, informe et gélatineux, dévore tout ce qui vit, en particulier les êtres humains, dont il se régale.

Mais avant qu'il n'ait complétement digéré une ville dont il s'est régalé, Meg Penny et Brian Flagg, découvrent que le Blob fuit la neige carbonique, tels les vampires les crucifix...…


L'AVIS DE SF-STORY***

POINTS POSITIFS ET NEGATIFS

+ Un bel hommage aux films de monstres des années 50.

+ De la S-F gore avec des effets visuels sans recours au numérique. 

 

Génial, j'ai tué la confiture de fraises !

 

Le Blob sorti en 1988 n'a pas eu le succès escompté. Pourtant, le réalisateur Chuck Russel, surfant sur la réussite du troisième opus de la saga Les Griffes de La nuit / Freddy 3, les griffes du cauchemar, s'attèle à la réalisation de ce remake du film de S-F Le Blob, danger planétaire de 1958.

Le Blob est un bel hommage aux films de monstres des années 50, dont le réalisateur était fan, tout en y ajoutant des touches particulièrement gore  et des faux semblants réussis comme cette scène d'introduction montrant une ville vidée de ses habitants sur une musique oppressante avant de découvrir la réalité du moment... Le principe de surprise sera réutilisé plusieurs fois dans la découverte et la disparition rapide du faux-héros, où lors de l'apparition du shérif dans la scène de la cabine téléphonique.

Les phagocytages successifs de la créature empruntent à The Thing (1982) mais les effets spéciaux artisanaux sont réussis et la mise en scène enchaîne les multiples attaques du Blob, sans aucun temps mort.

Plus de trente ans après, le film dégage finalement un tendre parfum nostalgique du film de série B d'horreur (mâtiné de S-F) des années 80, servi par sa qualité de ses effets spéciaux sans le numérique et par une mise en scène dynamique. Un vrai pop-corn movie... à la confiture de fraise!

HORS-CHAMP*

Des effets visuels faits main

 

Sur le budget de 19 millions de dollars du film Le Blob, 9 millions ont été consacrés aux effets visuels. Le film est sorti 30 ans après la version originale de "The Blob, Danger Planétaire" (1958) et avait un budget estimé à près de 80 fois celui de l'original. Une majeure partie des effets ont été produits de façon traditionnelle, pour exemple la grande cascade où Brian saute due ravin sur sa moto alors qu'un hélicoptère le survole et qu'un camion s'écrase a été filmée en direct avec tous ces éléments dans le plan. Les deux pneus de la moto ont éclaté à l'atterrissage, et le cascadeur a "maintenu la moto en place avec la force du haut de son corps et ses putains de pieds". a déclaré Chuck Russell!

Le soldat partiellement dissous mais toujours vivant a été interprété par le cascadeur Noble Craig, un triple amputé qui a perdu ses deux jambes, un bras et un œil pendant la guerre du Vietnam.

La scène de la cabine téléphonique où le blob explose contre Fran a été réalisé à l'aide d'une maquette de cabine téléphonique d'un mètre, d'une poupée articulée de Clark et de mortiers à air comprimé.

Donovan Leitch Jr, qui joue Paul Taylor, a dû se faire mouler tout le corps pour l'une des scènes les plus compliquées lorsqu'il se retrouve sous le blob. Une cinquantaine de personnes devaient manipuler l'acteur qui était incapable de bouger. Dans cette scène, le réalisateur Chuck Russell n'avait pas annoncé à Shawnee Smith (Meg), sa partenaire de scène,  que c'était vraiment Donovan Leitch Jr. . Elle croyait que ce serait un mannequin. Le réalisateur voulait qu'elle subisse un choc plus important en le découvrant. Dans le film, c'est la scène où Meg crie le nom de Paul en le découvrant.

Dans la cabine du projectionniste, deux affiches rendent hommage au film L'Étrange Créature du lac noir (1954) de Jack Arnold et à la série La quatrième dimension.

Le Blob

 

Les deux scénaristes Chuck Russell et Frank Darabont n'avaient pas beaucoup de règles pour imaginer le Blob, mais ils se sont mis d'accord sur le concept général de la créature : ce devait être  un estomac à l'envers, ce qui signifiait que l'acide devait brûler, dissoudre et dévorer presque tout ce qu'il toucherait. Une grande partie du blob était composé de méthocel, une sorte de gomme alimentaire, qui est à la fois incroyablement glissante et aussi un ingrédient épaississant pour les milkshakes. 

Tournage

 

Tous les extérieurs du film ont été tournés dans une petite ville du sud de la Louisiane appelée Abbeville. Le plan d'Abbeville est presque identique à celui d'Arbeville, dans le Colorado, où se déroule le film. Abbeville a été utilisée parce que le tournage a eu lieu fin 1987 et qu'Arbeville était couverte de neige. C'est juste une étrange coïncidence que les noms soient si similaires. Chuck Russell et le coscénariste Frank Darabont avaient tout d'abord proposé The Blob à New Line Pictures, mais le studio a refusé. A la place, ils ont été engagés pour Les Griffes de la nuit 3 (A Nightmare on Elm Street 3 : Dream Warriors, 1987). Le coscénariste et réalisateur Chuck Russell et le coscénariste Frank Darabont  se sont rencontrés au début des années 80 lorsqu'ils ont travaillé ensemble sur le film d'horreur Une nuit infernale (Hell Night, 1981). Darabont était assistant de production, et Russell était producteur.

Chuck Russel

 

Le réalisateur Chuck Russell est un grand partisan du storyboarding, bande dessinée crayonnée des plans à l'avance. "Quand je suis arrivé en Californie, je me suis introduit chez Universal alors qu'Hitchcock travaillait encore, je suis entré dans le bureau d'Hitchcock, j'ai dit que je venais voir M. Hitchcock, et j'ai pu le voir travailler avec un artiste de storyboard.

Chuck Russell apparaît dans le film dans le rôle d'un client du théâtre, au deuxième rang, à gauche du centre, pendant le plan large du public du théâtre réagissant à une frayeur à l'écran.

Frank Darabont en hommage au King

 

Le co-scénariste Frank Darabont a inclus de nombreuses références à Stephen King dans ce film, dont une grande partie concerne The Stand. Shawnee Smith a ensuite joué le rôle de Julie Lawry dans Le fléau (1994). Frank Darabont (MonFerenc Árpád Darabont), naît le 28 janvier 1959 en France, dans un camp de réfugiés de Montbéliard, ses parents, réfugiés politiques d'origine hongroise ayant fui la Révolution de 1956, déménagent rapidement vers les États-Unis, et s'installent près de Los Angeles. Il adaptera par la suite un certain nombre d'œuvres de Stephen King comme Les évadés, La ligne verte... Le Blob contient plusieurs références au roman de King "The Stand" (Le Fléau) : dans le roman, une entité virale est créée par le gouvernement américain dans un laboratoire d'armes biologiques et se déclenche accidentellement, entraînant une pandémie mondiale...

 

Dans le film, le blob est également le résultat d'expériences de guerre biologique déclenchées accidentellement par le gouvernement. De plus, bien que les agents du gouvernement connaissent la véritable nature du blob, ils disent aux citoyens d'Arborville qu'ils ont affaire à une maladie hautement contagieuse. Kevin Dillon joue le rôle de Brian Flagg ; le démoniaque Randall Flagg est apparu dans plusieurs romans de King, faisant sa première apparition dans Le Fléau.

La première victime du blob, le sans-abri, est appelée "Can Man", en référence au personnage du Fléau "Trash Can Man". Trash Can Man était le disciple le plus dévoué de Randall Flagg ; dans ce film, Can Man partage presque toutes ses scènes avec Brian Flagg.

Acteurs

 

Chad McQueen, le fils de Steve Mc Queen,  s'est vu offrir le rôle de "Brian Flagg" mais l'a refusé pour deux raisons : il n'aimait pas le scénario et sa politique stricte de ne jamais jouer dans une production basée sur ou inspirée par l'œuvre de son père. 

Le révérend Meeker est joué par Del Close, qui a déjà joué dans Attention au Blob (Beware ! The Blob, 1972), un remake à mi-chemin entre la comédie et la SF, où il interprétait le rôle de Hobo Wearing Eyepatch. 

Deux rôles mineurs ont été joués par des Playmates de Playboy. Vicki De Soto était jouée par Erika Eleniak (Playmate de Juillet 1989) et Susie était jouée par Julie McCullough (Playmate de Février 1986).

BANDE-ANNONCES

PHOTOS

© Copyright Highway Pictures

AFFICHES

BOUTIQUE SF-STORY


GENERIQUE

Le Blob (The Blob), 1988, Chuck Russell, Etats-Unis.

Son : Ultra Stereo. Format d'image : 1.85. 

Réalisateur : Chuck Russell.

Durée : 1h35. 

Productions TriStar Pictures, Palisades California Inc.

Distribution France : Columbia TriStar Films. 

Producteurs : Jack H. Harris, Elliott Kastner.

Producteurs exécutifs : Andre Blay, 

Producteurs délégués : Rupert Harvey.

Scénario : Chuck Russell, Frank Darabont d'après une histoire de Irvine H. Millgate et un scénario précédent de Theodore Simonson et Kay Linaker.

Effets spéciaux (sociétés) Dream Quest Images (effets spéciaux visuels), Diligent Dwarves Effects Lab (Blob et EFX météor), Frazee & Frazee (EFX mécaniques), All Effects Company (EFX mécaniques post-production), Anatomorphex (EFX).

Dirceteur de la photographie : Mark Irwin.

Montage Tod Feuerman, Terry Stokes.

Direction artistique : Jeff Ginn.

Concepteur production : Craig Stearns.

Décorateur plateau :  Anne H. Ahrens.

Casting : Johanna Ray.

Musique : Michael Hoenig.

Costumes : Joseph A. Porro.

Interprètes : Kevin Dillon (Brian Flagg), Shawnee Smith (Meg Penny), Donovan Leitch Jr. (Paul Taylor), Jeffrey DeMunn ( Sheriff Herb Geller), Candy Clark (Fran Hewitt), Joe Seneca (Dr. Meddows), Del Close (Reverend Meeker), Paul McCrane (Le député Bill Briggs), Sharon Spelman (Mrs. Penny), Beau Billingslea (Moss Woodley), Art LaFleur (Le pharmacien / Mr. Penny), Ricky Paull Goldin (Scott Jeske), Robert Axelrod (Jennings), Chuck Russell (Le régisseur du théatre)...

Date de sortie française :  1er Février 1989.

Date de sortie américaine :  5 Aout 1988.

Budget estimé :  19M$. 

Recettes mondiales cumulées : 8,2M$



PLUS SUR LE BLOB

CONNECTE AVEC

BOUTIQUE SF-STORY

 

BLU-RAY ESC-EDITIONS

Superbe édition en Blu-Ray avec un master haute définition offrant un rendu et des couleurs parfaits notamment dans les scènes où le Blob apparaît.

  • Entretien passionnant autour du film avec Olivier Père, journaliste et directeur de la programmation d'Arte (20 min) qui rappelle le contexte du film de 1958 et l'hommage inconditionnel du réalisateur pour les films de monstres des années 50,
  • Entretien autour du tournage de The Blob avec le réalisateur Chuck Russell (24 min),
  • Entretien avec le chef opérateur Mark Irwin (18 min),
  • Entretien avec le créateur des effets spéciaux Tony Gardner (22 min) qui évoque les conditions de tournage des scènes gores clés du film,
  • Bandes-Annonces (3 min),
  • Spots TV (30 sec).

COMMENTAIRES

Note : veuillez remplir les champs marqués d'un *.

*Le hors-champ est la partie de la scène qui n'apparaît pas dans un plan d'un film parce qu'elle n'est pas interceptée par le champ de l'optique de la caméra que ce champ soit invariable (plan fixe), ou variable (plan où la caméra effectue un mouvement (panoramique et/ou travelling) et/ou un zoom).