METROPOLIS (1927)

L'histoire

Metropolis, la cité de l'avenir est gouvernée d'une main despotique par Joh Fredersen. La ville est divisée en deux secteurs : la partie haute, la ville des maîtres entourée de magnifiques jardins verdoyants, lieu de résidence d'une minorité de privilégiés et la partie basse, la grouillante et crasseuse ville des travailleurs, où survivent des ouvriers qui assurent le fonctionnement de la cité rivés à des machines avilisantes.

 

Un jour, Freder, le fils de Fredersen, va rencontrer Maria, esclave de la ville basse qui prêche la bonne parole aux travailleurs. Avec elle, il va découvrir les bas quartiers et la misère. Bouleversé, il va essayer de défendre la cause des travailleurs auprès de son père sans grand succès.

 

Fredersen décide alors de créer, avec l'aide de Rotwang, un robot à l'image de la jeune fille, qui sèmera la terreur dans la ville. Mais, grâce à Maria et à Freder, la ville entière sera réconciliée aux pieds de la cathédrale. Fredersen sera transformé par cet événement. La lutte des classes annihilée aux termes d'un idéal humaniste?

 


L'AVIS DE SF-STORY *****

Le réalisateur, Fritz Lang, se rend aux Etats-Unis en 1924, là il est fortement impressionné par l'architecture démesurée des gratte-ciels new-yorkais. L'idée de Metropolis va germer dans son esprit, mais c'est sa femme Thea Von Harbou qui va en écrire le scénario.

 

Le film nous montre un mégalopole moderne scindée entre les puissants, habitants de la surface, et les ouvriers, surexploités et enchaînés à leur machine jusqu'à leur mort, vivant exclusivement en sous-sol. Véritable chef d'œuvre du cinéma expressionniste allemand de l'avant guerre, le film nous mettait en garde contre le développement irraisonné des techniques futuristes. Il fut pourtant considéré comme un film d'idéologie socialiste car il se terminait avec une réconciliation entre le capital et le prolétariat. De nos jours, cette œuvre est plutôt considérée comme prémonitoire de la société nazie que connaîtra l'Allemagne de Fritz Lang, quelques années plus tard, et de la barbarie qui s'en suivra.

 

Au delà de la critique du despotisme nazi, dont le film est imprégné, Metropolis interroge le spectateur sur l'avenir de nos villes et de leur expansion tentaculaire, les habitations, les moyens de transport, la promiscuité de société diverses : "le melting-pot" des populations.

 

C'est ce sujet qui fait encore la grande modernité à la vision de ce chef d'œuvre de Fritz Lang. Dans les années 80, le film Blade Runner, de Ridley Scott, reprendra pour décor cette vision de la mégalopole cosmopolite.

 

HORS-CHAMP*

 

George Pal, une figure emblématique du cinéma S-F, à qui l'on doit des chefs d'oeuvre comme Le choc des mondes(1951) ou La guerre des mondes(1953), est né en Hongrie où il poursuivit des études comme architecte. Il travailla ensuite comme décorateur à l'UFA (Universum Film Aktiengessellschaft), studio qui produisit Metropolis. De là à prétendre qu'il travailla sur les décors de Metropolis, il n'y a qu'un pas à franchir...

 

La longueur du film -presque 210 minutes lors de la première !- était exceptionnelle pour l'époque où les films ne dépassaient guère 90 minutes...

 

Avec neuf mois de tournage complets (du 22 mai 1925 au 30 Octobre 1926), 310 jours et 60 nuits, 37 000 figurants (dont 25 000 hommes blancs, 11 000 femmes, 750 enfants, 1 000 hommes noirs, 25 chinois et 1 000 crânes rasés...), Metropolis fut un des plus gros budgets du cinéma allemand d'avant-guerre. Le budget du film était de 1 300 000 DM. Le film a entièrement été tourné dans des studios à Berlin. Le chômage et l'inflation étaient si mauvais en Allemagne à l'époque que les producteurs n'ont eu aucune difficulté à recruter 500 enfants mal nourris pour filmer les séquences d'inondation

 

Pour le film, le chef-opérateur Eugen Schuefftan développa un procédé appelé "Effet Schuftan" permettant d'associer dans une même prise de vue, des décors réels et des maquettes.

 

Hitler et Goebbels assistèrent à une projection du film.  À la grande consternation de Fritz Lang, Adolf Hitler et Joseph Goebbels étaient de grands fans du film. A la sortie, ils proposèrent même à Fritz Lang de diriger le cinéma allemand. Goebbels, l'ayant rencontré le soir de la première, lui a dit qu'il pourrait devenir un Aryen honoraire malgré son origine juive. Goebbels lui a dit "M. Lang, nous décidons qui est juif et qui ne l'est pas.

Le jour même, Fritz Lang quitte le sol allemand pour Paris alors que sa femme Thea Von Harbou, connue pour ses sentiments pro-nazies, devint une des têtes du mouvement hitlérien.

 

Fritz Lang a souvent déclaré qu'il n'aimait pas Metropolis à cause de sa fin trop simpliste et conventionnelle, une fin qu'il a d'ailleurs toujours renié.

 

La restauration du film

Pendant plusieurs années, tout ce qui a été conservé de "Metropolis" était un négatif original incomplet et des copies d'éditions raccourcies, rééditées, si bien que plus d'un quart du film était considéré comme perdu.

Ce ne fut qu'en juillet 2008 que le magazine allemand ZEITmagazin a rapporté la découverte au Musée du Cinéma Pablo Ducrós Hicken de Buenos Aires par l'historien du film et collectionneur Fernando Martín Peña d'une copie négative de 16mm de l'original imprimé 35mm d'origine, qui y avait été envoyé.

En examinant les bobines à Buenos Aires, les experts du cinéma ont réalisé qu'ils contenaient presque toutes les séquences manquantes (environ 25 minutes de séquences, principalement celles concernant l'homme mince qui espionne Freder, et le travailleur 11811 se dirigeant vers et de Yoshiwara).

EFX : EFFETS SPÉCIAUX

Procédé Schüfftan
Procédé Schüfftan

Procédé Schüfftan

 

Fritz Lang fut également un pionnier dans la mise au point d'effets spéciaux. Il utilise notamment dans Metropolis le procédé Schüfftan, du nom de son inventeur, qui est un effet spécial permettant de combiner la prise de vue directe avec un modèle ou une transparence avec la caméra.

 

Le processus consiste à placer un miroir incliné selon un certain angle devant l’objectif de la caméra , de sorte qu'il reflète une scène ou par transparence l'arrière plan. Une partie de la surface réfléchie par le miroir est ensuite retirée (par grattag) ede sorte que le plan filmé situé derrière le miroir peut être vu à travers le verre transparent. L'ensemble de la prise de vue est ensuite suffisamment éclairée pour laisser voir la scène filmée, tout en lui superposant l'image réfléchie par le miroir :  l'image finale est un mélange homogène des deux.

 

Bien qu'efficace et utilisé dans de nombreux films tels que Metropolis, le procédé a été remplacé par des techniques de "matte painting" (décors peints) qui offrent une plus grande flexibilité, notamment en permettant à la caméra de faire un panoramique.

 

 

Scène avec des expositions multiples
Scène avec des expositions multiples

Expositions multiples

 

Les séquences à exposition multiple n'ont pas été créées en laboratoire, mais pendant le tournage sur le plateau. Le film a été rembobiné dans l'appareil photo puis exposé de nouveau immédiatement. Cela a été fait jusqu'à 30 fois pour certaines séquences.

 

Le procédé avait été utilisé dès 1902 par George Méliès dans L'Homme a la Tête en Caoutchouc (1901).

 

Les scènes de la ville futuriste

 

Les scènes de Metropolis - avec des voitures, des avions et des trains surélevés qui circulaient - ont été filmés à l'aide de la technique du stop-motion. Les voitures ont été modelées sur les plus récents taxis circulant dans les rues de Berlin. Il a fallu des mois pour construire le modèle de la ville et plusieurs jours pour filmer les quelques séquences. Ensuite, le laboratoire de développement a ruiné les premières prises car le fond du plan avait été faiblement éclairé pour créer un plus grand sentiment de profondeur, mais le directeur du laboratoire, qui a développé le film lui-même, a décidé que c'était une erreur et renforcait l'éclairage des arrière-plans, détruisant ainsi le sens de la perspective forcée.

 

Anecdotes

 

Le film a été tellement influent sur les créateurs de Superman Jerry Siegel et Joe Shuster qu'ils ont nommé la ville de leur personnage Superman, Metropolis.

 

Le costume de robot de Brigitte Helm était extrêmement inconfortable à porter. Helm a beaucoup souffert sous le costume jusqu'à être coupée et meurtrie par les parties en acier mais Fritz Lang insistait sur le fait qu'elle devait le porter. Lors d'une photo de tournage on l'a voit buvant à la paille dans le costume!

 

En tenant compte de l'inflation, le budget initial du film (5 millions de Reichsmarks) serait de 200 millions de dollars actuels.

 

Le robot de Metropolis a trés fortement inspiré le look de C-3PO dans La guerre des étoiles (1977).

 

Dans une interview, Fritz Lang rapporte que "le film est né de ma première vue des gratte-ciels à New York en octobre 1924". Il avait visité New York cette année là pour la première fois et avait remarqué: «J'ai regardé dans les rues - les lumières éblouissantes et les grands immeubles - et là, j'ai conçu Metropolis ". Décrivant ses premières impressions de la ville, Lang a déclaré que "les bâtiments semblaient être des voiles verticales, scintillantes et légères, une toile de fond de luxe, suspendue dans le ciel sombre pour éblouir, distraire et hypnotiser".

 

 

 

La version rock de 1984

 

En 1984, le compositeur Giorgio Moroder racheta les droits du film et réalisa une version " rock new wave " avec notamment des chansons de Pat Benatar, Bonnie Tyler et Freddie Mercury, entièrement coloriée, remontée et même augmentée de plans inédits, prouvant ainsi l'étonnante modernité du film et de son propos. Le film eu un grand succès auprès du jeune public.

 

Titres et interprètes de la version de Giorgio Moroder :

  • "Love Kills". Ecrit par Freddie Mercury and Giorgio Moroder. Interprété par Freddie Mercury. Avec l'accord de Raincloud Productions, Ltd.
  • "Here's My Heart". Ecrit par Giorgio Moroder and Pete Bellotte. Interprété par Pat Benatar. Avec l'accord de Chrysalis Records. 
  • "Cage of Freedom". Ecrit par Giorgio Moroder and Pete Bellotte. Interprété par Jon Anderson. Avec l'accord de Columbia Records
  • "Blood from a Stone". Ecrit par Giorgio Moroder and Pete Bellotte. Interprété par Cycle V. Avec l'accord de Columbia Records
  • "The Legend of Babel". Ecrit par Giorgio Moroder. Interprété par Giorgio Moroder. Avec l'accord de Columbia Records.
  • "Here She Comes". Ecrit par Giorgio Moroder and Pete Bellotte. Interprété par Bonnie Tyler. Avec l'accord de Columbia Records
  • "Destruction". Ecrit par Giorgio Moroder and Pete Bellotte. Interprété par Loverboy. Avec l'accord de Columbia Records
  • "On Your Own". Ecrit par Giorgio Moroder and Billy Squire. Interprété par Billy Squire. Avec l'accord de Capitol Records
  • "What's Going On". Ecrit par Giorgio Moroder and Pete Bellotte. Interprété par Adam Ant. Avec l'accord de Epic Records
  • "Machines". Ecrit par Giorgio Moroder. Interprété par Giorgio Moroder. Avec l'accord de Columbia Records

 

Extraits de la B.O. du film : 

Ouverture (extrait - 0'36" - 290Ko)

 

Maria (extrait de 0'36" - 290Ko) 

 

REALISATEUR

Fritz Lang

 

Fritz Lang, réalisateur mondialement célèbre et monument de l'histoire du cinéma, a été un des pionniers de la science-fiction. Il a abordé des thèmes chers au fantastique tel que le savant fou : Rotwang dans Metropolis et Mabuse dans la série de film portant son nom et le thème de l'androïde : Maria dans Metropolis.

 

Ses sources d'inspiration proviennent, selon lui-même, de la littérature populaire de son enfance où se mêlent personnages mystérieux, crimes non élucidés, laboratoires secrets et monstres énigmatiques...

 

 

PHOTOS

Durant le tournage

AFFICHES


GENERIQUE

 

Metropolis (id.), 1927, Fritz Lang, Allemagne, 1h57.Noir et Blanc. Muet.

Durées : 4189 m en version d'origine, 3170 m en version actuelle (1h57)

Autres durées : 1h33 (version allemande video) / 3h30 (version réalisateur à la première) / 2h33 (version originale) / 2h30 (version restaurée du Filmmuseum de Munich) / 1h55 (version restaurée - Allemagne de l'Est)

Format d'image : 1.33.

Production : Universum Film A.G. (UFA) -

Producteur : Erich Pommer.

Scénario : Fritz lang, Thea von Harbou d'après sa nouvelle.

Photographie : Karl Freund, Günther Rittau et Walter Ruttmann.

Direction artistique: Otto Hunte, Erich Kettelhut, Karl Vollbrecht.

Décors : Otto Hunte.

Effets spéciaux : Eugen Schuefftan, Ernst Kunstmann.

Musique : Gottfried Huppertz, Bernd Schultheis.

Costumes : Aenne Wilkomm.

Sculptures : Walter Schultze-Mittendorf.

Dates de sortie : 10 Janvier 1927 (premiere en Allemagne) , 13 Mars 1927 (USA), 22 Mars 1927 (Finlande).

Interprètes : Brigitte Helm (Maria et le robot), Alfred Abel (John Fredersen), Gustave Froehlich (Freder), Rudolf Klein-Rogge (Rotwang), Heinrich George (Grot - Le gardien du coeur de la machine), Erwin Biswanger (11811 - Georgy), Theodor Loos (Josaphat), Fritz Rasp  Fritz Alberti...

 



BOUTIQUE SF-STORY

Metropolis - Version longue inédite restaurée - Edition Speciale 2 DVD (1927).

Master HD restaurée

Director's cut (+ 30 minutes environ)

DVD 2 (83') :

"Voyage à Metropolis" : documentaire sur la nouvelle version du film

"Metropolis 1927" : les origines du film

"Metropolis aujourd'hui" : l'impact du film, un siècle plus tard

"Le choix de Fritz Lang" : interview filmé de Fritz Lang sur sa période allemande

 

Description du produit

Master HD restaurée

 

Director's cut (+ 30 minutes environ)

 

Avis SFSTORY : *****



COMMENTAIRES

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VOS AVIS (2)

Florent Houde ****

 

"J'ai toujours été plus visuel qu'auditif" disait Fritz Lang. On ne peut qu'abonder dans ce sens en contemplant la démesure des décors de Metropolis.

 

Certes, lorsqu'on regarde ce film aujourd'hui il vaut mieux s'attacher au plaisir visuel qu'à cette histoire à la morale douteuse issu du cerveau corrompu de Thea Von Harbou , la femme de Lang à l'époque. Avec en leitmotiv cette sentence "le médiateur entre le cerveau et la main est le cour", étant donné le contexte politique de l'époque on rejoint aisément les thèses développées par les Nazis (un pas que franchira d'ailleurs l'ex-femme de Lang). En point d'orgue cette conclusion, la poignée de main entre la classe ouvrière et le grand patron. Cette Babylone que le vieux savant fou de Rotwang voulait abattre perdurera finalement. "je n'ai jamais aimé ni voulu cette fin" dira en 1958 Lang qui avait quitté le pays depuis longtemps.

 

Reste tout de même un spectacle (incomplet aujourd'hui c'est vrai) de plus de deux heures qui marie le vertige surréaliste à la noirceur expressionniste de l'entre-deux guerre (à l'image de "la foule" de Vidor autre chef-d'ouvre du muet). Plusieurs effets de caméra assez audacieux pour l'époque : caméra balancée pendant l'inondation des bas-fonds, caméra subjective, kaléidoscope lors des séquences oniriques de F, surimpressions, etc... Un tourbillon d'images qui ne laisse pas indifférent même aujourd'hui à l'heure du numérique. Ajoutez à cela une mise en scène chorégraphiée au millimètre pour les impressionnantes scènes de présentation des ouvriers allant au travail, des scènes de foule capturées par la caméra magique de Karl Freund (réalisateur de la Momie pour Universal dans les années 30) et une interprétation schizophrénique de Brigitte Helm, on obtient un film de science fiction puissant, baroque, monumental, séminal même car on ne compte plus aujourd'hui les références visuelles à Metropolis : Blade Runner, Starship Troopers jusqu'à une relecture nipponne du même nom.

 

Un film immanquable et incontournable du genre.


Jean-Guillaume Larribeau ****

 

Entre néoexpressionisme et violence prolétarienne, Metropolis est un film ambiguë, de par son message même. "Le lien entre le Cerveau et le Bras doit être le Coeur", nous dit l'héroïne. La réconciliation sur le parvis d'une Eglise, comme un mariage entre deux éléments complémentaires - Fredersen doit sa fortune au travail de ses employés, qui ne pourraient vivre sans lui - marque le refus de la Révolution, puisque la révolte menée par le robot mène la foule à sa perte.

 

Hitler et Mussolini en avaient fait leur film de chevet. Leurs dictatures avaient créé un régime corporatiste où l'Etat règle les relations entre patrons et ouvriers.

 

Au-delà du message, reste une magnifique oeuvre d'art où l'esthétisme brutal, contrasté, n'interdit pas l'émotion humaine; les liens entre Fredersen fils et père, entre Maria et Fredersen, et même entre Joh et sa femme décédée, montrent une volonté de tous de lutter contre le fatalisme du présent, de prendre en main leur avenir, même si leurs objectifs ne sont pas les mêmes.

 

Séquence d'anthologie: l'hallucination de Fredersen devant la machine qui se transorme en Moloch, monstre destructeur, se nourrissant du labeur humains.


Commentaire de Christian Bernard

L'édition restaurée du film original représente un excellent travail, mais quand la version de Giorgio Moroder sera t-elle enfin disponible en dvd, au lieu de la bande son seule? Il est étonnant que cette version ne puisse être connue que par la bande son, alors que c'était la parfaite cohésion des deux qui en faisait toute la valeur et la modernité. 

 

Commentaire de Pierre Loncle

Je ne suis pas le seul à déplorer l'absence d'une édition DVD de la version de Moroder . Les choix de Moroder pour la musique et la colorisation confinent au sacrilège, mais voilà c'est une résurrection.. Il fallait un culot immense et un certitude de goût insensé . Faut il créer une fondation pour mettre ce chef d'oeuvre à la portée des cinéphiles ?


*Le hors-champ est la partie de la scène qui n'apparaît pas dans un plan d'un film parce qu'elle n'est pas interceptée par le champ de l'optique de la caméra que ce champ soit invariable (plan fixe), ou variable (plan où la caméra effectue un mouvement (panoramique et/ou travelling) et/ou un zoom).