2001, L'ODYSSEE DE L'ESPACE (1968)

L'histoire

L'aube de l'humanité, il y a 4 millions d'années : de grands singes tentent de survivre... Un jour, ils découvrent un monolithe de couleur noire. Un des singes a l'idée de prendre un os et de s'en servir comme d'une arme. C'est le début de l'évolution de l'humanité...

 

En 2001, sur la Lune : une expédition américaine est chargée de percer le mystère d'un mystérieux bloc de métal noir découvert par le docteur Floyd sur la surface du satellite. L'équipe, à bord du vaisseau Discovery, a été alerté par un signal émis de Jupiter. A bord, tous les membres de l'équipage sont placés en état d'hibernation. Seuls deux astronautes conversent avec Hal 9000, l'ordinateur contrôlant le Discovery.. Ce dernier, soupçonné d'être l'auteur d'une erreur technique volontaire, provoque la mort d'un des deux astronautes et de l'équipage en hibernation. Le dernier astronaute parvient à fausser ses circuits, mais à l'approche de Jupiter, il est précipité dans l'espace et le temps...


L'AVIS DE SF-STORY *****

L'odyssée d'un film

 

Après le succès de son film "Le docteur Folamour" en 1964, Stanley Kubrick, réalisateur originaire du Bronx, connaît l'estime des grands studios hollywoodiens. La M-G-M lui offre la possibilité, moyennant une grosse avance financière, de réaliser un film de science-fiction, projet que Kubrick a dans la tête depuis déjà quelques années...

 

Le scénario est signé par Stanley Kubrick et Arthur C.Clarke, grand auteur de science-fiction. Stanley Kubrick à envie de faire un film de SF radicalement différent : "the proverbial good science-fiction movie", comme il le lui écrit dans une de ses lettres. L'auteur, déjà connu pour ces nombreux romans plaçant l'espace et la science au centre de ses préoccupations comme "Les enfants d'Icare" (1953) ou "La cité et les astres" (1956), propose à Kubrick d'adapter une de ses nouvelles, "La Sentinelle", parue en 1948. Ils passent près de deux années à l'adaptation cinématographique. Les prises de vue sont réalisées en Angleterre durant trois années.

 

2001, l'odyssée de l'espace modifia à jamais le film de science-fiction. Le film s'attache à montrer la place -infiniment modeste- de l'homme dans l'univers. Ici, pas de grands effets à suspense, de monstres extra-terrestres.

 

A sa sortie et même de nos jours, le film ne fait pas l'unanimité : certains le trouve prétentieux et incompréhensible. L'histoire peut en effet en décontenancer plus d'un : le "trip" final dans lequel le dernier astronaute voyage dans l'espace aux couleurs psychédéliques, entre dans une chambre à coucher du XVIIIe siècle de style français, revit son existence avant de se retrouver à l'état de vieillard et meurt... pour se transformer en fœtus, à de quoi surprendre! Le film est une pure merveille visuelle et a pour principale qualité d'innover totalement : l'espace est filmé dans un silence mystique. Peu de scènes comportent des dialogues. Il ne s'agit donc pas d'une histoire linéaire, mais aucun de ces détracteurs ne peut nier l'influence sur toutes les histoires spatiales qui ont suivi dans les films de science-fiction.

 

Les nombreux défenseurs du film considèrent qu'il ne s'agit pas seulement d'un des meilleurs films de SF ou des années 60, mais d'un des plus grands films de tous les temps.

 

A l'opposé des films de science-fiction américain de la période de la guerre froide, l'homme n'est plus l'être supérieur dominant d'hypothétiques extra-terrestre ou autre monstre de l'espace. Ici, l'ennemi est bien plus insidieux : c'est une machine créée par l'homme lui-même. Le scénario et le film explore donc l'avenir que l'homme s'est lui même construit et en explore ses prolongements matériels, psychologiques et philosophiques... Le scénario s'écarte du texte original de Clarke et ce dernier écrira par la suite un roman éponyme, lui-même assez différent du film. Clarke jugeait certaines scènes trop hermétiques et en donna une version plus explicite : pour lui, le thème global est de montrer l'humanité conduite dans une évolution perpétuelle par des forces extra-terrestres jamais nommées mais bien présentes. Leur intervention se situe dès les premiers hommes et se symbolise par l'apparition d'un monolithe noir à chaque étape cruciale de cette évolution.

 

Un super documentaire

 

En 1968, les Etats-Unis et L'Union Soviétique sont en pleine course vers la lune. Depuis 1961, les deux nations envoient des vaisseaux habités autour de la Terre mais à la sortie du film, personne n'a encore atterri sur la Lune ; ce n'est qu'en juillet 1969 que Armstrong marchera sur la Lune avec la mission Apollo. L'intérêt pour les astronautes et l'espace est à son apogée... Stanley Kubrick s'est donc méticuleusement documenté sur les dernières technologies, il offre une vision quasi-documentaire des voyages spatiaux commerciaux. Dans l'avenir de Kubrick, ces voyages sont identiques à ceux que l'on aurait pu faire en traversant l'océan avec un transatlantique : des mondanités dans les salles d'attente, des conversations via écran vers la Terre, etc...

 

Kubrick s'appuie donc avant tout sur des bases scientifiques solides, avec le recours d'ingénieurs de la NASA, il crédibilise les moindres détails des voyages spatiaux. Les maquettes de Douglas Trumbull ont un coté réaliste et leur ballet sur les valses de Strauss sont une merveilleuse féerie visuelle.

 

Dans son souci de réalisme, Kubrick se rapproche de films comme "Destination Lune" (1950), produit par George Pal et réalisé par Irving Pichel. Il apporte un soin minutieux pour montrer la vie quotidienne à bord d'un vaisseau spatial dans ses moindres gestes. Tout en dépassant le cadre étriqué du documentaire, il va poser des questions existentielles sur l'humanité...

 

Avant et après 2001 !

 

Même s'il a a fait l'objet de reproches, Stanley Kubrick a réussi son objectif : réaliser un film comme il n'en existait pas ! 2001, l'odyssée de l'espace n'a pas de référence dans la globalité de son traitement. Le réalisateur ne donne pas toutes les clés des énigmes du film, qu'il ne connait sans doute pas non plus, mais le résultat n'en a que plus de forces. Il a d'ailleurs déclaré dans le magazine Playboy en 1968 :

"J'ai essayé de créer une expérience visuelle, qui contourne l'entendement et ses constructions verbales, pour pénétrer directement l'inconscient avec son contenu émotionnel et philosophique. J'ai voulu que le film soit une expérience intensément subjective qui atteigne le spectateur à un niveau profond de conscience, juste comme la musique ; "expliquer" une symphonie de Beethoven, ce serait l'émasculer en érigeant une barrière artificielle entre la conception et l'appréciation. Vous êtes libre de spéculer à votre gré sur la signification philosophique et allégorique du film, mais je ne veux pas établir une carte routière verbale pour 2001 que tout spectateur se sentirait obligé de suivre sous peine de passer à côté de l'essentiel"

 

Sa mise en scène est éblouissante : la transformation de l'os préhistorique en vaisseau spatial et sans nul doute la plus grande ellipse de l'histoire du cinéma. Il débarrasse la SF de toutes les naïvetés du genre, répudie monstres extra-terrestres et combats spatiaux, et réalise le premier film SF adulte. Comme beaucoup l'on écrit, désormais, il y a avant et après 2001.

HORS-CHAMP*

Une musique originale avait été composée pour le film, mais Stanley Kubrick lui préféra des morceaux de musique classique. Nominé pour les Oscars dans les catégories meilleur réalisateur, meilleur scénario, meilleurs décors, meilleurs effets spéciaux. Le film reçut seulement l'oscar des effets spéciaux. Depuis des années, la version originale en Cinérama, Super Panavision et Metrocolor est cruellement mutilée par les écrans de télévision. Les diffusions récentes sur les télévisions françaises (diffusé à deux reprises sur France 3 étaient néanmoins en format respecté :-) Merci!).

 

Le film, d'une durée initiale de 160 minutes, fut ramené à 139 par Stanley Kubrick, supprimant une partie des scènes dans lesquelles des scientifiques intervenaient et qui devaient débuter le film.

 

En 1984, Peter Hyams réalisera la suite intitulée 2010, avec un budget plus limité, et qui sera la transposition d'un roman de Arthur C.CLarke également. Ce dernier a donné trois suites: 2010, Odyssée deux, 2061, Odyssée trois, 3001, Odyssée finale.

 

L'ordinateur HAL9000, avec lequel conversent les deux astronautes, et devenu Carl dans la VF. Mais au fait pourquoi HAL ? Remplacez chaque lettre de ce nom par la lettre qui la suit dans l'alphabet. 

Ce qui donne donc : H + 1 = I, A + 1 = B, L + 1 = M, soit IBM. La société, appelée aussi Big Blue, avait apporté un soutien technique important à Kubrick les simulations informatiques futuristes...

 

Kubrick a renouvelé tous les procédés techniques de l'époque pour filmer 2001 : une imposante machinerie a été construite pour filmer les scènes d'apesanteur. De plus il a projeté des Ektachromes de 20 x 35mm sur un écran de 35 mètres carrés couvert d'un matériau très réfléchissant : le Scotchlite (de manière à obtenir un piqué d'image optimum) lors de la séquence du mur de lumière à la fin du film. Il convient également de ne pas oublier qu'il a inventé le travelling pas-à-pas : la caméra est couplée à un ordinateur qui gère les images seconde par seconde. Au niveau du son, il a mis au point un système de quadriphonie : le son est développé sur 6 pistes distinctes, ce qui donne une ampleur du son jamais atteinte à l'époque (aujourd'hui ce procédé est couramment appelé THX!)

 

Les plus belles séquences

 

- Manga : les premières minutes durant lesquelles l'histoire des singes est contée visuellement, sans une ligne seule de dialogue.

- Acrobatiques : les W-C avec zéro-gravité et sa grande liste d'instructions; l'hôtesse de l'air défiant la gravité, qui marche sur les murs calmement à l'envers; l'astronaute qui est plus concerné par son augmentation de salaire que par la signification de son voyage.

- Effrayant : le moment où nous nous rendons compte que HAL lit sur les lèvres de l'astronaute (Keir Dullea est reflété dans l'œil omniscient du l'ordinateur du Discovery).

- Magique : les alignements du Soleil, de la Lune, de la Terre, de Jupiter et de ses lunes lorsque le "monolithe" apparaît.

- Tension : lorsque Dave, dans son voyage insolite, doit traverser un vortex d'espace-temps. Son image (dessiné vers le spectateur) nous montre le royaume de la pensée et du temps.

- Peur : celle de HAL, lorsqu'il pense qu'il va mourir et qu'il chante "Daisy, Daisy..."

- Poétique : la vue du Soleil qui s'élève par-dessus la Terre. A l'image de la musique, le Soleil illumine graduellement la surface de la Terre.

- Elliptique : le lancer de l'os en l'air, une lente rotation montante...

Classique : les images au ralenti des gigantesques vaisseaux spatiaux qui tournent dans un ballet cosmique accompagné de la lyrique valse du "Danube Bleu" de Johann Strauss.

 

Les récompenses

 

1969 : Oscar des meilleurs effets spéciaux. Stanley Kubrick.

1969 : British Academy Award - Meilleur direction artistique : Ernest Archer, Harry Lange, Anthony Masters.

1969 : British Academy Award - Meilleur photographie : BAFTA Film Award Geoffrey Unsworth

1969 : British Academy Award - Meilleur Son : Winston Ryder

1969 : Prix David di Donatello Awards - Meilleur production étrangère : Stanley Kubrick.

 

Chiffres

 

Doté d'un modeste budget de 10,5 Millions de dollars, le film en engregea 56,7 aux USA et 190 à travers le monde.

Le tournage a eu lieu aux studios de la Metro-Goldwyn-Mayer Studios à Borehamwood et aux Sudios Shepperton à Surrey (Angleterre) entre le 28 Janvier 1965 et le 10 Mars 1968.

 

Musique

 

Kubrick abandonne la musique composée à l'origine pour le film et, pour illustrer la bande-son, choisi de la musique classique. On y retrouve des choix très éclectiques comme "Le Beau Danube Bleu" en fond sonore d'un ballet spatial entre une navette et la station relais, une scène devenue un morceau d'anthologie cinématographique.

 

D'autres morceaux tels que "Ainsi Parlait Zarathoustra", de Richard Strauss, durant le générique et à chaque apparition du monolithe viennent compléter une musique qui contribue également au mythe "2001". Il ne faut pas oublier non plus l'apport Gyögy Ligeti ("Requiem" et "Lux aeterna").

 

REALISATEUR ET ACTEURS

Stanley Kubrick

 

Bien qu'installé depuis les années 60 en Angleterre, dans le Hertfordshire, Stanley Kubrick est originaire des Etats-Unis.

C'est en effet dans le Bronx, le 26 juillet 1928, qu'est né l'un des plus grands réalisateurs de ce siècle. Bien que ses capacités intellectuelles lui prédisent un bel avenir, les résultats affichés à l'école sont, eux, beaucoup moins brillants. A tel point que son père, un physicien, l'envoie chez son oncle, à Pasadena (Californie), en 1940. 

 

De retour dans le Bronx l'année suivante, le fils Kubrick semble afficher de meilleures intentions. Espérant voir son fils s'intéresser à quelque chose, le chef de famille initie le jeune Stanley aux échecs. C'est la première passion de sa vie. La seconde viendra avec son treizième anniversaire, lorsque son père lui offre un appareil photo. Devenu un boulimique de la photographie, Kubrick junior vit à travers son appareil et sillonne New York et ses environs pour chasser les images, qu'il développe le soir dans la chambre noire d'un ami. Intéressé par une carrière dans ce domaine, il propose un sujet au magazine "Look", qui lui offre d'intégrer l'équipe de photographes.

Stanley Kubrick a alors 17 ans. Devenu au fil des ans un cinéphile averti, Stanley Kubrick se prend à rêver de devenir cinéaste. Ses premiers pas dans la réalisation ne tardent pas. En 1950, il investit toutes ses économies pour réaliser un court métrage documentaire sur la boxe (Day of the Fight), qu'il dirige avec l'aide d'Alexander Singer (aujourd'hui connu pour avoir réalisé une quantité industrielle d'épisodes de séries TV, telles que "Dallas", "Star Trek Voyager", "Mission : Impossible", "Mac Gyver", etc.).

 

Dans la foulée, il signe trois autres courts métrages, encore documentaires et tous achetés par la télévision : Flying Padre, World Assembly of Youth, et The Seafarers. L'année 1953 et Fear and Desire marquent ses débuts dans la long métrage. Il est est question dans ce film d'une guerre (imaginaire), au cours de laquelle six soldats se retrouvent bloqués derrière les lignes ennemies. Chef opérateur, producteur (avec son oncle Martin Perveler), réalisateur et scénariste, Stanley Kubrick fait déjà preuve de beaucoup de maîtrise technique et annonce déjà le souci de perfectionnisme qui l'animera jusqu'à ses derniers jours, puisqu'il tira lui-même les copies du film, qu'il retira d'ailleurs quasi définitivement du circuit quelques années plus tard.

Le baiser du tueur (coproduit par Alexander Singer) et Ultime razzia, un sommet du film noir, confirmeront son talent, sans toutefois que la critique et le public se ruent encore sur ses productions.

 

Il lui faut attendre 1957 et Les sentiers de la gloire pour que la reconnaissance vienne. Film violent et satirique - il traite de la rébellion des soldats durant la Première Guerre mondiale, et des exécutions qui s'ensuivirent - Les sentiers de la gloire sera longtemps interdit en France. Les polémiques et le succès critique du film n'ouvrent pourtant pas à Kubrick toutes les portes, et le jeune réalisateur ne réussit pas à concrétiser tous ses projets. Aussi, lorsque Kirk Douglas lui demande de remplacer Anthony Mann pour la mise en scène de Spartacus, le jeune homme accepte sans être effrayé outre mesure par l'ampleur de la production. Pire : il impose ses points de vue à tous, y compris au chef opérateur, Russell Metty, auquel Kubrick demande de s'asseoir dans un coin et de rester tranquille tandis que lui s'occupe de tout ! Ironie du sort : Russell Metty recevra quelques mois plus tard l'Oscar du Meilleur chef opérateur pour ce film !

 

Spartacus terminé, Kubrick s'intéresse cette fois à La vengeance aux deux visages, dans lequel est impliqué Marlon Brando. Mais les deux hommes ne trouvent pas d'accord, et c'est finalement l'acteur qui prendra les commandes du western. Déçu par Hollywood, Kubrick s'exile en Angleterre, où il prépare Lolita, d'après le roman de Vladimir Nabokov. Sue Lyon y interprètera la jeune et sulfureuse adolescente prête à tout pour séduire James Mason. Alors même que leurs scandaleux exploits envahissent les écrans, Kubrick prépare déjà son film suivant, Docteur Folamour, chef-d'œuvre de cynisme dans lequel Peter Sellers frémit de plaisir à l'idée de faire sauter une bombe atomique.

 

Par la suite, Kubrick donnera ses lettres de noblesse à la science-fiction avec le lyrique 2001 : l'odyssée de l'espace, scandalisera par la débauche de sexe et de violence d'Orange mécanique, explorera les mœurs du XVIIIe siècle au travers de Barry Lyndon, adaptera avec brio "The Shining" de Stephen King pour Shining, un des rôles les plus marquants de Jack Nicholson, ou donnera sa propre version du conflit au Viêt-nam dans Full Metal jacket.

Décédé le 7 mars 1999, Stanley Kubrick venait tout juste de terminer son ultime film, Eyes Wide Shut, prouvant une fois de plus qu'il était sans conteste l'un des meilleurs techniciens du 7e Art.

BANDES ANNONCES

PHOTOS



GENERIQUE

 

 2001, l'odyssée de l'espace, 1968, Stanley Kubrick, Etats-Unis - Angleterre. Couleur : Technicolor-Metrocolor- Super Panavision - Cinérama.

Durée : 2h29. 2h19 (USA - montage final), 2h36 (USA - premier montage).

Autres titres originaux : Journey beyond the Stars (titre de tournage), Two Thousand and One: A Space Odyssey (titre alternatif USA).

Distributeurs : Metro-Goldwyn-Mayer Inc., Warner Bros. (version Director's Cut).

Production : Metro-Goldwyn-Mayer, Polaris.

Producteur : Stanley Kubrick.

Scénario : Stanley Kubrick et Arthur C.Clarke d'après son roman "La sentinelle".

Directeur de la photographie : Geoffrey Unsworth.

Photo additionnelle : John Alcott

Décors : Ernest Archer, Harry Lange, Anthony Masters et Robert Cartwright.

Direction artistique : John Hoesli.

Création des costumes : Hardy Amies.

Maquillage : Colin Arthur (masques des singes), Stuart Freeborn.

Assistants réalisateur : Derek Cracknell (premier assistant), Richard Jenkins (second assistant directeur - non crédité au générique).

Son : Winston Ryder.

Montage : Roy Lovejoy.

Effets spéciaux visuels : Garth Inns, Curly Nelhams, Jimmy Ward, Wally Veevers, Douglas Trumbull, Con Pederson, Thomas Howard, Jimmy Harris, Fred Heather, Wally Gentleman, Con Pederson.

Musique : Richard Strauss (extrait de "Ainsi parlait Zarathustra"), Johann Strauss (extrait du "Danube bleu"), Aram Katchakurian (extrait de "Ballet Suite Gayaneh" et Georgy Ligeti (extraits de "Atmospheres", "Lux Aeterna", "Aventures" et "Requiem").

Interprètes : Keir Dullea (Dr. David "Dave" Bowman), Gary Lockwood (Dr. Frank Poole), William Sylvester (Dr. Heywood R. Floyd), Daniel Richter (Moonwatcher), Leonard Rossiter (Smyslov), Margaret Tyzack (Elena), Robert Beatty (Dr. Halvorsen), Sean Sullivan (Michaels), Douglas Rain (la voix de HAL 9000), Frank Miller (Mission Controller), Bill Weston, Ed Bishop (le capitaine de la navette lunaire), Glenn Beck, Alan Gifford (le père de Poole), Ann Gillis, Edwina Carroll (une hotesse), Penny Brahms (une autre hotesse), Heather Downham, Mike Lovell, John Ashley, Jimmy Bell, David Charkham, Simon Davis, Jonathan Daw, Péter Delmár, Terry Duggan, David Fleetwood, Danny Grover, Brian Hawley, David Hines, Tony Jackson, John Jordan, Scott MacKee, Laurence Marchant, Darryl Paes, Joe Refalo, Andy Wallace, Bob Wilyman, Richard Wood...

Dates de sortie : 3 Avril 1968 (USA), 7 Mars 2001 (France - nouvelle version), 30 Mars 2001 (Royaune-Uni - nouvelle version), 7 Avril 2001 (Japon - version remixée digital), 11 Octobre 2001 (Argentine - nouvelle version). 

 



PLUS SUR 2001, L'ODYSSéE DE L'ESPACE

La musique de 2001 : extrait de 1'33 de la B.O. du film [Format Real Player]


BOUTIQUE SF-STORY


COMMENTAIRES

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VOS AVIS (2)

Denis Louarn *****

 

2001, demeurera le film phare de toute une génération, de part sa conception géniale et très avancée pour l'époque, d'ailleurs mème aujourd'hui ce film reste impressionnant de créativité et de méticulosité.

 

Les "babacool" de l'époque se ruaient dans les salles pour voir et revoir le passage du "trou noir" en prenant bien soin d'avoir fumés un "joint" avant , afin de faire le voyage avec booman; les gens de tout horizons tentaient d'y trouver une réponse métaphysique sur le devenir de l'humanité, sur l'infini, sur la ressurection,"MON DIEU, C'EST MERVEILLEUX" ...2001 c'est pour les gens ou très bien, ou très mauvais...

 

Martin SCORCESE, Steven SPIELBERG ET même Woody ALLEN ont dit de KUBRICK que c'était le plus grand metteur en scène du monde,je les crois sur parole, il suffit de voir avec quelle maestria tous les sujets sont traités et filmés , mais pour ma part je suis un converti, amoureux de toutes ses images et de tous ses plans ; Stanley Kubrick qui apprenait à filmer à ses propres caméramans, qui engueulait à n'en plus finir Shelley Duvall en lui reprochant de faire perdre son temps à toute l'equipe, qui faisait croire à Malcolm Mc Dowell que sa cornée arrachée pour de vrai dans Orange Mécanique, ce n'etait pas grave...

Pour tout cela , Stanley kubrick est un metteur en scène rigide, passionné, et hors normes.

 

Si le génie doit porter un nom , c'est bien celui de Stanley KUBRICK et si il ne doit en rester qu'un, ce sera 2001.... 


Comte ZerO *****

 

Salut ma chérie, que voudrais-tu pour mon anniversaire ?

Un téléphone.

Un téléphone, mais on en a déja plein à la maison, tu ne voudrais pas autre chose ?

Un petit lapin blanc.

2001, L'odyssée de l'espace.

Voila le film à voir, un des films les plus subtil du cinéma.

Un film documentaire.

Un film philosophique.

Une Oeuvre d'Art.

Il ne faut pas être rebuté par le rythme narratif, car manquer une seconde, un plan, une image, une intonation, une inflexion, et c'est fini...

C'est un Chef d'Oeuvre du cinéma de SF. Celui qui a donné envie à Spielberg, Lucas, et tant d'autres de s'attaquer au cinéma de science-fiction.

Aujourd'hui, avec les programmes spatiaux actuels, on voit a quel point Kubrick a travaillé sur le film, avec les plus grands de l'époque. Une photo ahurissante, aucune image de synthèse et un réalisme à couper le souffle.

Un scénario en béton, c'est une oeuvre majeur de Kubrick et du cinéma en général.

Je ne peux pas vous donner les clés pour le décripter, mais vous ne comprendrez pas grand chose à la première vision.

Il faut le voir plusieur fois et se renseigner sur beaucoup de chose pour le comprendre.

2 choses tout de même : les dimensions du monolythe : 1²+2²+3², le nom de l'odinateur : HAL + 1 = IBM.

Voila, et encore, c'est rien par rapport au reste.......... 


*Le hors-champ est la partie de la scène qui n'apparaît pas dans un plan d'un film parce qu'elle n'est pas interceptée par le champ de l'optique de la caméra que ce champ soit invariable (plan fixe), ou variable (plan où la caméra effectue un mouvement (panoramique et/ou travelling) et/ou un zoom).